Devenir entrepreneur dans l’intelligence artificielle : missions, salaires et parcours
Entreprendre avec l’IA Salaire
Variables, souvent faibles au début, évolutifs selon succès (bootstrap, pas de fixe).
Entreprendre avec l’IA Formation
Master en digital/marketing utile, alternance conseillée, forte autoformation continue.
Entreprendre avec l’IA c’est quoi
Créer et vendre des solutions digitales utilisant l’IA, accompagner des clients.
Notes du podcast et liens utiles :
Notre invité : Alison & Arthur Pires – Profil LinkedIn
Interview faite par : Bertrand Jonquois – Profil LinkedIn
La transcription de l’interview d’Alison & Arthur Pires, Entreprendre avec l’IA
Bertrand
Bonjour Alison & Arthur.
Alison & Arthur
Bonjour Bertrand.
Bertrand
Quel duo parfait. C’est la première fois qu’on fait ça dans Le Gagne-Pain. On interroge deux personnes simultanément avec une spécificité. Vous êtes tous les deux entrepreneurs dans l’IA. On va avoir l’occasion d’expliquer ça. Qu’est-ce que ça veut dire d’entreprendre avec son frère et sa sœur dans l’IA ? Mais avant, pouvez-vous chacun vous présenter ?
Arthur
Merci Bertrand pour l’invitation. Nous sommes ravis d’être tous les deux ici, Alison et moi-même. Je m’appelle Arthur, j’ai 27 ans. Mon parcours, il est assez simple. J’ai eu la chance de commencer très rapidement l’alternance. C’est quelque-chose qui me convenait très bien. Alors, j’ai fait cinq ans d’alternance post-bac sous les recommandations d’Alison, mais on aura l’occasion d’en revenir. Et j’ai fait des études dans le digital, dans la communication, initialement. J’ai fait deux ans au service d’information du gouvernement (SIG). Puis, après, j’ai fait trois ans dans une entreprise dans la défense et le spatial (SODERN), comme chef de projet. J’ai toujours été un entrepreneur dans l’âme et donc à la suite de ces cinq années d’études, un master en poche, je ne suis pas resté très longtemps en CDI. Je me suis mis à mon compte et le projet entrepreneurial a commencé.
Alison
Bonjour Bertrand. Moi, c’est Alison. Je suis la grande sœur d’Arthur. J’ai 32 ans et j’ai débuté par un BTS Communication en formation initiale et j’ai fini mon master Marketing en alternance dans le milieu bancaire au sein de la Société Générale, où je suis restée six ans. Pour la fibre entrepreneuriale, j’ai commencé en parallèle de mon CDI à être autoentrepreneuse.
Bertrand
Dans chacun de vos parcours, il y a de l’entrepreneuriat. Elle vient d’où cette fibre « entrepreneuriale » ?
Arthur
Oui, c’est vrai. Je pense de la famille. On a des oncles qui sont entrepreneurs depuis des dizaines et des dizaines d’années. Et, c’est surtout, je pense, lié à notre manière d’être. On est très créatifs, Alisson et moi. Donc, on a toujours créé de nouvelles choses. Je l’ai très souvent embarqué dans des projets plus ou moins farfelus, je dirais que ça vient de là.
Bertrand
Merci Arthur. Alisson, pourrais-tu nous parler de ton parcours professionnel avant la création de la boite dont on va parler maintenant ?
Alison
Oui. Si je devais résumer mon parcours, j’ai passé six ans à la Société Générale (SG) en CDI. Les trois premières années, j’ai été chargée de la communication interne en salle des marchés. Après, j’ai fait une mobilité dans laquelle j’ai décidé d’enlever la partie créative, c’est-à-dire la communication. Donc, j’ai intégré le Global Data Office où là, c’était des sujets plus en lien avec la donnée et l’IA. Forcément, comme j’ai enlevé la partie créative, je suis allée la chercher ailleurs, d’où le fait d’avoir lancé mon entrepreneuriat en 2021 en tant qu’artisane. Arthur m’a émis l’idée de créer une agence en lien avec la communication, la data et l’IA. C’est pour ça qu’on s’est lancé ensemble dans la création de cette agence.
Bertrand
Arthur, maintenant, pourrais-tu nous présenter APRS Conseil ?
Arthur
Oui, c’est une société qu’Alison a initiée et que j’ai rejoint au fil des mois. APRS Conseil, que fait-on ? On développe des solutions digitales sur mesure pour des clients et parfois, on les développe même pour nous-mêmes, ces solutions. Au-delà de les développer, on accompagne aussi nos clients sur la partie « Go to Market », toute la partie marketing. Une fois qu’on a cette super application dont on a eu l’idée, comment on arrive à acquérir nos premiers utilisateurs ? C’est une grande difficulté qu’ont les entrepreneurs. Pour faire tout ça, on a un petit studio dans le Val de Marne où on est capable de produire du contenu, de réfléchir avec nos clients. Tout ça humainement, en face-to-face. Donc, à l’ère du tout digital, on est aussi quand même dans le côté humain dans notre agence.
Bertrand
Alison, peux-tu nous parler d’un produit concret que vous vendez dans votre entreprise ? Oui, je vais parler de l’application mobile qu’Arthur a développée avec ses compétences. Ce qui est fou. Avec ce produit qu’on a appelé Go With, c’est que l’idée est venue cet été où on a fait des audits gratuits sur Instagram. Plus de 50 personnes que j’ai eues en face-to-face, en virtuel. En fait, le terrain nous a amené à créer cette application. On avait des prospects qui nous disaient toutes leurs problématiques liées aux réseaux sociaux. Ensuite, je suis allée voir Arthur et je lui ai dit: « Arthur, il nous faut une app qui vienne palier le coup et répondre à leurs besoins ». Donc on a lancé cette application qui s’appelle Go With, pour répondre aux besoins en terrain qui nous avaient été exprimés. Cette application, elle est là pour leur faire gagner du temps, avoir des idées toutes les semaines et rester actifs à moindre coût sur les réseaux sociaux.
Bertrand
Excellent, c’est très clair. Arthur, entreprendre avec l’IA, qu’est-ce que ça veut exactement dire en termes de missions ?
Arthur
On pourrait identifier quatre missions principales. La première, c’est de délivrer à nos clients ce qui doit être fait. La deuxième, ça va être suivre nos indicateurs de performance. La troisième, assurer la pérennité de l’entreprise parce que fondamentalement, on reste une entreprise. Et la quatrième, c’est d’être nos propres ambassadeurs.
Bertrand
Quand tu dis délivrer, qu’est-ce que ça dire précisément, notamment dans l’IA ?
Arthur
Aujourd’hui, nos clients, ils viennent avec des besoins, des briefs. Et moi, je suis en charge de les accompagner et d’utiliser tout un tas d’outils liés à l’IA pour développer des solutions sur mesure. Donc, on va utiliser des modèles de langage, des choses assez poussées pour répondre spécifiquement à certains besoins.
Bertrand
D’accord. Il faut qu’à la fin, ça fonctionne. C’est ça que ça veut dire ?
Arthur
Il faut que ça fonctionne et il faut que ça fonctionne surtout bien et tout le temps. Donc, ce n’est pas chose facile à faire. Pourtant, on est capable aujourd’hui, avec nos compétences et grâce à l’IA, de répondre à ces spécificités.
Bertrand
Ok. En mission 2, tu as dit suivre nos indicateurs de performance. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que suivez-vous comme indicateur ?
Arthur
Déjà, c’est suivre nos performances. Est-ce qu’on encaisse ? Est-ce qu’on facture correctement ? Ensuite, c’est aussi suivre les indicateurs de performance de nos solutions. Est-ce que la solution est toujours accessible ? Est-ce que d’un point de vue cyber, tout se passe bien ? Est-ce qu’il n’y a une tentative de hacking. Toutes ces choses-là, on essaye de les traquer le plus finement possible pour assurer le troisième point, la pérennité.
Bertrand
Assurer la pérennité de l’entreprise en mission trois, ça veut dire quoi, Alison ?
Alison
Ça veut dire qu’on va faire en sorte que l’entreprise existe encore dans six mois et dans un an. Et pour ça, il faut toujours continuer à prospecter, à fidéliser les clients qu’on a et aussi à adapter nos offres en fonction du marché et des besoins clients.
Bertrand
C’est un message qu’il faut peut-être répéter à ceux qui nous écoutent, c’est quand on crée une entreprise, il faut être commercial ?
Alison
100% d’accord. C’est une casquette obligatoire d’être commercial. Et même, si on n’aime pas forcément le faire, c’est indispensable, surtout pour cette partie de pérennité. On ne peut pas s’asseoir sur nos acquis, on doit s’adapter et d’aller chercher les nouveaux clients et de les garder. Et, ça demande beaucoup d’efforts.
Bertrand
Ok. En Mission 4, vous avez dit: Être l’ambassadeur de sa société. Ça veut dire quoi ? Être ambassadeur de sa propre société ?
Alison
On peut avoir les meilleurs produits. Si on n’est pas connu, personne ne les achètera. Et donc être ambassadeur, c’est aussi travailler sur notre image de marque, être présent et communiquer sur les réseaux sociaux et se déplacer humainement, de travailler son networking. Être ambassadeur, c’est finalement être le reflet des valeurs de l’entreprise.
Bertrand
Pour une entreprise IA, cela veut aussi dire aller dans des rendez-vous un peu classiques, physiques, des salons, des événements de ce genre ?
Alison
Par exemple, la Vivatech. Il y a tellement d’événements en lien avec l’IA. Mais il faut absolument se rendre sur place parce que c’est aussi s’assurer de ce qui se passe et ce qui va arriver dans les prochaines années à venir. Toujours être à l’affut des tendances et puis représenter l’entreprise.
Bertrand
Ok, merci beaucoup. Arthur, peux-tu nous expliquer pourquoi tu as choisi ce métier d’entrepreneur dans l’IA ?
Arthur
Bien sûr. Déjà, il faut remonter un peu dans le temps. Comme on l’a dit au début du podcast, on a toujours été des entrepreneurs dans la famille. Mais c’est vrai que dans l’IA, il faut aussi remonter dans le temps parce que ChatGPT est arrivé. Et donc l’IA est arrivée. Ça n’existait pas auparavant. Je suis quelqu’un de très autodidacte. Et donc, dès que l’IA est arrivée, j’ai essayé de le comprendre, le fonctionnement, de voir qu’est-ce qu’il était possible de faire et de voir quel bouleversement ça pourrait avoir dans mon métier à moi, dans le digital marketing. Très rapidement, j’ai vu tout ce qui était possible de faire. Au début, c’était un peu bancal. On a tous des ChatGPT, ça pouvait faire des petites choses. Et en fait, je me suis très rapidement amélioré. J’ai développé des solutions, j’ai fait du test and learn, je me suis autoformé avec YouTube, par exemple. Et aujourd’hui, on est capable, en autonomie, de développer des solutions très complexes parce qu’on maîtrise, depuis quelques années maintenant, toutes ces solutions. Donc, développer dans l’IA, entreprendre dans l’IA, c’est surtout être curieux. Il faut s’informer. Je lisais des articles, je regardais des webinaire d’OpenAI quand ils annonçaient leur dernière nouveauté. C’est vraiment s’emparer du sujet et le prendre à bras le corps.
Bertrand
Pour toi, entreprendre, c’est forcément avec l’IA ? C’est-à-dire que c’est un élément constitutif de ton envie ?
Arthur
Non, moi, j’aime entreprendre, peu importe le sujet, initialement.
Bertrand
Mais l’IA t’a incité à le faire ?
Arthur
L’IA m’a donné le moyen de faire ce que je ne pouvais pas faire auparavant, à savoir de développer des solutions complètes, des softwares. Ça, j’en étais incapable avant l’IA et grâce à l’IA, effectivement, je suis capable et on est capables de le faire.
Bertrand
Alison, toi, c’est d’abord entreprendre ?
Alison
Oui, c’est d’abord entreprendre. Forcément, dans mon parcours, je n’ai pas cette casquette en lien avec l’IA et la data comme mon frère avec la partie technologique. Mais c’est plutôt une envie que j’ai toujours eue grâce à ma personnalité, le fait de vouloir créer un mode de vie qui me ressemble, avec plus de sens. Donc, j’avais toujours eu ce désir de créer une activité pour moi-même. Et bien sûr, avec les compétences complémentaires d’Arthur, l’IA, c’était un accélérateur. En fait, l’IA a été un accélérateur parce qu’aujourd’hui, le marketing et la communication, ça reste des secteurs bouchés. Et donc, Arthur m’a permis de voir le potentiel de nos métiers à travers l’IA et à travers son utilisation.
Bertrand
Arthur, peux-tu me dire quelles sont les trois principales compétences qu’il faut pour être entrepreneur dans l’IA ?
Arthur
Alors, La première, je dirais être curieux. La deuxième, avoir une très bonne culture tech. Et puis la dernière, quand même, peu importe l’entrepreneuriat, le domaine, c’est la résilience. Il faut persévérer.
Bertrand
Et toi, Alison ?
Alison
Moi, je dirais être rigoureux. Je garderais aussi la résilience qu’Arthur a mentionnée et la soif d’apprendre.
Bertrand
Ok. Arthur, quelle est la tâche quotidienne qui te plaît le plus et celle qui te plaît le moins ?
Arthur
Moi, ce qui me plaît le plus dans mon quotidien, c’est de créer, d’innover. Donc, ça va être de produire des logiciels, d’avoir des nouveaux projets, etc. La tâche qui me plaît le moins, c’est forcément l’administratif. En France, on est bien lotis. C’est une activité qui prend beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et qu’on essaye de bien emmener.
Bertrand
Ok. Et toi, Alisson, si je te pose la même question, quelle est la tâche qui te plaît le plus, celle qui te plaît le moins ?
Alison
J’ajouterais, juste avant d’y répondre, le côté administratif, je conseillerai aux entrepreneurs de se faire accompagner assez vite dans leur parcours. Pour répondre après à la question des tâches que je préfère, moi, c’est d’accompagner les clients de l’application mobile que l’on a développée, Go With. Et la tâche dont j’aimerais me passer. C’est le « cold Call » qui est très épuisant mentalement.
Bertrand
Peux-tu expliquer ce que c’est que le cold Call ?
Alison
Le cold Call, c’est toute la partie prospection où on va avoir une base de données et je vais appeler les prospects en essayant de leur vendre sans leur vendre mon produit. C’est-à-dire finalement d’avoir un échange qui pousse à une prise de rendez-vous.
Bertrand
De la prospection commerciale par téléphone ?
Alison
Oui, exactement.
Bertrand
Alors attention, Arthur, QGP, la question Gagne-Pain. Combien ça gagne un entrepreneur dans l’IA aujourd’hui ?
Arthur
Il ne faut pas se voiler la face. Un entrepreneur dans l’IA et un entrepreneur, tout simplement, au début, il ne faut pas espérer des mille et des cents. On entreprend, donc on part de zéro. Parfois, on peut avoir la famille, des économies, le chômage pour certains (et c’est une très bonne chose). C’est un investissement sur du long terme. Entreprendre, au début, c’est très énergivore, mentalement, financièrement, relationnellement. Mais le pari, est sur du moyen long terme. Par conséquent c’est une question délicate parce que c’est du cas par cas. Ce que je pourrais juste préciser, c’est que nous, on est quand même une société bootstrap. Le bootstrap, c’est quand on lance des projets, mais qu’on n’est pas financé par un tiers. Donc on s’est autofinancé aujourd’hui, on dépend de personne. Et donc c’est aussi notre façon de faire aussi de l’entrepreneuriat. On peut très bien aller chercher de l’argent ailleurs dans des banques. Ce n’est pas ce qu’on a voulu faire. Et donc, chaque parcours est différent.
Bertrand
Et toi, Alison, comment tu répondrais à cette question : combien ça gagne un entrepreneur dans l’IA ?
Alison
Je suis d’accord avec tout ce qu’Arthur vient de mentionner. Et ce que j’ajouterais, c’est que pour toutes les personnes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat, avant de sauter le pas, s’ils peuvent de le tester en parallèle. Soit pendant leurs études, soit en parallèle d’un CDI, c’est super de pouvoir le faire. Parce que forcément, l’entrepreneuriat, c’est prendre des risques et il vaut mieux prendre des risques minimisés.
Bertrand
Arthur et Alison, quel a été le plus grand défi que vous avez dû relever dans votre métier d’entrepreneur ?
Arthur
C’est assez drôle, ce n’est pas lié à l’IA, ce n’est pas lié à la tech, c’est l’administratif. Franchement, c’est une activité qui est très compliquée. C’est difficile de se former tout seul. Donc, on va conseiller, et je pense qu’Alison est d’accord, de se faire accompagner. Par contre, tout dépend de l’échelle de l’entreprise aussi. C’est vrai que pour un étudiant qui nous écoute, par exemple, le plus simple, ça va être de créer une autoentreprise. Et là, on s’affranchit presque de tous les problèmes. Mais quand on essaye d’aller « step up », d’aller dans l’étape d’après, on découvre un nouvel écosystème franchement délicat à appréhender.
Bertrand
Ce que tu me disais aussi, Arthur, quand on a préparé cette interview, c’était qu’on n’était pas très préparés à ça ?
Arthur
Effectivement, on n’est pas formés, même dans les écoles, on n’est pas forcément éduqués ou préparés à ces enjeux administratifs qui impacteront directement la vie de l’entreprise. Finalement, une mauvaise décision à cette étape-là, ça engage des frais colossaux et puis des mauvaises directions qui seront difficiles à réparer.
Bertrand
Et toi, Alison, tu as exactement le même avis ou un avis partagé ?
Alison
Non, exactement le même avis que mon frère. On est dans le même bateau. Dans l’administratif, c’est un sujet qu’il ne faut pas laisser de côté. Souvent, on a envie justement de faire toutes les autres tâches en lien avec notre métier et de s’occuper de l’administratif à la fin. Sauf qu’une entreprise a des obligations et c’est bien pour ça qu’il faut se faire accompagner ou se former pour éviter d’avoir des surprises et des sanctions.
Bertrand
Je vais te laisser la parole, Alison, pour répondre à cette question: as-tu une anecdote à nous raconter dans ton métier d’entrepreneur ?
Alison
Oui, on a réussi à vendre notre abonnement Go With à notre premier client sans que le client ait vu l’application d’application. Et pour nous, ça a été très stimulant d’avoir la confiance d’un client, finalement, sur un simple email.
Bertrand
D’accord. Donc là, il n’y a pas d’IA, c’est plutôt du relationnel pur ?
Alison
Exactement. Et la confiance est clé.
Bertrand
Arthur et Alison, est-ce que l’anglais est important dans votre métier d’entrepreneur dans l’IA ?
Arthur
Oui, je dirais que pour se former, il faut quand même avoir des bonnes bases en anglais pour écouter, lire des documentations en anglais, etc. Après, au quotidien, on peut s’en affranchir si on n’a que des clients français, par exemple, mais la formation, le côté autodidacte, il passe quand même par l’anglais.
Alison
Oui, en effet, l’anglais, c’est indispensable, surtout si on cherche à gagner des marchés à l’international et si on souhaite aussi travailler depuis l’international. L’anglais est indispensable.
Bertrand
Arthur, pour ceux qui nous écoutent, quelles sont les bonnes formations, selon toi, pour aller vers ce métier ?
Arthur
Je pense que la meilleure formation, c’est de se former soi-même. Il ne faut pas avoir peur. Il ne faut pas hésiter à utiliser l’IA au quotidien. Bien sûr, on peut aussi faire un peu le parcours que j’ai eu la chance de faire. Faire de l’alternance, ça aide beaucoup, surtout pour les personnes qui ont besoin de faire. Mais il n’empêche que mon principal conseil, c’est de tester des choses, tester l’IA et vraiment pas simplement d’aller sur ChatGPT et faire un prompt. Non, essayez de comprendre comment ça marche, développez votre premier logiciel. Moi, ce que je conseille aussi beaucoup à certains étudiants, c’est de faire un projet par mois. Il vous reste une année encore de formation. À la fin de l’année, votre CV, il doit avoir 12 lignes sur 12 projets différents.
Bertrand
Excellent. C’est une très bonne idée, ça. Pourrais-tu également nous dire quelles sont les meilleures ressources disponibles pour justement se former à l’IA ?
Arthur
L’IA, ça bouge beaucoup. Tous les jours, on a l’impression d’avoir de nouveaux modèles, etc. Il faut s’informer par rapport à l’actualité. Il faut bien suivre ce que font les « éléphants in the room », c’est les gros acteurs, les OpenAI, les Nvidia, les Apple. Qu’est-ce que eux commencent à développer ? On peut en déduire une direction. Donc, je dirais s’informer sur ça, sur YouTube, utiliser l’IA aussi pour apprendre.
Bertrand
Est-ce qu’il y a des chaînes particulières que tu veux conseiller sur YouTube ou des podcasts que tu écoutes attentivement ?
Arthur
En fait, j’en regarde beaucoup. Je ne pourrais pas en conseiller une. Mais un petit tips, qui est vraiment au cœur de notre sujet. Souvent, des vidéos YouTube durent 40 minutes. Alors parfois, j’utilise NoteBookLM une IA de Google, pour m’en faire le résumé. Vous voyez, il faut se former, mais il faut aussi utiliser des outils qui permettent d’aller un peu plus vite.
Bertrand
Excellent, on voit bien le côté IA oriented d’Arthur. Alison, quand on a préparé l’interview, tu avais plutôt envie de conseiller des choses un peu plus culturelles. Notamment, il y avait un podcast dont tu as parlé qui me semble très utile pour ceux qui veulent entreprendre ?
Alison
Exactement, j’ai un podcast qui m’a apporté énormément en termes d’enseignement, qui s’appelle « Génération Do It Yourself » de Matthieu Stéfani. Ce que je trouve intéressant dans les podcasts, celui-ci, mais comme d’autres, c’est qu’on gagne du temps avec les expériences des autres. Beaucoup d’entrepreneurs sont passés avant nous et ont eu des enseignements. Les écouter, ça nous fait énormément gagner de temps.
Bertrand
Merci beaucoup, Alison et Arthur. En conclusion, que voudriez-vous ajouter qu’on n’a pas encore dit et qui serait le dernier conseil pour ceux qui nous écoutent ?
Arthur
C’est vrai que l’IA, ça fait rêver. On a l’impression que tout peut aller vite, qu’on peut parfois même s’enrichir rapidement. Bien sûr, ces rêves donnent envie pour une dizaine de personnes. Mais, il faut nuancer quand même. Les personnes qui ont réussi à entreprendre dans l’IA, elles n’ont pas réussi du jour au lendemain. Elles ont fait parfois des dizaines, peut-être même des centaines de projets. Donc, j’en reviens au fait de faire. Il faut faire des choses. Et c’est vrai que aux États-Unis, on a une tendance un peu émergente à la Silicon Valley, où l’objectif, c’est de créer la boite la plus valorisable possible avec le moins de monde possible. Ça, c’est aujourd’hui possible uniquement grâce à l’IA. Donc, il y a un vrai challenge. Mais ne croyez pas que tout est possible tout seul non plus. Il faut bien s’entourer. Il faut surtout persévérer.
Bertrand
Un bon associé, ou une bonne associée ! Alison, pour conclure, ça serait quoi ta recommandation, ton conseil pour ceux qui nous écoutent ?
Alison
On dit que « seuls, on va plus vite, à plusieurs, on va plus loin ». Déjà, c’est un petit clin d’œil pour toi, Arthur. Et, le conseil que je donnerais aux personnes qui veulent se lancer, c’est de ne pas avoir peur de l’échec. C’est hyper important de savoir que c’est à travers les échecs que l’on grandit, qu’on apprend, et c’est essentiellement sa capacité à rebondir qui est importante.
Bertrand
Merci beaucoup pour ces deux conseils très pertinents. Pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient compléter la conversation, ou discuter avec vous, vous poser des questions ou connaître vos produits, que peuvent-ils faire ? Comment peuvent-ils vous contacter ?
Alison
Ils peuvent soit aller sur notre site internet, APRS CONSEIL soit aller sur nos profils LinkedIn Alison & Arthur
Bertrand
D’accord. Merci beaucoup, Alison & Arthur.
