page title icon Le networking – Sandra Le Grand

Les secrets du networking efficace pour booster votre carrière dans le digital

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Sandra Le Grand –  Profil LinkedIn

Interview faite par : Bertrand Jonquois –  Profil LinkedIn

Retrouvez la transcription intégrale du podcast Le Gagne-Pain pour obtenir toutes les informations concernant le métier du networking

Bertrand
Pour ce nouvel atelier, nous avons le plaisir d’accueillir Sandra Legrand. Bonjour Sandra.

Sandra Legrand
Bonjour Bertrand.

Bertrand
Merci beaucoup Sandra d’avoir accepté notre invitation. Sandra est conférencière, coach business et serial entrepreneur. Elle fait du networking sa spécialité, elle est conférencière, elle organise des Masterclass gratuites sur le networking, on aura l’occasion d’en reparler. Bref, Sandra est très bien placée pour répondre à nos questions. Mais avant ça, Sandra, est-ce que tu voudrais te présenter de façon un peu plus personnelle ?

Sandra Legrand
Oui, Bertrand, tu as dit que j’étais serial entrepreneur, c’est vrai, mais j’ai été avant intrapreneur puisque j’ai passé 11 ans chez Coca-Cola. Donc, j’ai appris ce que c’était qu’un grand groupe et comment on y travaille. D’ailleurs, je conseille souvent ça aux jeunes, d’abord d’avoir une expérience. Et puis, j’ai créé deux entreprises. À côté de ça, je suis Marseillaise quand même, il faut le dire.

Bertrand
Ça ne s’entend pas.

Sandra Legrand
Tant mieux, par ailleurs, j’ai deux garçons qui sont de jeunes adultes qui ont un peu fini leur parcours à l’école et qui maintenant sont dans la vie active.

Bertrand
Tu les accompagnes sur leur networking ?

Sandra Legrand
Je crois que je leur ai donné le goût, mais tu sais ce qu’on me dit, c’est toujours les coordonnées les plus mal chaussées et on accepte moyennement les conseils des parents.

Bertrand
Je vois très bien ce que tu veux dire. L’atelier du Gagne-Pain a pour objectif de proposer des conseils d’experts pour aider ceux qui nous écoutent à trouver un job, notamment dans le digital. On a prévu, Sandra et moi, de discuter de plusieurs sujets autour du networking. Et si tu en es d’accord, j’essaierai d’organiser ça sur quatre points. D’abord, qu’est-ce que c’est le networking ? Qu’est-ce que ça veut dire concrètement le réseautage ? Comment est-ce qu’on l’intègre dans sa recherche d’emploi ? Quels sont les bons leviers à mettre en œuvre pour développer son réseau professionnel ? Et après, tes conseils un peu plus généraux, pour les plus jeunes qui nous écoutent. Pour débuter, est-ce que tu peux nous décrire ce que c’est le networking, ce que ça veut dire concrètement pour ceux qui nous écoutent ?

Sandra Legrand
D’abord, je dirais que le networking n’est pas un gros mot. Et je dis que souvent, networking is not not working. C’est-à-dire que souvent, on dit, Networker, c’est blablater, parler, etc. Ce n’est pas ça. En fait, networker, c’est tout simplement être curieux, sortir, rencontrer des gens, discuter avec eux, sortir un peu de sa zone de confort. C’est plus facile de parler à des gens qu’on connaît plutôt qu’à des gens qu’on ne connaît pas. Donc, c’est un peu un état d’esprit. On a des occasions nombreuses de faire du networking, comme on dit, du réseautage, aussi bien professionnel que personnel. On n’est jamais à l’abri d’un coup de chance, donc il faut aller vers les autres et être curieux. Et c’est comme ça qu’on avance.

Bertrand
D’accord. Et si on se place d’un point de vue d’étudiant, qu’est-ce que ça veut dire concrètement quand on est à l’école ? Comment ça commence le networking ?

Sandra Legrand
J’ai envie de dire, ce n’est jamais trop tôt comme ce n’est jamais trop tard. Donc très tôt, on peut commencer à tisser des relations. D’abord par les soirées, les jeunes sortent beaucoup, donc tant mieux. Rencontrer des gens, discuter avec eux. Il y a les BDE, le bureau des élèves, il y a les juniors entreprises, il y a un tas d’occasions. Et puis, ne serait-ce que de discuter, par exemple, avec les amis de nos parents, pour savoir qu’est-ce qu’ils font comme métier. Il y a aussi beaucoup d’associations dans lesquelles on peut s’impliquer. Et puis, il y a les jobs étudiants, on en reparlera, mais il y a maintes et maintes occasions de faire du réseau.

Bertrand
Donc, ce que tu dis là, c’est que globalement, il faut être curieux, c’est-à-dire il faut s’intéresser aux autres et poser des questions ?

Sandra Legrand
Absolument, il faut être curieux. Il faut aussi se dire qu’on essaie de mémoriser un peu les gens qu’on rencontre. C’est vrai que si on rencontre des gens, on ne garde pas un peu le lien, on va forcément les oublier. Donc, je recommande de rencontrer les personnes, de prendre des cartes de visite. Non, la carte de visite n’est pas morte. Ou alors de prendre les coordonnées, bien sûr, sur le téléphone. Je sais qu’on parle à des gens qui sont aussi très digitaux. Aujourd’hui, on a des Cam Card pour enregistrer les cartes de visite, on a des QR codes pour avoir ces coordonnées. On enregistre tout ça, dans son téléphone, on met des petites notes. C’est très simple. On met quelques infos sur les personnes qu’on a rencontrées pour se le rappeler. Vous mettez deux mots, par exemple, rencontrer au Gagne-Pain pendant l’interview. Si je ne me rappelle plus ton nom Bertrand, je vais mettre ça, je vais m’en rappeler et tu vas ressortir dans mon carnet d’adresse.

Sandra Legrand
C’est plein de petites choses pratiques pour pouvoir garder le lien, se rappeler des personnes et surtout, créer son propre carnet d’adresse ?

Bertrand
D’accord. Si je résume ce que tu dis, ça veut dire qu’il faut être curieux, mais il faut aussi être consciencieux. C’est-à-dire, il faut noter les choses parce que sinon, évidemment, elles s’évaporent et on les oublie ?

Sandra Legrand
Oui, c’est beaucoup d’organisations, le networking. Moi, je dis toujours, il faut se préparer avant d’aller dans un lieu. Vous regardez qui va être là, quels sont les participants, quels sont les intervenants, si vous allez à une conférence, si vous allez à une soirée, si vous allez à une soirée d’alumni… Il faut aussi avoir ces outils, une fois qu’on est dans le cœur du réacteur, il faut se bouger. À savoir, il faut aller parler aux personnes, échanger, trouver des choses un peu intelligentes à dire. Si on est renseigné, si on est un peu plus préparé, on va avoir une discussion qui va être plus interactive, un peu plus intéressante. Pour qu’après, la personne ait envie de continuer, à vous suivre et à vous écouter, à vous rencontrer une deuxième, une troisième ou une quatrième fois.

Bertrand
Si je reprends un exemple, on voit quelqu’un dans une conférence ou un intervenant dans un cours qui nous a plu, on va lui parler de ce qu’il a dit, par exemple. On va essayer d’enchaîner sur les choses qui nous ont intéressées. Et là, on crée un lien intelligent.

Sandra Legrand
Voilà, la subtilité Féliciter, c’est vrai que les gens aiment toujours les compliments, donc on peut féliciter, ça plaît toujours. Et puis après, essayer de raccrocher à ce qu’on a éventuellement envie d’échanger avec lui. Ou de lui proposer ou d’avoir une discussion derrière qui va amener du business ou à une relation pour trouver un job. Donc, si je résume, il y a un, se préparer. Deux, être actif quand on est dans le cœur du réacteur, à une soirée, à un cocktail, à une conférence, à un salon, à un after work, peu importe l’occasion. Et puis trois, suivre ses contacts, les entretenir, parce que sinon, on les perd.

Bertrand
On dit networking ou réseautage. Est-ce que pour toi, il y a une différence ou c’est exactement la même chose ?

Sandra Legrand
Écoute, c’est le mot anglais, puis j’ai envie de dire le mot français. Aujourd’hui, on utilise un petit peu plus networking. Moi, j’ai été élevé chez Coca-Cola, j’ai passé 11 ans et on est quand même dans cette culture de réseau. Les Anglo-saxons sont tout de même assez réseaux et think big, think positive. Donc, on était aussi sur ce sujet d’ambition, d’audace et de toupet. Et c’est ce qu’il faut aussi quand on fait du networking, il faut oser. Et d’ailleurs, on a un âge un petit peu plus avancés que nos auditeurs, mais au tout début, il n’y avait pas tous ces réseaux sociaux. LinkedIn, le TikTok, Insta, Facebook, etc. Donc, on avait un peu plus de mal à rencontrer les gens. Ce n’était que présentiel. Et après, pour garder le lien, même pour trouver les personnes qu’on veut contacter. Aujourd’hui, franchement, avec LinkedIn, qui est un peu le réseau roi au niveau professionnel, c’est plus simple et plus facile de trouver quelqu’un. Et là, il faut avoir l’audace même d’aller lui demander quelque chose, lui proposer quelque chose dans un premier temps.

Bertrand
Excellent. Je crois que tu résumes très bien les choses. Je crois aussi que c’est beaucoup plus accessible et j’ai l’impression que ce n’est pas si simple pour cette jeune génération ?

Sandra Legrand
Ce n’est pas si simple. Mais, je leur conseille d’y aller progressivement. La première chose à faire, c’est déjà de faire un réseau de proches. La famille, les amis, les cousins, les tantes, les oncles. Moi, quand j’ai levé des fonds, j’avais 33 ans et je suis allé voir les amis de mes parents et qui avaient un peu d’argent. Ce sont eux qui ont commencé à me donner les premiers financements pour développer ma boite. D’abord, le family business. Après, vous étendez sur les étudiants business, c’est-à-dire les BDE, les juniors entreprises, les soirées. Les étudiants dans sa classe, dans les classes d’à côté, dans sa promo, dans les autres masters ou les autres bachelors. Donc, tout ça, ce sont des occasions de rencontrer des personnes et de faire du networking.

Bertrand
Les « low hanging fruits ». C’est ça que disent les Américains, non ?

Sandra Legrand
Oui, exactement. Et puis, on dit toujours qu’on est à trois clics d’Obama. C’est un peu vrai quelque part. Il y a toujours un moyen d’arriver à contacter la personne qu’on veut contacter.

Bertrand
Deuxième partie de notre entretien, c’est comment l’intégrer dans sa recherche d’emploi ? On a déjà constitué son réseau, on a déjà fait ce travail d’avoir un petit réseau autour de soi et sûrement sur LinkedIn. Comment on l’intègre dans sa recherche d’emploi ? Comment ça peut être utile et comment on le met en œuvre ?

Sandra Legrand
Je dirais, être curieux, aller discuter avec des gens qui sont dans les métiers que vous voulez intégrer. Comme je disais, les amis des parents, les copains, les tuteurs. On a des tuteurs quand on est étudiant, on a des mentors, il y a des profs aussi. Donc toute cette galaxie-là qui peut déjà nous renseigner et sur lequel on peut exprimer où est-ce qu’on veut aller et comment on veut le faire. Après, il y a tout le circuit junior entreprise qui nous permet de faire aussi quand on fait des études de marché ou des missions dans les entreprises. Là, essayer de comprendre quelle est l’entreprise, rencontrer des gens dans l’entreprise, etc. Il y a aujourd’hui des sites, il y a beaucoup de sites internet. Moi, par exemple, on a cofondé avec Valérie, mon amie d’enfance, YAPUCA, qui est un site qui entraîne les jeunes au pitch. Donc là aussi, s’entraîner à ce fameux pitch parce qu’il nous sert toute la vie.

Bertrand
On mettra le lien dans les commentaires du podcast pour ceux qui souhaitent en découvrir plus sur ce que tu fais.

Sandra Legrand
Je suis aussi présidente d’une association qui s’appelle Entreprendre pour apprendre comment des jeunes peuvent monter des entreprises. Il y a 100.000 entrepreneurs Des entrepreneurs qui viennent dans les lycées les collèges et les écoles pour expliquer ce qu’ils font, quel est leur métier. L’idée, c’est que dès qu’on a la possibilité de parler à un professionnel, on lui parle et on essaie de construire comme ça une relation.

Bertrand
Si on se met dans la peau d’un étudiant qui est en stage ou un étudiant qui est en alternance, est-ce qu’il a et comment est-ce qu’il peut développer son réseau dans l’entreprise dans laquelle il est ? Parce que ça aussi, c’est souvent une remarque qui m’est faite. Je suis sorti de l’entreprise et puis, je n’ai plus personne ?

Sandra Legrand
C’est vrai qu’il y a trois occasions importantes, ce sont les jobs d’étudiants, les stages et les contrats d’alternance, et puis les alumni. Le réseau se construit sur de la complicité, de la connaissance et de la recommandation. Donc, c’est vrai que si vous êtes alumni d’une école, forcément, vous allez avoir envie d’aider les étudiants de cette école. Les stages, c’est pareil. Une fois que vous êtes dans l’entreprise, ne restez pas déjeuner tout seuls le midi. N’évitez pas la cafétéria, le coin café, même si vous ne buvez pas de café. Allez dans les endroits où vous pouvez rencontrer des gens parce que c’est là que vous allez tisser des liens. Donc, quand vous êtes dans une entreprise, vous exploitez ce réseau relationnel, dans votre service, votre entité et votre métier. Mais aussi participer à des réunions, proposez-vous pour faire, je ne sais pas, le journal de l’entreprise, des interviews, des vidéos… Plus vous allez vous mettre en valeur, plus les gens connaîtront qui vous êtes.

Bertrand
Est-ce que dans son stage ou son alternance, on peut adopter la même méthode qui était celle que tu as évoquée tout à l’heure ? C’est-à-dire préparer et ne pas avoir peur de faire des rencontres et après, garder des traces ? Il faut garder cette même méthode ? On prépare la rencontre avec des gens qu’on aimerait bien rencontrer, on n’a pas peur d’y aller et après, on garde une trace ?

Sandra Legrand
Absolument. Préparer, c’est aussi se dire pourquoi je veux voir la personne ? Avoir un petit objectif pour pouvoir à atteindre, parce que tout ne se fait pas au talent. Si vous êtes préparé, c’est mieux, car vous allez avoir une connexion, une discussion qui sera plus intéressante pour l’autre personne, mais aussi pour vous. Et puis, bien évidemment, il faut trouver les liens, et trouver de quoi garder ce lien après. Si vous avez fait une étude de marché intéressante qui peut intéresser la personne, vous lui envoyez. Si vous avez lu un bouquin, un article… Souvent, les jeunes me disent, « je n’ai rien à donner en networking. Je suis plutôt à prendre ». Mais le networking, c’est « give and take ». D’abord, vous donnez, et ensuite, vous récoltez. Et les jeunes ont des choses à donner, ne serait-ce que leur énergie, leur regard neuf. Mais aussi des études qu’il aurait faites, des podcasts, des livres qu’ils ont lus qui sont intéressants, une interview qu’ils ont envie de partager. Il y a plein de choses qu’on peut déjà donner et même rendre service, aider sur le développement d’un projet… Donc, il faut se dire qu’on peut toujours donner et que la roue tourne une fois, vous donnez et une fois que vous allez récolter. C’est vraiment un juste équilibre.

Bertrand
C’est pas mal cette image de donner et de récolter. Il y a un côté agriculteur, un peu terrien qui est efficace ?

Sandra Legrand
Oui, mais tu as raison Bertrand. Il faut semer. Alors parfois, on sème, ça met un peu de temps à pousser, mais ce n’est pas grave. À un moment, ça revient. Donc, il ne faut pas être pressé. Le networking, ce n’est pas: je claque des doigts, je vais à cette soirée et je vais rencontrer le client de mes rêves, le partenaire de mes rêves, le fournisseur de mes rêves, le prescripteur de mes rêves. Non, ce n’est pas comme ça. Ça prend du temps. Il faut construire, il faut être un peu patient, mais il faut être actif.

Bertrand
Ça me fait penser à une autre question. Quand tu dis, qu’il faut du temps, ça veut dire qu’effectivement, ça se prépare très tôt le Networking ? Il faut démarrer même quand on n’est pas encore en entreprise, même quand on n’est pas en stage ? Ça débute très tôt cette idée de networking, non ?

Sandra Legrand
On s’entraîne et on s’entraide. Ce sont vraiment les deux mots clés. Par exemple, lorsque j’étais étudiante, j’ai fait beaucoup de petits jobs d’étudiant, de McDonald en passant par hôtesse de l’air, et hôtesse d’accueil, ou le Tour de France avec Peugeot. J’ai fait beaucoup de petits jobs et chaque fois, j’ai de garder des liens avec les personnes avec qui j’ai travaillé. Outre le fait que ça m’a amené de l’expérience, ça m’a amené à comprendre ce que j’aimais et ce que je n’aimais pas. J’ai assez vite compris que j’aimais le lien, j’aimais les gens, j’aimais discuter, j’étais curieuse, j’aimais les conversations. Mais ce qui est important, c’est comment, à chaque fois que je rencontre des personnes, je me dis, que celle-là, je vais la mettre dans mon téléphone. Et puis je vais mettre des petites notes pour éventuellement la recontacter. Et l’idée, ce n’est pas de recontacter les gens une fois qu’on en a besoin uniquement, mais c’est d’essayer de garder un lien et de trouver des occasions de les revoir.

Bertrand
LinkedIn, pour ça, c’est parfait, non ?

Sandra Legrand
Linkedin, c’est parfait. Mais comme tu as dit, on sait ce qui se passe pour la personne et on peut même réagir à ce moment-là. J’ai souvent l’habitude de dire que LinkedIn, c’est un petit sas d’entrée au networking. Ça vous permet de vous chauffer, c’est un peu un échauffement social, avant de rentrer dans le vif du sujet en présentiel, en face à face, où là, il n’y a pas de filet, c’est du direct. LinkedIn, vous pouvez corriger ce que vous écrivez. Mais c’est très complémentaire. Les réseaux sociaux et les réseaux en présentiel, sont très complémentaires. Je ne considère pas que ne faire que du réseau via LinkedIn, ce soit une bonne idée. Donc, il faut mélanger les deux. Au début, sur LinkedIn, on n’est pas obligé de publier. Les gens me disent que pour publier, il faut avoir une actu. Non, il ne faut pas avoir forcément d’actu. On peut publier sur des livres, des podcasts, ce qu’on veut… J’ai partagé récemment, par exemple, l’émission « Qui veut être mon associé ? » parce que je trouve que c’est une émission formidable, qui donne la pêche, qui est optimiste. Je me suis dit que j’allais faire un post là-dessus et j’ai beaucoup de gens qui m’ont répondu que c’était une bonne idée. Donc, vous pouvez poster,et sinon, vous lisez déjà ce qui se passe, vous likez et vous commentez. Et vous commencez à créer votre petite notoriété, votre « Personal Branding » pour commencer à être connu.

Bertrand
Il y a autre chose que tu as dit qui me semble intéressant, c’est aussi un moyen de savoir ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. Et ça, c’est aussi quelque chose que je vois avec mes étudiants. Parfois, ils ne savent pas encore exactement ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas. Et la discussion avec des professionnels, peut permettre de mieux comprendre ce que l’on aime ou au contraire, ce que l’on n’aime pas ?

Sandra Legrand
Bien sûr, c’est un moyen de le comprendre. Après, quand on est jeune, c’est difficile de faire des choix. L’orientation est un sujet clé, et puis, on a droit à l’erreur. Si on est dans une voie et que ce n’est pas la bonne, on peut changer. Il n’y a pas mort d’homme, comme on dit. Il vaut mieux se chercher au début plutôt que se dire finalement à 40 ans, ce n’est pas ce que je voulais faire. Donc, tester des choses. C’est le fameux « Test and learn ». Vous testez et vous apprenez en même temps. En conséquence, on teste un métier, on teste une posture, on teste une entreprise et on apprend. Ce qu’il faut, c’est que vous vous sentiez bien dans l’entreprise que vous intégrez, quelles les valeurs que vous aimez et que vous soyez avec des gens avec qui vous vous sentez bien aussi. Le management est important. On travaille pour des managers aussi.

Bertrand
Ok, Sandra, c’est très clair. Merci beaucoup. On va passer à la troisième partie. Quels seraient les leviers les plus importants ? On pourrait presque dire le Top 3 des leviers qu’il faudrait mettre en œuvre pour ceux qui nous écoutent et qui sont dans leur début d’activité professionnelle. Quels sont les leviers les plus importants dans le Networking ?

Sandra Legrand
Si je devais en citer trois. Le premier, c’est LinkedIn en étant un peu actif, c’est-à-dire que lon like, on commente, on lit ce qui se passe et puis on peut publier de temps en temps. C’est la première chose.

Bertrand
OK, mais attention, on doit avoir travaillé son profil LinkedIn, non ?

Sandra Legrand
Oui, il faut soigner son profil, sa photo, Ça, c’est la base. Et puis après, une fois qu’on a son profil, on fait grossir sa communauté. C’est-à-dire qu’on n’hésite pas à demander, à solliciter des nouveaux contacts. Alors, quel est le risque ? Qu’elle ne vous accepte pas. On va se remettre, ce n’est pas très grave. Aucun risque. Donc, allez-y. Moi, parfois, j’écoute des personnes à la radio. Vous voyez, s’il y en a qui veulent me suivre, pas de problème, je les accepterai parce que c’est un peu aussi de savoir être généreux.

Bertrand
Donc, LinkedIn est le premier levier d’un bon Networking.

Sandra Legrand
Deuxième levier, c’est tout ce qu’on peut faire en termes de job étudiant, bien sûr, de stage, d’alternance, de mission avec les BDE, les juniors entreprises, les associations étudiantes etc… Là, c’est vraiment un noyau fort pour pouvoir déjà commencer à tisser des relations un petit peu plus professionnelles.

Bertrand
Et ça, c’est plutôt du networking en face à face ?

Sandra Legrand
Oui, c’est du face à face. Et puis après, il y a toutes des occasions diverses et variées, j’ai envie de dire, des soirées, des afterwork, des conférences, des salons. Il y a beaucoup de salons aujourd’hui. Il faut aller. Si vous êtes passionné d’IA, par exemple il fallait aller à l’IA Summit, au Grand Palais, et à Station F Après, c’est toujours pareil, il faut être un peu filou pour se faire inviter. Il faut contacter des gens que vous connaissez. Le premier truc, c’est le système D. Il faut se débrouiller pour se faire inviter.

Bertrand
Et quand on est étudiant, on est rarement refusé. Il faut reconnaître qu’il y a plein d’endroits où on peut aller sans trop de problèmes ?

Sandra Legrand
Oui, non seulement ça, mais en plus, vous avez 400 000 événements gratuits par an. Les salons, les afterwork, les soirées d’entreprise… Il y en a beaucoup. On ne peut pas être partout, ciblez si vous avez le choix. Et en général, c’est gratuit ou si c’est payant, même s’il faut investir 15 €, faites-le. Il faut savoir investir pour récolter.

Bertrand
Il y a des associations professionnelles qui peuvent être intéressantes, et qui sont un levier pour rentrer dans ces événements ?

Sandra Legrand
Les fédérations, si vous vous engagez politiquement. Moi, j’ai été vice-présidente de Croissance Plus pendant des années. Les étudiants interviennent sur des événements, du MEDEF, de la CPME ou la Big Event de la BPI … Allez-y, dès que vous avez l’occasion, il y a beaucoup d’étudiants qui y vont. Tous ces événements, et c’est mon troisième point, on y va et on grenouille comme on dit. On trouve des gens intéressants avec qui on peut discuter. Et peut-être que sur 15 personnes que vous allez voir, il y en a 5 qui sont très intéressants, 5 moyens bof et puis 5 pas intéressants, c’est un peu la proportion…

Bertrand
Et ça, ça veut dire qu’on sort de sa zone de confort. Tu as cité ça tout à l’heure et je trouve que c’est intéressant. Il faut aussi se bouger, sortir un peu de sa coquille ?

Sandra Legrand
C’est sûr qu’on ne fait pas du réseau de son canapé. Et vous allez voir, au début, ça va être un petit peu difficile de sortir de sa zone de confort. Mais prenez-le comme un jeu. Faites-le toujours avec élégance, avec un peu d’humour, avec un sourire accroché Donc, il faut sourire, être avenant et ça passe. Et j’ai envie de dire, « on n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne impression ». Donc, essayer de faire bonne impression tout de suite avec le sourire, la pêche, l’envie, l’empathie, la gestuelle est importante. C’est tout le verbal et le non-verbal. Les mots sont importants, mais l’attitude, elle l’est aussi.

Bertrand
Ok, j’adore ça. « sortir de cette zone de confort » et « on n’a pas l’occasion deux fois de faire une bonne impression ». Ça me parait être 2 maximes qu’il faut absolument retenir pour le Networking.

Sandra Legrand
Je dirais même que plus, vous allez le faire, et plus ça va être facile et plus ça va devenir un jeu et un plaisir. Souvent, je dis « posez la première question après une conférence ». On me répond « Oh là là, non, c’est compliqué ». Mais justement, forcez-vous et vous verrez que : 1 vous aurez, le courage de le faire, 2 que le speaker sera content, 3 que l’organisateur, je ne vous dis même pas comme il va être heureux. Et puis 4, vous aurez eu l’occasion d’affirmer votre nom, votre entreprise ou ce que vous faites devant 100, 200, 300, peut-être 500 personnes.

Bertrand
Poser la première question à une conférence, c’est une bonne remarque et ça me rappelle des souvenirs… Sandra, merci beaucoup. Si ceux qui nous écoutent souhaitent te contacter, en savoir plus sur ce que tu fais ou simplement discuter avec toi, comment ils peuvent faire ?

Sandra Legrand
Ils peuvent me suivent sur LinkedIn, déjà. Je suis assez visible sur LinkedIn. S’il y avait des questions, ils me les posent. Je souhaite également partager des profils comme celui de Frédéric Mazzela, Les Pionniers, comme Léa Salamé, Les Femmes Puissantes. Lisez des bios. Je viens de finir le livre de Xavier Niel, très intéressant. Une sacrée envie de foutre le bordel Xavier Niel. Lisez, soyez curieux, parce que c’est comme ça qu’ensuite, vous allez pouvoir avoir un échange productif, constructif et riche dans votre Networking.

Bertrand
Ok, on ajoute ton profil LinkedIn, comme ça, on pourra suivre tout ce que tu fais. Je le fais déja et je vois que tu fais beaucoup de choses. Donc ceux qui nous écoutent peuvent le faire, et puis, s’ils veulent te contacter, ils peuvent te poser des questions via LinkedIn ?

Sandra Legrand
Bien sûr. Et ils peuvent suivre gratuitement ma MasterClass que je fais le lundi soir en général sur le networking. Comment bien Networker, tous les secrets du networking. Je livre ça gratuitement pendant une heure.

Bertrand
Sandra, merci beaucoup.

Sandra Legrand
Merci et bon Networking.

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