Tout savoir sur le métier de Consultant Social Ads : missions, salaire et compétences clés
Consultant Social Ads Salaire
De 35K€ brut/an pour un junior à 45-50K€ brut/an pour un profil confirmé.
Consultant Social Ads Formation
Formation courte type Oreegami (3 mois) ou diplôme marketing. Certifs Meta/Google utiles.
Consultant Social Ads c’est quoi
Gère et optimise des campagnes pub sur réseaux sociaux, conseille les clients, analyse les perfs.
Notes du podcast et liens utiles :
Notre invité : Mohamad Nazaraly – Profil LinkedIn
Interview faite par : Bertrand Jonquois – Profil LinkedIn
La transcription de l’interview de Mohamad Nazaraly, consultant Social Ads
Bertrand
Merci beaucoup Mohamad d’avoir accepté l’invitation du Gagne-Pain. Tu es consultant social ads en freelance. On va avoir l’occasion d’expliquer ça dans le détail. Mais avant, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Mohamad
Oui, bien sûr. Alors moi, c’est Mohamad, 33 ans. Je suis originaire de l’île de la Réunion. J’y suis resté jusqu’à mon bac en 2012. À la suite de ça, je suis venu en France pour mes études supérieures, où j’ai fait une école de commerce spécialisée en finance. Et puis après, de fil en aiguille, je me suis reconverti dans le marketing digital.
Bertrand
Ok. Donc, tu es consultant social ads en freelance, mais également en reconversion ?
Mohamad
C’est ça, oui.
Bertrand
Ok, on va expliquer ça dans le détail. Mohamad, pourrais-tu nous présenter ton parcours, les quelques dernières entreprises dans lesquelles tu as travaillé avant de basculer en freelance ?
Mohamad
Oui, bien Bien sûr. J’ai spécifiquement un parcours en agence où j’ai fais pas mal de jump entre différentes agences. La première, ça a été celle la plus formatrice, Publicis, qu’on connaît tous. Et après, j’ai eu l’occasion de travailler dans une agence en Suisse qui s’appelle Suisseo, à la base plus spécialisée sur du Google Ads. Par la suite, après, j’ai pu rejoindre une agence parisienne plutôt orientée startup qui s’appelle Roads.
Bertrand
D’accord. Et tu as fait le switch en freelance à la suite d’une expérience en Adtech. C’est ça que tu m’as dit tout à l’heure ?
Mohamad
Oui, effectivement. En réalité, c’était après mon expérience chez Roads où j’ai décidé d’aller voir autre chose. Parce qu’après trois années en agence, des agences assez différentes les unes des autres, qui m’a permis de voir quand même pas mal de choses dans mon domaine. Je voulais tester et avoir de l’expérience ailleurs. C’est comme ça que j’ai rejoint une Adtech qui s’appelait Perion.
Bertrand
Mohamad, tu es donc consultant social ads en freelance. Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça change par rapport aux expériences que tu as eues en agence précédemment ?
Mohamad
Alors, principalement, le fait d’être freelance, forcément, c’est avoir son propre emploi du temps et surtout avoir ses propres clients. Vu que je travaillais en agence, principalement, contrairement à quelqu’un qui aurait évolué chez l’annonceur, c’est vrai que ma façon de travailler en tant que freelance, elle est assez similaire à lorsque je travaillais en agence, dans le sens où je gère plusieurs clients donc plusieurs budgets d’investissement publicitaires.
Bertrand
Ces clients, c’était ton réseau ? Je crois que c’est ce que tu m’as dit en préparant cette interview ?
Mohamad
Oui, effectivement. C’est vrai que j’ai une politique en tant que freelance qui est assez différente. C’est que je ne prends pas beaucoup de clients et que la plupart d’entre eux viennent de mon réseau.
Bertrand
Donc, tu continues à travailler avec ces clients, tu entretiens ce réseau, notamment, j’imagine, via LinkedIn ?
Mohamad
Oui, c’est exactement ça. J’avais une très bonne présence sur LinkedIn à l’époque, même en tant que salarié. Et puis, c’est grâce à ce réseau que je me suis constitué au fil des années, qui m’a permis, par la suite, d’enchaîner sur une activité en freelance.
Bertrand
Peux-tu également nous décrire quelles sont tes activités et tes missions quotidiennes en tant que consultant social ads ?
Mohamad
C’est vrai que mon métier consultant social ads, dans une entreprise et en tant que freelance, c’est un peu différent. Parce que quand on est freelance, il faut être assez flexible sur les différentes problématiques d’un client, alors qu’en entreprise, on va être assez siloté ou on aura l’appui d’une équipe, etc. Là, en tant que freelance, c’est vrai que je gère des budgets publicitaires, principalement sur le social ads, mais pas que. Je gère également des budgets sur la partie Google Ads. Je propose également des prestations de production de créas parce qu’on sait tous, ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux réseaux sociaux, les vidéos, les créas vont jouer un rôle assez important. Je m’occupe aussi de toute la partie tracking, installation, correction, s’il y a des problématiques au niveau tracking et également de toute la partie post-clic, expérience utilisateur post-clic.
Bertrand
Ça veut dire qu’autour du social ads, tu as étendu ton domaine d’activité. Et comment tu t’organises dans la journée ? Il se passe quoi le matin ? Tu as des routines ? Comment ça marche ?
Mohamad
Première chose que je fais quand j’ouvre l’ordinateur, le matin, c’est que je check les différents dashboard pour regarder les performances de la veille sur les différents clients. C’est vrai que regarder les performances au jour le jour, ce n’est pas forcément utile, mais c’est juste un petit plaisir que j’ai, vu que je gère les campagnes. Puis après, je réponds aux différents messages, soit les messages de la veille auxquels je n’ai pas pu répondre parce qu’ils sont arrivés tard dans la soirée, soit les messages du matin même que les clients me laissent. C’est vrai que je suis très réactif par rapport à ça. Et puis après, je vais faire une petite routine de consultation de mes mails et répondre aux sollicitations urgentes. Ça, c’est ma routine matinale.
Bertrand
D’accord. Donc ça commence par globalement répondre aux questions qui te sont posées après avoir fait le petit check des campagnes. C’est ça ?
Mohamad
Oui.
Bertrand
Ok, excellent. Est-ce qu’il y a des spécificités dans ton organisation ? Beaucoup de réunions ? Est-ce qu’il y a des déplacements pour faire des réunions ? Tout se fait à distance ? Comment tu gères ?
Mohamad
Comme je suis à mon compte, je suis principalement en remote, donc je peux travailler un peu d’où je veux. Ça, c’est l’avantage. J’ai peu de réunions avec mes clients. C’est juste un rythme d’une réunion par semaine. Après, en fonction des urgences, on peut en faire plusieurs. C’est vraiment à la demande et surtout en fonction des besoins, parce que je fuis la réunionite aiguë. Et le reste de la journée, je vais surtout être sur pas mal d’opérationnel, pas que les campagnes, mais également toute la partie développement de l’activité de mes clients sur les sujets transverses.
Bertrand
Ok. Tu as dit réunion avec tes clients, c’est des réunions à distance ou il y a quand même des réunions physiques dans les entreprises de temps en temps ?
Mohamad
Une fois par an, c’est vrai que je me déplace chez mon client, mais plus par souci d’entretenir le relationnel. Ce n’est pas forcément un besoin que le client a, mais sinon, tout le reste se fait à distance.
Bertrand
Merci Mohamad. Est-ce que maintenant, tu peux nous dire pourquoi ou plutôt comment tu as choisi ce métier ?
Mohamad
C’est vraiment un concours de circonstances. À un moment dans ma vie, je me suis expatrié en Iran. C’est un pays assez atypique, l’Iran. Et puis, je documentais toute mon expatriation sur Instagram. C’est comme ça que je me suis constitué une base de données de followers. Et puis, j’ai pu faire un projet humanitaire là-bas. Et grâce à mon réseau sur Instagram, on a fait une une levée de fonds d’une somme d’environ 30 000 € qui nous a permis de faire pas mal de choses là-bas, sur place. Et c’est à ce moment-là que je me suis dit que les réseaux sociaux, le marketing, il y a vraiment quelque chose à faire. Ensuite, en rentrant en France, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je me renseigne sur quel métier pouvait me convenir dans ce domaine-là.
Bertrand
Ok. Donc, ça a été un déclencheur. Tu as pris conscience du poids, de l’importance, de la puissance des réseaux sociaux à l’occasion de ce projet humanitaire ?
Mohamad
C’est exactement ça.
Mohamad
Quelles sont, selon toi, les trois principales compétences qu’il faut pour ce job ?
Mohamad
C’est vrai que c’est un job à multiples facettes. Déjà, ce qui est important, c’est d’être flexible parce qu’on peut très bien gérer des campagnes que traiter de d’autres sujets liés à d’autres problématiques clients. Et c’est important d’être assez agile dans sa façon de travailler. Ça, c’est un premier point. Deuxième point, ça va être la capacité à changer de sujet radicalement. Pourquoi je dis ça ? Parce que j’ai un background en agence et gérer différents clients, aussi bien clients dans les cosmétiques que clients dans le domaine bancaire. Ça, il faut être capable de le faire.
Bertrand
C’est ton expérience en agence qui t’a appris ça ?
Mohamad
Effectivement, oui. Gérer plusieurs comptes en même temps. C’est quelque chose qui est assez recherché sur le marché, même pour quelqu’un qui souhaite, par exemple, travailler chez l’annonceur, ce sont des compétences qui sont assez demandées.
Bertrand
Et pour la troisième compétence, tu as dit les chiffres ?
Mohamad
Oui. Il ne faut pas avoir peur de ça parce qu’on n’est pas dans la mathématique finance comme mon métier d’avant. Là, on est juste sur des chiffres appliqués au marketing et surtout à la finance d’entreprise. Ça va être assez important. L’idée, ce n’est pas de concevoir des formules complexes sur Excel. De toute façon, maintenant, il y a l’IA pour nous aider là-dedans. C’est surtout de comprendre la signification des chiffres. Lorsque j’ai des coûts marketing et comment les rendre rentables quand on fait de la publicité à la performance.
Bertrand
Savoir expliquer les chiffres ?
Mohamad
Exactement.
Bertrand
Pourrais-tu également nous dire quelles sont les tâches qui te plaisent le plus et celles qui te plaisent le moins ?
Mohamad
Ce qui me plaît le plus, c’est forcément, en tant que gestionnaire de campagne, même si j’ai de moins en moins les mains dans les campagnes, c’est quand même regarder les performances de mes campagnes. Avec mes dashboard, toucher à mes petites options dans mes différents outils. Ce qui me plaît le moins, et ça, c’est quelque chose d’assez commun, par rapport aux différents collègues avec lesquels j’avais eu l’occasion d’échanger, c’est le fameux sacro-saint reporting qu’on doit présenter au client, soit toutes les semaines, soit toutes les deux semaines.
Bertrand
C’est un peu le truc le plus embêtant, mais c’est un peu obligatoire aussi ?
Mohamad
On n’a pas le choix. Il faut bien suivre les performances et surtout, le client, il paye une prestation de service. Donc il se doit de contrôler où est-ce que ça en est, surtout qu’il nous confie des budgets, de l’argent aussi, c’est normal.
Bertrand
Mohamad, attention, QGP, la question Gagne-Pain. Combien ça gagne un consultant en Social Ads ?
Mohamad
Tous les salaires dont je parle sont des salaires pour la région parisienne et dans le monde des agences. Quand on démarre comme junior, on peut espérer démarrer autour de 35K€ bruts annuels. Puis après, au fur et à mesure du temps, on monte en séniorité. Là, on se retrouvera dans des tranches autour de 40 à 45K€. En ajoutant un peu de management, c’est là qu’on peut franchir la barre des 50K€.
Voir aussi : Combien gagne un Social Media Specialist ? | Combien gagne un Consultant Media ? | Combien gagne un Consultant SEA ?
Bertrand
D’accord. Merci beaucoup, Mohamad. Quel a été le plus grand défi que tu as eu à relever en arrivant dans ce métier ?
Mohamad
Mon cas est assez particulier parce que je sors d’une reconversion professionnelle. Donc, mon objectif, c’était de monter en séniorité le plus rapidement possible. Ce que ça impliquait, c’était de se mettre en dehors de sa zone de confort. Il fallait aussi accepter le fait que c’était quelque chose d’assez challenging. Du coup, ça justifie aussi le fait que j’ai fait plusieurs jumps d’agence assez rapidement. Par conséquent, j’ai rarement fait plus d’un an dans une agence et dès que je changeais d’agence, je cherchais quelque chose d’assez spécifique, donc je savais vers quoi j’allais. Ça a été ça mon principal défi : apprendre un maximum dans un temps le plus court possible.
Bertrand
Mohamad, pourrais-tu nous parler d’une anecdote qui te serait arrivée dans ton travail ?
Mohamad
Ça tombe bien parce qu’on est en période de Coupe du monde et je vais donc parler football. Ça remonte à l’époque où j’étais chez Publicis en charge des social ads pour l’UFA et notamment de la finale de la Champions League. Quelques jours avant, on devait uploader les deux couples de création des deux possibilités d’équipes finalistes. Il fallait vraiment faire attention parce que c’était une publicité à très fort enjeu, de ne pas se tromper dans les publicités qu’on allait lancer une fois que les finalistes étaient découverts. Car se tromper sur un événement comme celui-là, ça peut faire perdre le client à l’agence.
Bertrand
Il y avait de l’enjeu et ce n’était pas seulement sportif. Il ne fallait pas se tromper. Mohamad, si tu avais une baguette magique, changerais-tu quelque chose dans ton parcours ?
Mohamad
Honnêtement, non. Je savais dès le début où est-ce que je voulais aller. Et puis, je suis assez satisfait de ce que j’ai pu faire en si peu de temps.
Bertrand
La communauté du gain de pain nous interroge très souvent sur l’utilisation de l’anglais dans les métiers du digital. C’est quoi ton avis là-dessus ? Il faut être bon en anglais ?
Mohamad
J’ai un avis très tranché. Pour moi, c’est indispensable. On peut très bien s’en sortir sans l’anglais, mais ça va nous fermer des portes. Juste pour te donner un exemple, ce matin, avant de venir pour retourner ce podcast, j’étais en réunion avec un client et puis il y avait un représentant de Google aussi dans la réunion. Puis la réunion, elle s’est faite en anglais. Sans l’anglais, à ce moment-là, c’est compliqué.
Bertrand
Ça veut dire que c’est quand même un peu incontournable d’avoir un bon niveau d’anglais si on ne veut pas se fermer trop de portes ?
Mohamad
Oui, c’est ça. Et, surtout un anglais technique appliqué à notre travail.
Bertrand
Pourrais-tu également nous parler des formations et de ce que tu penses en termes de possibilités de formation pour faire ce métier ?
Mohamad
Moi qui sors d’une reconversion, je vais clairement te citer Oreegami. C’est une formation que j’ai faite chez eux en trois mois seulement. Donc un temps assez court et qui m’a appris le métier. Mais vraiment la partie opérationnelle du métier, autant que faire se peut dans des salles de classe, bien sûr. Parce que après, le reste, ça s’apprend en entreprise, mais au moins, ça nous rend assez prêts à l’emploi rapidement.
Bertrand
D’accord. Et toi, continues-tu à te former régulièrement ? Et, si oui, comment ?
Mohamad
Oui, clairement, c’est un métier qui change énormément. Pas seulement par rapport à l’IA, c’est aussi qu’il y a beaucoup de nouveautés, beaucoup de changements dans le domaine du marketing digital de manière générale. Il faut rester au courant, à l’affût. Et si on n’est pas prêt à accepter le fait d’être constamment à jour, parce que ça peut être une contrainte pour certaines personnes, c’est quelque chose qu’il faut garder en tête.
Bertrand
Et tu le fais comment ? As-tu des trucs, des astuces pour indiquer à ceux qui nous écoutent quels sont les bons moyens de se tenir au courant de ce qui se passe ?
Mohamad
Oui, mes deux principales sources d’informations, ça va être LinkedIn. Au fil du temps, je suis les bonnes personnes qui donnent les bonnes informations. Et après, j’écoute aussi un podcast en particulier, celui de J7 Media. C’est une agence en Outre-Atlantique qui propose des podcasts assez techniques dans le métier.
Bertrand
Est-ce qu’il y a des certifications professionnelles utiles pour faire ce métier ?
Mohamad
Les certifications, il y en a pas mal dans tout ce qui est méta, TikTok, Google. Personnellement, je les ai quasiment toutes, mais ça sert surtout à faire joli sur un CV, pour être honnête, parce que clairement, les compétences opérationnelles sont assez différentes de ce qu’on retrouve dans les certifications.
Bertrand
Les certifications dont tu parles, ce sont des certifications qui sont proposées par les grands acteurs du marché, donc Méta, Google ? Donc, on peut retrouver ça assez facilement en ligne si on va chercher certification Google ou certification Meta ?
Mohamad
Ça fait la différence sur un CV pour démarrer. Mais après, une fois qu’on à la séniorité nécessaire, ce n’est plus très utile.
Bertrand
Tu as dit tout à l’heure que la meilleure ressource disponible sur Internet pour toi, c’était LinkedIn. Peux-tu nous dire comment aider ceux qui nous écoutent à bien utiliser LinkedIn ?
Mohamad
C’est une bonne question. Sur LinkedIn, il y a beaucoup de choses, du bon comme du moins bon. Il faut faire attention aux personnes qu’on va suivre. Mais je pense que le mieux, c’est de regarder les entreprises et les personnes que je suis sur LinkedIn. Ainsi, vous aurez déjà une bonne base. Et puis juste lire les contenus de ces personnes-là va vous faire monter en compétence.
Bertrand
Mohamad, quels seraient tes conseils pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient faire ce métier ?
Mohamad
L’élément principal que je souhaite partager, c’est surtout qu’il faut être capable d’évoluer à la vitesse à laquelle le métier en lui-même évolue. C’est hyper important parce qu’avec l’IA, et même sans l’IA, c’est un métier qui évolue constamment. Le marketing digital, c’est de l’Internet et ça évolue tout le temps. Les grandes régies, que ce soit Meta, Google, etc, sortent tout le temps des nouveautés, etc. C’est quelque chose dont il faut être conscient et il faut être prêt à s’informer à chaque fois pour pas être périmé en quelque sorte.
Bertrand
Donc, ça peut être fatigant, d’une certaine manière, de suivre ce rythme Clairement, surtout au début, quand on commence ?
Mohamad
Après avoir passé un certain cap, il n’y a que certaines informations qui vont nous être utiles. Mais du coup, l’intensité de cet apprentissage constant diminue, mais il reste quand même présent.
Bertrand
Ok. Une question importante depuis déjà plusieurs années dans ce podcast, c’est l’impact de l’IA sur les différents métiers. Comment tu vois l’impact de l’IA actuellement sur ton métier ?
Mohamad
C’est hyper Je me sens comme question, très actuelle. Une chose est sûre, c’est que l’utilisation de l’IA, elle est obligatoire. Est-ce que ça permet de gagner du temps ? Est-ce pour ça qu’il faut utiliser l’IA ? Honnêtement, je n’en suis pas sûr. Par contre, ça permet d’aller beaucoup plus loin dans sa réflexion. Pour donner un exemple concret, je construis mes structures de campagne Google Ads grâce à l’IA que je vais challenger constamment parce qu’il faut faire très attention. Il faut savoir de quoi on parle, surtout sur des sujets un peu techniques et métiers. Quand on parle avec l’IA de ces choses-là, parce qu’elle est capable de répondre en toute confiance des choses qui sont totalement fausses.
Bertrand
Ça m’est également déjà arrivé plusieurs fois de voir l’IA répondre effrontément quelque chose de faux.
Mohamad
Moi aussi, effectivement. Et puis, l’IA s’excuse gentiment. Mais si on n’a pas fait attention, effectivement, ça peut nous mener sur une mauvaise piste. Donc ça, c’est un cas pratique de structure de campagne. Puis après, j’utilise beaucoup l’IA dans des domaines où j’ai moins de connaissance. Mais où je comprends le mécanisme et la globalité, par exemple, toute la partie tracking, où là, je n’ai pas de compétences ni Google Tag Manager. Du coup, l’IA va me permettre de faire des choses que je n’aurais pas pu faire sans.
Bertrand
D’accord. Donc, l’IA est un allié précieux, mais auquel il faut se méfier de quand même ?
Mohamad
Petite astuce pour ceux qui écoutent ce podcast. N’hésitez pas à challenger les IA entre elles. C’est ce qui va permettre de faire de l’autocorrection.
Bertrand
Ok, bonne remarque. Pas mal du tout de les faire travailler ensemble. Ça devient un peu absurde, il faut reconnaître, de se dire qu’on leur demande en même temps le même boulot, mais ça peut être utile.
Mohamad
Par exemple, pour tout ce qui est travailler sur la création et tout ce qui est idées créatives de manière générale, j’utilise beaucoup Gemini. Et pour tout ce qui est réflexion, mathématiques, j’utilise beaucoup Claude.
Bertrand
Ok, excellent. Merci de ces conseils. Mohamad, que souhaiterais-tu ajouter à ceux qui nous écoutent comme dernier conseil ?
Mohamad
Je vais vous partager une anecdote très récente qui date d’il y a moins d’un mois. J’ai passé deux heures en call avec un client avec lequel on a remis sur Excel, toute la structure financière de l’entreprise pour pouvoir calculer les coûts marketing, les coûts au break-even d’acquisition de clients, etc. En fait, c’était de la stratégie financière d’entreprise appliquée au marketing. Qui est clairement quelque chose d’indispensable quand on fait du marketing à la performance. Je dirais même que ça en fait une sorte d’évolution et de continuité dans mon parcours où j’ai passé beaucoup de temps sur l’opérationnel et maintenant, je m’oriente beaucoup plus sur de la stratégie.
Bertrand
D’accord. Donc cette anecdote pour dire que le conseil, c’est aussi de ne pas oublier d’évoluer dans ce job, de penser aux perspectives d’évolution de ce job ?
Mohamad
On n’est pas obligé. On peut très bien rester là où on est si on est confortable. Après, moi, j’avoue que je ferai pas de la gestions de campagne toute ma vie. C’est vrai que c’est assez épuisant opérationnellement. D’où cette volonté d’évoluer sur des réflexions plus stratégiques.
Bertrand
Ok, excellent. Merci beaucoup Mohamad pour tous ces conseils. Une dernière petite chose, si ceux qui nous écoutent souhaitent prolonger la discussion avec toi ou te poser des questions, comment peuvent-ils faire ?
Mohamad
Vous pouvez me contacter sur LinkedIn. Je suis assez réactif et disponible, il y a aucun problème.
Bertrand
Mohamad, merci beaucoup.
