Métier de Traffic Manager : missions, salaire, compétences et parcours pour réussir
Traffic Manager Salaire
Débutant : 40 000 à 50 000 €/an ; plus de 60 000 € après 3-4 ans selon l’entreprise.
Traffic Manager Formation
Master en marketing digital, data analytics ou équivalent. + Certif. Google, Meta, Amazon.
Traffic Manager c’est quoi
Gère et optimise des campagnes publicitaires digitales, analyse les résultats, travaille en équipe.
Notes du podcast et liens utiles :
Notre invité : Nicolas Dogbevi – Profil LinkedIn
Interview faite par : Majdeline Mazza – Profil LinkedIn
Retrouvez la transcription intégrale du podcast Le Gagne-Pain pour obtenir toutes les informations concernant le métier de traffic manager
Majdeline
Nicolas, tu es Traffic Manager chez Lacoste, mais avant de rentrer dans le détail sur ton métier et ton entreprise, est-ce que tu peux te décrire en quelques mots ?
Nicolas
Bien sûr, moi, c’est Nicolas Dogbevi, 26 ans. J’ai fait des études en Digital Marketing et Data Analyse, le DMDA au sein de l’EMLV. Avant ça, je faisais quelque chose qui n’avait rien à voir. Avec un bac S, je suis allé en fac de langues. Et je me suis retrouvé ici un peu par hasard, mais ça m’a permis de finir là où je suis aujourd’hui et j’en suis très heureux.
Majdeline
Est-ce que tu peux nous présenter ton parcours, les différents stages que tu as pu faire durant tes études ?
Nicolas
Du coup, j’ai fait mon stage de quatrième année chez Horace, une marque de plus en plus connue de cosmétiques pour hommes. Ça a été vraiment un stage fondateur. J’étais en charge du CRM, donc tout ce qui est emailing, newsletters. Il y a eu des projets assez intéressants et surtout j’ai pu travailler directement avec l’un des fondateurs et c’était extrêmement intéressant. Il a pu me partager son point de vue et j’ai pu apprendre aussi bien sur la technique que sur tout ce qui est Soft Skills. Et par la suite, mon stage de fin d’études, je l’ai fait chez Making Science. Un stage qui s’est prolongé sur un CDI. Là, j’étais Account Manager. C’est un peu la même chose que ce que je fais aujourd’hui sauf que je le faisais à l’époque pour des clients.
Majdeline
Ok, très clair. Aujourd’hui tu travailles chez Lacoste. Est-ce que tu peux nous présenter dans quel service tu es et ce que tu fais là-bas ?
Nicolas
Alors au quotidien, ce que je fais, c’est piloter des campagnes. Ça part de la stratégie jusqu’à jusqu’à la création concrète de la campagne. Et puis derrière, il y a tout ce qui est optimisation des campagnes. Après les analyses bien sûr, pour voir quelles créations marchent le mieux. Quand je dis création, c’est quelle publicité marche le mieux, quelle audience marche le mieux, est-ce que l’on ne dépense pas trop de budget ? Est-ce qu’on pourrait faire mieux ? Parce que même quand ça va bien, il faut essayer de faire mieux. Et quand ça ne va pas, il faut essayer de comprendre pourquoi. Après, il y a pas mal de contacts avec les autres équipes qui peuvent aussi avoir des besoins. Et nous, on essaye justement de porter ses besoins sur le digital.
Majdeline
Ok. Pourquoi as-tu choisi ce métier, qu’est-ce qui t’a attiré dans ce job ?
Nicolas
Ce qui m’a attiré dans ce métier, c’est la partie stratégique. Moi, qui suis un grand fan de jeux de simulation, l’idée de pouvoir partir de zéro et pour construire quelque chose de grand, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Ce challenge-là, typiquement sur Football Manager, moi qui suis un grand fan de l’OM, j’essaye de leur faire gagner la Ligue des champions. Ce n’est pas facile, mais je réussis à chaque fois. Dans mon métier, c’est la même logique. Aussi bien chez Making Science que maintenant chez Lacoste. C’est de se dire que je peux porter des projets et réussir à faire en sorte que d’une feuille blanche. Ici, ça va vraiment mettre en place des guidelines, trouver des solutions à des problèmes et avoir des learnings (apprentissages) à la fin. Se dire que oui, c’est vrai que tel type de création, marche mieux sur telle audience… Et c’est vraiment ce côté-là qui m’anime.
Majdeline
D’accord. Donc tu dirais que pour ce job il faut avoir quel type de compétences ?
Nicolas
Alors, il faut avoir une certaine appétence pour les chiffres parce qu’il y a beaucoup d’analyse et de chiffres. Je passe des journées sur Excel. Si on n’aime pas Excel, c’est vrai que c’est un peu compliqué. Ça, c’est la première chose. Après, il faut être proactif. C’est une compétence importante aussi bien pour mes clients à l’époque chez Making Science que par mes managers aujourd’hui chez Lacoste. C’est le fait de ne pas juste attendre qu’il y ait un problème. C’est-ce que j’évoquais. Ne pas attendre qu’il y ait un problème pour essayer d’éteindre le feu, mais essayer de les prévenir et d’essayer même quand tout va bien pour essayer de comprendre pourquoi tout va bien. Essayer de voir comment on peut aller chercher encore plus. Et la dernière compétence à laquelle je pense, c’est la rigueur. La rigueur. Parce que c’est vrai, qu’il y a des périodes pendant laquelle je peux lancer des dizaines de campagnes sur une semaine. Et en fait, c’est une tâche assez répétitive. Mais le fait de se tromper sur une lettre, peut casser tout ton système de suivi. Et après, il n’y a plus rien qui marche malheureusement…
Majdeline
Traffic Manager, c’est un job qu’on fait en équipe où c’est assez individuel ?
Nicolas
En réalité, c’est un job qui se fait beaucoup en équipe parce qu’il y a plein de choses que je ne sais pas faire. Par exemple, pour les vidéos ou les créations que je reçois, je ne suis pas un expert en graphisme, donc j’ai besoin des autres équipes. Et typiquement, c’est quelque chose que je vois davantage chez Lacoste. Il y a vraiment l’idée de protéger l’image de la marque, de ne pas écrire n’importe. Donc, spécifiquement, pour les textes aussi, je peux les faire moi-même, mais il faut aussi que je fasse en sorte que ça colle bien à l’image de marque. Là aussi, il y a des personnes qui sont là pour m’aider.
Majdeline
Ok, Nicolas, quelle est la tâche qui te plaît le plus et celle qui te plaît le moins dans ton métier de Traffic Manager ?
Nicolas
Alors ce que j’aime le plus, c’est l’appétence pour les chiffres. Donc tout ce qui est l’analyse et optimisation des campagnes. C’est réellement ma partie préférée. Par contre, la tâche avec laquelle j’ai le plus de mal, c’est tout ce qui est création de campagnes en chaîne. Quand ça devient assez mécanique, et c’est vrai que c’est difficile de rester concentré. Quand tu en es à ta 10ᵉ campagne, ne pas faire la petite coquille qui pourrait mettre en l’air tout ton suivi par exemple.
Majdeline
Et ça, ça arrive souvent sur une période clé, comme les soldes ?
Nicolas
Noël et les soldes, typiquement pour tous les retailers, on lance pas mal de campagnes sur pas mal de pays…
Majdeline
Ok. Attention, la question Gagne-Pain. Combien ça gagne un Traffic Manager ?
Nicolas
Alors très bonne question. En réalité, ça dépend vraiment d’où tu travailles. De l’importance qu’on donne au Traffic Manager dans ta boîte. Mais ça peut aller pour un profil junior, je dirais entre 40K€ et 50K€ brut annuel si tu t’en tires bien. Et ça peut monter assez vite, mais encore une fois, ça dépend ou, mais ça peut vite monter au-dessus de 60K€ au bout de trois ou quatre ans.
Majdeline
D’accord. Quel est le plus grand défi que tu as relevé en arrivant dans ce métier ?
Nicolas
Le plus grand défi que j’ai relevé. Je dirais que c’était de réussir à faire comprendre aux personnes et à mes interlocuteurs, leur faire comprendre ce qui est possible ou pas possible de faire sur mes leviers. Concrètement, pour des personnes qui n’ont pas forcément de lien avec le digital, il se peut que demain un client en agence arrive et te dise, je veux faire ceci, cela comme ci, ou comme ça. Souvent, ils donnent des objectifs qui ne sont pas forcément compatibles, et donc pas facile à atteindre ensemble. Et notre rôle, c’est de faire comprendre que malheureusement, cela ne sera pas possible. On peut faire ça dans un temps 1, et ça dans un temps 2, mais que l’on ne peut pas tout avoir simultanément malheureusement.
Majdeline
Donc quand on te demande l’impossible, l’une des tâches d’un Traffic Manager, c’est aussi de guider ?
Nicolas
C’est ça. Parce que l’on est-censé être l’expert sur nos leviers. En conséquence, il faut se faire entendre. Mais il faut réussir à être pédagogue, car c’est la meilleure manière de faire comprendre aux gens.
Majdeline
Donc ça, c’est une autre des compétences ?
Nicolas
Oui, en plus.
Majdeline
Quand tu es arrivé dans ce métier, est-ce qu’il y a une chose qui t’a surpris, auquel tu ne t’attendais pas et que tu as découvert en le faisant ?
Nicolas
Alors moi ce qui m’a surpris en arrivant, c’est moi. Je suis quelqu’un comme toutes les personnes de notre génération je pense, qui utilise beaucoup le digital, que ce soit les réseaux sociaux, la recherche etc… Et ce qui m’a surpris, c’est de voir que dans certaines très grosses entreprises avaient un certain retard sur le digital. Typiquement, en agence, les entreprises qui avaient les meilleurs comptes, les comptes les plus évoluées, les plus matures, ce n’était pas forcément celles auxquelles on s’attendait. Souvent, des entreprises un peu plus historiques ont eu plus de mal à prendre ce tournant du digital. Ce qui fait qu’elles ont un peu de retard. Mais bon, ça se rattrape assez facilement finalement. Mais c’est vrai que la première fois que je les ai vues, j’étais assez surpris.
Majdeline
Est-ce que tu as une anecdote qui t’est arrivée dans ton travail que tu aimerais partager avec nous ?
Nicolas
Oui, j’en ai une assez marrante. En fait, quand je suis arrivé en stage chez Making Science, mon stage de fin d’études, on avait déjà des clients en place. Et un client nous a rejoints, un mois après que je suis arrivé. Il se trouve que ce client-là, avait été un de mes très bons amis du DMDA promo 2022. Il s’appelle Anaville Insixiengmay. Et en fait, je me suis retrouvé à faire des colles avec lui. Donc il était mon client et c’était assez difficile de garder son sérieux. C’était vraiment difficile, mais franchement, c’était une superbe expérience de travailler avec quelqu’un que je connaissais déjà de mon école.
Majdeline
Tu as pu avoir des petits secrets, des petits backstages ?
Nicolas
Non, bien sûr.
Majdeline
Vous êtes restés pro ?
Nicolas
Non, on reste pro. Les infos qui doivent rester en interne, restent en interne de chaque côté.
Majdeline
Bon, ça marche. Est-ce qu’il y a une chose que tu changerais dans ton parcours avec le recul ?
Nicolas
Je me suis longtemps dit que j’avais un peu le regret de ne pas avoir pu faire les études en alternance. Mais finalement, je ne changerai rien parce que je pense que en alternance typiquement Anaville ou d’autres personnes comme Kevin que tu as interviewé, je ne les aurais pas rencontrées. Je suis vraiment content des rencontres que j’ai pu faire en formation initiale. De ce fait, non, je ne changerais rien.
Majdeline
Les stages ça marche aussi. On arrive à trouver un job grâce à un stage ?
Nicolas
Oui, totalement. Je suis l’exemple parfait. J’ai fait mon stage et, quand j’ai choisi mon stage, j’ai choisi celui qui avait réellement vocation à se transformer en un CDI. Et du coup, c’est-ce qui s’est passé. Et donc je suis resté là-bas deux ans après mon stage.
Majdeline
Nicolas, si l’on revient un peu plus en arrière par rapport à tes études de langues. Que dirais-tu à des personnes qui aimeraient se réorienter et qui aimeraient se diriger vers le digital, mais qui hésitent. Quels seraient Tes conseils ?
Nicolas
Moi, je dirais qu’il ne faut pas hésiter, parce que je pense que c’est vraiment un secteur porteur où il y a des métiers qui se créent tous les jours. D’ailleurs il y a toujours besoin d’expériences digitales. Je le vois tous les jours sur LinkedIn. Le nombre de Freelances en digital qui aide des entreprises de toutes tailles. Donc, il ne faut pas hésiter à sauter le pas.
Majdeline
Toi, je le sais, tu es un expert en anglais, mais est-ce pour faire ton métier de Traffic Manager, il faut être bilingue ? et avoir pas mal de connaissances en anglais ?
Nicolas
Alors bilingue, pas forcément. Par contre, je pense que c’est assez important d’avoir un bon niveau d’anglais. Pour prendre mon exemple, j’ai eu des clients anglophones et il a fallu que j’ai un très bon niveau d’anglais pour la communication. Par contre, ce n’est pas forcément le cas de tout le monde et ce n’est pas bloquant non plus. Mais c’est vrai qu’il y a parfois des entreprises dans lesquelles, on ne te demande pas de faire les call ou les réunions en anglais. Mais de faire des présentations en anglais parce que ce sont des entreprises internationales. Je dirais qu’il faut un bon niveau, mais pas forcément être bilingue.
Majdeline
D’accord. Quelles sont pour toi les bonnes formations pour faire ce métier ?
Nicolas
Typiquement le DMDA, c’est parfait. Après toutes les formations en marketing digital, c’est aussi très bien. Et en fait, je le vois aussi grâce à mes expériences. Typiquement, j’avais des collègues qui ont fait des études d’ingénieur. Dans mon ancienne agence et qui étaient finalement aussi Traffic Manager. Donc, je dirais qu’il faut se servir de l’école pour « apprendre à apprendre ». J’aime bien dire ça, « apprendre à apprendre ». Ce n’est pas forcément avec les compétences que l’on a apprises à l’école qu’on devient Traffic Manager, mais plutôt « sur le tas ».
Majdeline
Et tu continues à te former régulièrement ?
Nicolas
Oui. Alors en agence, on passait beaucoup de certifications Google, On en a passé pas mal et chaque année, on en repassait des nouvelles. J’ai également passé des certifications Amazon, des certifications Meta etc… Moi personnellement, maintenant, c’est plutôt tout ce qui est PowerPoint et Excel, que j’essaye de travailler le plus. Sinon, pour tout ce qui est un peu plus en dehors de mon job, j’ai des hobbies. Typiquement tout ce qui est culture asiatique que j’aime beaucoup. Donc, je continue à étudier le coréen que j’avais commencé il y a il y a quelques années lors de mon échange linguistique à Séoul. Et le chinois aussi que j’avais appris pendant sept ans. Mais ça, j’ai un peu lâché pour le coup.
Majdeline
Donc, tu continues à apprendre, même si ce n’est pas forcément autour de ton métier. Mais dans tous les cas, apprendre te sert au quotidien, c’est ça ?
Nicolas
Totalement.
Majdeline
Quel est le mode de vie d’un Traffic Manager ? Est-Ce que c’est un job qui peut se faire à distance ? ou est-ce qu’il faut obligatoirement être sur le site de l’entreprise ?
Nicolas
Alors, il n’y a pas forcément d’obligation d’être sur site, même si c’est plus convivial et aussi plus facile pour communiquer avec les équipes. Donc souvent, on va vouloir que tu viennes sur site, mais je sais qu’il y a certains Traffic Manager qui sont entièrement en remote, en conséquence, ce n’est pas bloquant. Et il y a aussi la différence entre agence et annonceur. En agence, j’avais beaucoup plus de liberté sur l’amplitude horaire, tant que je faisais mon travail, il pouvait y avoir des journées très chargées et d’autres moins. Tandis que chez l’annonceur, tu as plutôt des plages un peu plus fixes. Donc, tu arrives entre 9h et 10h et tu repars entre 18 et 19 h.
Majdeline
Nicolas, as-tu des ressources à nous recommander pour se former à ton métier ?
Nicolas
Alors pour vraiment se former au métier, il y a les certifications dont je parlais avant, Google par exemple propose des formations à ses outils. Donc ça, c’est assez intéressant. Sinon, il y a Le Blog du Modérateur. C’est un blog assez intéressant sur lequel tu as toutes les updates sur le métier. Il y a une newsletter aussi qui est très bien faite pour rester à jour. Et sinon, il y a tout ce qui est assez classique sur YouTube et Tiktok. Tu peux trouver des petits tutos pour faire des petites choses et petit à petit, tu apprends plein de choses. Enfin je voulais vous parler de Galansire qui est un influenceur humour sur le thème de tout ce qui est consultant etc… Pour le coup, il est assez marrant, assez cynique même s’il ne faut pas prendre tout au pied de la lettre. Mais c’est vrai qu’il y a des fois où on se retrouve un peu dans ses sketchs.
Majdeline
Quels seraient tes conseils pour ceux qui nous écoutent et qui aimeraient se lancer dans ce métier ?
Nicolas
Alors moi, quelque chose que j’ai beaucoup vu. Je l’ai peut être un peu moins eu que mes amis, mais c’est « le syndrome de l’imposteur » qui fait des ravages. Parce que pour le coup, quand on arrive dans ce domaine, enfin dans n’importe quel domaine, quand on est diplômé et qu’on arrive en CDI. Je pense qu’il y a pas mal de personnes qui se disent, mais en fait qu’est-ce que j’ai appris ? Qu’est-ce que je fais là ? Qu’est-ce que je vais apporter comme plus-value ? Et en fait, je pense qu’il ne faut pas trop se freiner. Il ne faut pas trop avoir peur parce que les gens savent que c’est notre premier CDI, notre premier emploi et en fait, ils sont là pour t’accompagner. Typiquement le métier de Traffic Manager, je pense que 90 % de ce que je fais aujourd’hui, je l’ai vraiment appris « sur le tas ». Donc, il ne faut pas avoir peur de se lancer.
Majdeline
Ok, c’est très clair. Est-ce que tu utilises l’IA dans ton métier ? Est-ce que ça a déjà un impact sur le métier de Traffic Manager ?
Nicolas
Alors il faut savoir que l’IA, pour le coup, sur les plateformes dont je me sers, elle est omniprésente et de plus en plus chaque jour. Je pense à Meta qui à chaque fois que l’on upload une photo, maintenant on nous propose de rajouter un fond vert derrière etc… Donc, elle est réellement omniprésente. Après, je m’en sers, mais pas tant que ça en réalité. C’est plutôt inspirationnel pour tout ce qui est par exemple un texte sur lequel j’ai un peu des doutes. Je vais lui demander, qu’en penses-tu ? Est-ce que c’est bien adapté à ce persona ? Et après, je peux m’en servir aussi pour les formules Excel, là pour le coup, quand je me fais un peu des nœuds au cerveau, ça m’aide pas mal.
Majdeline
C’est un petit côté rassurant de l’IA que tu utilises au quotidien ? Qui te rassure avant de mettre un gros budget, j’imagine ?
Nicolas
Oui. Par contre « gros warning » (grosse alerte) quand même sur l’IA. Mais ça arrive qu’elles se trompent. Et pour le coup, ce ne sont pas des blagues, elles se trompent vraiment parfois….
Majdeline
Oui, c’est clair. Ok. Comment tu imagines ton métier dans cinq à dix ans ?
Nicolas
Alors ça, c’est un gros débat souvent chez les Traffic Manager. Est-ce que notre métier va disparaître ? En réalité, je pense côté Traffic Manager, il n’y a pas trop de doute. Mais c’est peut-être en agence avec mes clients qui me disaient, mais à quoi vous allez nous servir dans cinq, dix ans ? En réalité, on se rend compte qu’ils avaient déjà le même discours il y a cinq ou dix ans, avant même que je commence à travailler dans ce domaine. Finalement, il y a de plus en plus de personnes qui font ce métier, donc c’est un métier qui a de l’avenir. C’est juste, un métier qui est appelé à beaucoup changer, je pense. Ce que je fais aujourd’hui, c’est très différent de ce qui se faisait il y a cinq ou dix ans et que ça va être très différent de ce qui se fera dans même deux ou trois ans. Parce que typiquement, il y a plein de choses qu’on fait aujourd’hui, qu’on n’aura peut-être plus besoin de faire. Ce qui voudra dire qu’on aura besoin de faire d’autres choses en plus. Et en fait, le métier change tous les jours.
Majdeline
Donc il y aura toujours besoin d’humains d’après toi ?
Nicolas
Pour moi, c’est sûr.
Majdeline
Et toi, Comment tu souhaites évoluer à l’avenir ?
Nicolas
Alors moi, ça se voit un peu dans mes réponses, mais en fait j’aime beaucoup apprendre, j’aime beaucoup le challenge et à moyen long terme, j’aimerais bien avoir ma propre entreprise, mon propre challenge. C’est pour ça que je continue d’apprendre pas mal de choses qui ne sont pas forcément liées à mon métier. Spécifiquement, les langues, comme je le disais, le coréen et le chinois, mais qui pourront m’être utiles pour monter mon propre challenge.
Majdeline
Merci beaucoup Nicolas. Le mot de la fin, as-tu quelque chose à ajouter ?
Nicolas
Alors moi ce que j’aime bien dire, n’hésitez pas à me contacter, je suis vraiment quelqu’un qui répond sur mon profil LinkedIn. Par contre, je ne suis pas le patron de Lacoste, je tiens à le souligner parce que je reçois pas mal de demandes justement pour essayer de trouver des CDI, des stages, des alternances chez Lacoste. Je vous aiderai du mieux que je peux. Pour les personnes qui ont envie d’en savoir plus sur le métier de Traffic Manager, mes DM sont ouverts sur LinkedIn.
Majdeline
Super ! Merci beaucoup Nicolas.
Nicolas
Merci pour l’invitation Majdeline.
