Métier de chef de projet en pédagogie digitale : missions, salaires et parcours de formation
Chef de projet en pédagogie digitale Salaire
Entre 47K€ et 75K€ brut/an (senior), plus si consultant, variable selon la structure.
Chef de projet en pédagogie digitale Formation
Master Sci. Education, formations Digital Learning, MOOC, outils numériques, anglais pro.
Chef de projet en pédagogie digitale c’est quoi
Mettre en œuvre la pédagogie numérique via un LMS, former et accompagner formateurs/élèves.
Notes du podcast et liens utiles :
Notre invité : Florence Lippi – Profil LinkedIn
Interview faite par : Bertrand Jonquois – Profil LinkedIn
La transcription de l’interview de Florence Lippi, cheffe de projet en pédagogie digitale
Bertrand
Merci beaucoup Florence d’avoir accepté notre invitation. Tu es Cheffe de projet en pédagogie digitale au CFA du Campus Montsouris LinkedIn Campus Montsouris. On va avoir l’occasion d’expliquer ça dans le détail. Mais avant, pourrais-tu te décrire en quelques mots ?
Florence
Je suis Florence Lippi LinkedIn Florence Lippi, j’ai 51 ans et je me suis reconvertie dans le monde du digital learning en 2018. Auparavant, j’ai été juriste en banque une dizaine d’années et j’ai également enseigné le français langue étrangère parce que j’ai vécu plusieurs années à l’étranger.
Bertrand
Merci Florence, est-ce que maintenant tu pourrais nous décrire ton parcours professionnel dans le Digital Learning ? Avant l’entreprise dans laquelle tu travailles actuellement ?
Florence
Oui, alors en 2018, j’ai suivi une formation à distance qui s’appelait le Codifad, avec l’université de Rouen, aux termes de laquelle j’ai obtenu un diplôme universitaire. Je travaillais en même temps comme conceptrice E-learning chez Total Energies, où je les ai accompagnés pour digitaliser des formations qui étaient en présentiel. Ensuite, j’ai rejoint une entreprise qui s’appelle Insights Software Insights Software, qui est une entreprise qui développe des logiciels de comptabilité. Là j’utilisais un outil d’adoption digitale WalkMe. Et plus récemment, j’ai travaillé pour le groupe Savencia et je les ai notamment accompagnés au lancement de leur outil RH Oracle, dans lequel il y a une partie learning.
Bertrand
Excellent, et maintenant, pourrais-tu nous dire dans quelle entreprise tu travailles ?
Florence
Alors aujourd’hui, j’aime bien dire que j’ai retrouvé la pédagogie. Je suis au cœur de la pédagogie parce que je suis dans un CFA, un centre de formation pour apprentis, le CFA Serfal Campus Montsouris situé à Paris qui propose des formations du Bac au master dans les activités tertiaires.
Bertrand
Et ça fait trois ans que tu fais ça ?
Florence
Un peu plus de trois ans.
Bertrand
Oui, d’accord. Et donc, ça accompagne combien d’étudiants ? Combien de personnes en formation ?
Florence
Alors, on a à peu près 1.000 apprentis. Ensuite, pour ce qui est de mon activité, j’accompagne aussi bien les apprentis que les formateurs, il y a approximativement 80 formateurs.
Bertrand
Florence, pourrais-tu nous expliquer le rôle d’une cheffe de projet en pédagogie digitale et puis également les principales missions ?
Florence
Oui, alors mon rôle c’est de mettre le numérique au service de la pédagogie. Pour ça, on a un LMS, un Learning Management System (ou système de gestion de la formation) et je travaille à l’acculturation, au numérique des formateurs et des apprentis.
Bertrand
OK, donc en première mission, mettre en place un Learning Management system. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça se passe comment ?
Florence
Alors ça, il faut commencer par trouver la bonne plateforme. Notre choix s’est porté sur la plateforme Blackboard qui est hyper performante pour les écoles. Ensuite, travailler sur une plateforme LMS au quotidien, c’est inscrire les formateurs, faire les montées de release (nouvelle version ou mise à jour) avec le fournisseur de la plateforme. C’est proposer des tutoriels aux formateurs pour savoir utiliser la plateforme et surtout les accompagner au quotidien pour savoir comment l’utiliser et quoi en faire.
Bertrand
Le Learning Management System, c’est l’outil dans lequel tous les cours, tout ce qui se passe, toutes les interactions entre les profs et les étudiants vont passer ?
Florence
Absolument dans l’idéal, quand elle est parfaitement utilisée. Oui à vrai dire, ils peuvent déposer leurs contenus, faire des devoirs, faire des quiz. Il y a même de l’IA intégrée à la plateforme, donc ils peuvent retravailler leurs contenus de cours. Un tas de choses peuvent être faites dans une plateforme LMS.
Bertrand
Et donc, c’est l’ossature de ton travail, c’est ce que tu as fait en premier. La première mission est de mettre en place ce LMS. Et après tu as dit que tu avais une mission d’acculturation auprès des formateurs. Comment ça se passe ? Qu’est ce que ça veut dire ?
Florence
C’est tout un tas de choses en fonction de la personnalité des formateurs que j’ai en face de moi. Alors acculturation, pour celui qui a une appétence au digital, ça va être lui proposer des outils qu’il utilisera et qui lui seront utiles. Un formateur qui a un peu peur du digital mais qui a pas le choix de s’y mettre. Je vais l’accompagner, je vais lui expliquer, je vais lui montrer des cas d’école pour qu’il sache quoi en faire avec ses étudiants. Et, ça marche.
Bertrand
Et, ça concerne combien de formateurs ?
Florence
Environ 80.
Bertrand
D’accord. Donc il y a un gros travail d’accompagnement de tous ces formateurs, autant ceux qui sont déjà présents que les nouveaux qui vont arriver. J’imagine que, à chaque fois, il faut recommencer ?
Florence
Oui, alors il y a eu un gros accompagnement au changement, ça c’est clair, avec une population importante. Ensuite, pour les nouveaux, c’est au fil de l’eau. En réalité, stratégiquement, on fait quand même attention, aujourd’hui, quand on recrute un nouveau formateur. On vérifie qu’il ait malgré tout une appétence au digital.
Bertrand
Que ce ne soit pas trop compliqué pour lui ? Ensuite, tu as dit en troisième mission : l’acculturation des apprentis. Alors maintenant, qu’est-ce que ça veut concrètement ?
Florence
Alors, déjà, dans un premier temps, quand on a changé de plateforme, on a changé en cours d’année. Donc là, l’idée, c’est qu’ils soient capables de se l’approprier immédiatement. Finalement, on a trouvé deux volontaires par classe qui ont accompagné leurs camarades dans leur appropriation de la plateforme. Et, je les ai formés individuellement. Voilà, ça c’est une première chose. Après, aujourd’hui, il y a le sujet de l’IA qui est très important. Et on a vraiment, en tant qu’organisme de formation, on a une responsabilité et on doit former les apprentis à l’usage du numérique et de l’IA, parce que ce n’est absolument pas inné. Et donc cette année, on a lancé une formation hybride, sur notre LMS. Une formation qui s’appelle l’IA, « l’art du prompt », et on apprend à nos apprentis à prompter.
Bertrand
D’accord. Donc ça veut dire que, une fois qu’on a mis en place le LMS, qu’on a formé les formateurs, il va falloir aussi accompagner en permanence les étudiants pour qu’ils utilisent correctement ces outils ?
Florence
Tout à fait.
Bertrand
OK, donc tu as décidé de travailler avec certains représentants des étudiants formés individuellement. Et après, il y a une transmission de l’information qui s’est faite partout ?
Florence
C’est ça, après ça va vite. Il y a même plus besoin de former d’une année sur l’autre parce tout le monde maîtrise. Trouver des volontaires au début, au moment du lancement d’une plateforme, c’était une façon pour moi d’essaimer, une façon de faire, de rassurer les formateurs aussi. Et, pour dire ça marche, c’est lancé et ça fonctionne. Pour accompagner les formateurs et les apprentis au numérique, j’ai proposé d’autres outils numériques. Donc, on propose des accès à des plateformes comme Orthodidacte (pour le français) ou Global-exam une plateforme qui entraîne au passage du TOEIC pour l’anglais. Cela fait partie de mes missions, de mes prérogatives. Ensuite, on a créé un studio vidéo avec un Rapidmooc utilisé par les formateurs pour créer du contenu et par les apprentis de plus en plus.
Bertrand
OK, ce que je comprends, c’est qu’au fur et à mesure de l’utilisation de ce LMS, le contenu qu’on diffuse aux étudiants est de plus en plus riche ?
Florence
Oui, c’est l’objectif.
Bertrand
Florence, pourrais-tu nous dire pourquoi tu as choisi ce métier ?
Florence
Alors oui, parce qu’il demande de l’adaptabilité et de la créativité.
Bertrand
Et, ce sont des caractéristiques importantes pour toi au quotidien ?
Florence
J’ai envie de dire que c’est un peu ma vie. Je me suis adapté moi même aux changements.
Bertrand
Avec la reconversion dont on a parlé tout à l’heure ?
Florence
Avec la reconversion, avec mes expatriations parce que j’ai pas mal vécu à l’étranger. Et j’adore accompagner les gens et les pousser dans leurs retranchements. Et ça fonctionne pas mal.
Bertrand
Et la créativité ?
Florence
Et alors créativité, c’est une découverte, car lorsque j’étais juriste, je n’étais absolument pas créative. Et en fait, je me suis épanouie dans ce terrain de jeu.
Bertrand
OK, excellent. Peux-tu également nous dire quelles sont les trois principales compétences requises pour ce job ?
Florence
Alors à mon avis, il faut toujours garder la vision de l’expérience utilisateur (UX). C’est le plus important, c’est l’objectif, c’est votre client final. Après, il faut être capable de sortir de sa zone de confort.
Bertrand
OK, toi tu l’as déjà prouvé par ta reconversion, par tes multiples expériences dont on a déjà parlé ?
Florence
Ouais, et puis il faut être capable de s’adapter à ses interlocuteurs. Vous devez pouvoir discuter avec un directeur quand vous avez un « proof of concept » à faire, lui présenter un projet. Vous devez pouvoir parler à un formateur qui déteste le digital. Et, vous devez pouvoir discuter avec un informaticien, car vous avez des lignes de code à compléter ou à faire bouger.
Bertrand
Et, ça veut dire qu’il faut s’adapter. Tu as dit sortir de sa zone de confort dans les compétences. Ça veut dire qu’il faut être curieux ?
Florence
Ah oui ? Curieux, c’est la base.
Bertrand
Donc ça veut dire qu’il faut regarder ce qui se passe tout autour de soi et faire évoluer son job ou ses missions avec les choses qui se passent ailleurs ?
Florence
Oui, en permanence.
Bertrand
Et, c’est particulièrement vrai dans la formation et dans le digital ?
Florence
C’est un peu de tout. Je dirais que c’est dans le digital et dans la formation forcément. Parce que ça va très vite et ça change très vite, surtout avec l’IA. Enfin, il faut être curieux.
Bertrand
Attention, Florence QGP, la Question Gagne-Pain. Combien ça gagne une cheffe de projet en pédagogie digitale ?
Florence
Alors je me positionne comme une senior aujourd’hui. Donc je dirais que senior c’est entre 47K€ et 75K€ brut annuel. Ça dépend de la structure dans laquelle vous travaillez.
Bertrand
OK, et après il y a des primes, Il y a des incentives. Comment ça se passe dans ton métier ?
Florence
Alors ça dépend, si dans le secteur associatif il n’y a pas grand-chose. Dans un grand groupe ou si vous travaillez comme consultant, évidemment, c’est un peu plus.
Bertrand
On peut gagner plus en étant externe et en travaillant comme consultant pour une entreprise ?
Florence
Absolument.
Bertrand
OK, pourrais-tu également nous dire quel a été ton plus grand défi en arrivant dans ce métier ?
Florence
C’est un défi quotidien, et c’est d’accompagner au changement et d’accompagner les postures. Donc pour ça, il faut être agile et savoir s’adapter.
Bertrand
Dans les petits plaisirs dont tu as parlé tout à l’heure, quand on a préparé cette interview, tu as dit que tu aimais bien débloquer les situations des enseignants ?
Florence
Oui c’est vrai, et particulièrement quand le prof qui est super à l’aise avec le digital et qu’il a un gros souci technique. Finalement ça crée des échanges intéressants et je suis contente d’apporter mon support.
Bertrand
Changerais-tu quelque chose dans ton parcours, notamment cette reconversion que tu as faite ? Que changerais-tu dans ton parcours ?
Florence
Alors je changerai rien. Parce qu’en fait, j’ai eu la chance d’avoir plein d’expériences. Et depuis que je suis dans le digital learning, mes expériences, comme juriste où il faut être à l’écoute, s’interroger sur des problématiques, cela m’est toujours très utile aujourd’hui.
Bertrand
Florence, la communauté du Gagne-Pain nous interroge régulièrement sur l’utilisation de l’anglais professionnel dans le travail. Est-ce que l’anglais est important dans ton métier ?
Florence
Évidemment oui. C’est hyper important d’avoir un anglais professionnel. Alors moi aujourd’hui, je l’utilise avec mes fournisseurs du LMS. Mais, de façon générale, quand on regarde les offres d’emploi, il y en a énormément rédigées en anglais ou qui demandent un niveau d’anglais, de B2 ou C1.
Bertrand
D’accord, donc un bon niveau d’anglais professionnel ?
Florence
Oui.
Bertrand
Florence, pourrais-tu nous indiquer quelles sont les bonnes formations pour faire ce métier ?
Florence
Oui, alors je sais que dans l’université où j’avais suivi ma formation, il propose aujourd’hui un master à distance dans les sciences de l’éducation.
Bertrand
D’accord.
Florence
Et puis sinon, j’ai écouté les précédents épisodes du Gagne-Pain et je recommanderais les mêmes formations. (Digital Learning Manager avec Mathilde Nasser et Consultante en Digital Learning avec Visouda Luangkhot.
Bertrand
Et toi, continues-tu à te former régulièrement et si oui comment ?
Florence
Alors je me forme tout le temps. Je suis pas mal de MOOC sur Coursera par exemple, l’accompagnement au changement ou le sujet du Prompt Engineering. Après, je fais aussi des parcours certifiants sur certains outils parce qu’ils les proposent en même temps que le produit. Donc je pense, par exemple, à Camtasia un outil de montage vidéo et audio. Il y a la BPI France Université, qui propose des formations d’e-learning intéressantes en conduite de projet IA. Ensuite, il y a les organismes comme l’ITF ou Cegos qui proposent des formations intéressantes en digital learning.
Bertrand
Pourrais tu également nous indiquer les ressources disponibles qui permettent de bien comprendre ton métier ?
Florence
Alors il y en a plein. Il y a les newsletters souvent hebdomadaires, comme la Digital Learning Academy et EdTech Actu. Il y a des blogs comme le blog Articulate. Et sinon, je vais beaucoup sur les salons à Paris assister aux conférences d’entreprises ou d’acteurs de la EdTech. Ensuite, je participe aux rencontres annuelles de notre LMS Blackboard. Elles sont hyper enrichissantes parce que je discute avec des homologues et on échange sur nos pratiques. J’assiste souvent à des webinaires de prestataires qui présentent leurs nouveautés, des cas d’usages. Et en fait, c’est une façon de s’inspirer et de toujours se renouveler.
Bertrand
Travailler avec ses pairs ?
Florence
Exactement.
Bertrand
Florence, pourrais-tu nous dire quel est le mode de vie type d’une cheffe de projet en digital learning ?
Florence
Oui. Alors moi ce que j’ai fait, c’est que j’ai choisi d’être dans la salle des formateurs. De cette façon, je suis au plus près des utilisateurs et je suis disponible dès qu’ils ont cinq minutes en intercours.
Bertrand
Donc, ça veut dire que tu es à disposition des formateurs, ils peuvent venir te voir et globalement interrompre ton activité ?
Florence
Oui, c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé en fait pour qu’ils s’approprient le numérique.
Bertrand
Dans la question, il y a aussi : fait-on du télétravail ? Est-ce qu’on se déplace ? Change-t-on de campus ou de lieu de travail ? Comment ça se passe ?
Florence
Oui alors moi je me déplace assez peu en réalité. J’ai pas mal de visio avec des fournisseurs, des prestataires. Et sur le sujet du télétravail, j’ai six jours de télétravail par mois.
Bertrand
D’accord, donc on peut travailler à distance dans ce métier ?
Florence
Complètement.
Bertrand
Tu peux t’éloigner de la salle des professeurs ?
Florence
Oui, et puis pour réfléchir et pour créer, c’est mieux parfois d’être dans le calme.
Bertrand
On a une question qui revient maintenant régulièrement depuis plusieurs années, sur l’intelligence artificielle. Quel est l’impact de l’IA sur ton métier ?
Florence
Alors pour moi, l’intelligence artificielle, je le prends comme un outil pour mon métier, un outil comme un autre. C’est-à-dire que je sais le résultat que j’attends. Je veux un cahier des charges, je sais le résultat que je veux. l’IA peut m’aider à l’établir. Voilà, c’est plus rapide, mais fondamentalement, je décide ce qu’il y a dedans.
Bertrand
Vois-tu un impact progressif ? Penses-tu que l’IA va prendre de plus en plus d’importance dans ce métier ?
Florence
Oui forcément, comme dans tous les métiers. Mais alors c’est marrant parce qu’on m’a désignée récemment comme référente IA du campus.
Bertrand
D’accord.
Florence
Donc, j’aide à la fois les formateurs mais aussi tous les administratifs. Et, justement, c’est tout un travail de cartographie de l’IA, mais également de réflexion autour des usages de l’IA pour trouver les cas d’usage autour de l’utilisation de l’IA sur le campus.
Bertrand
Acculturer l’équipe de formation et l’équipe administrative de l’école. Mais, a-t-on besoin d’acculturer les étudiants ou ils le font déjà tout seuls ?
Florence
Alors j’en parlais tout à l’heure. Nous, on les a, on les a acculturés puisqu’on leur propose un parcours de formation. Et définitivement, ils ont besoin d’être acculturés aussi parce qu’ils savent utiliser l’IA. On l’a testé en classe, on leur a donné des cas, des cas d’espèce et en fait ils font un peu n’importe quoi.
Bertrand
On a une autre question qui nous vient d’Emeline Cheffe de projets web – Emeline Parizel, interviewée dans ce podcast, et on a gardé sa question parce qu’elle nous semblait intéressante : qu’est-ce qui donne du sens à ton travail ?
Florence
Alors, ce qui est amusant, c’est qu’en fait je travaille dans le numérique, mais en fait je travaille avec l’humain. Et, l’humain, ce sont les utilisateurs, et ils donnent du sens à mon travail.
Bertrand
D’accord. Ça rejoint la question d’avant. L’IA ne remplacera pas cet humain dans la formation ?
Florence
Non.
Bertrand
OK. Merci beaucoup Florence. En conclusion, que voudrais-tu ajouter à ceux qui nous écoutent ? Est-ce qu’il y a des choses dont on n’a pas parlé et qui te tiennent à cœur et que tu souhaiterais ajouter ?
Florence
Alors déjà, pourrais-je poser une question au prochain interviewé ?
Florence
Oui, bien sûr.
Florence
Voilà : penseriez-vous à vous reconvertir dans le digital learning et pourquoi ? Dans quel domaine ? Parce que l’on peut se spécialiser ?
Bertrand
C’est plus généralement, la question de la reconversion que tu poses ?
Florence
C’est un sujet.
Bertrand
Un sujet qui te plait et qu’on pourrait effectivement poser dans nos interviews. Ensuite, toi, que voudrais-tu ajouter à ceux qui nous écoutent ?
Florence
Alors moi, je pourrais leur proposer, s’ils le souhaitent, de me contacter via LinkedIn. Je suis interrogée parfois par des personnes qui réfléchissent à la reconversion. Ainsi, on échange sur les compétences qu’ils pourraient mettre en avant ? Qu’auraient-ils à développer ? Qu’est-ce qui leur manque ?
Bertrand
OK, merci beaucoup Florence. On mettra le lien vers ton profil LinkedIn, pour ceux qui souhaiteraient prolonger cet entretien avec toi directement. Merci beaucoup.
Florence
Merci à toi.
