page title icon Le Numérique Responsable – Alizée Colin

Les conseils d’Alizée de la Fresque du Numérique.

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Alizée Colin –  Profil LinkedIn

Interview faite par : Bertrand Jonquois –  Profil LinkedIn

La transcription de l’interview sur le numérique responsable.

Bertrand
Merci beaucoup Alizée d’avoir accepté notre invitation. Tu es responsable, Enseignement et Grand Public, à la Fresque du Numérique. On va avoir l’occasion d’expliquer ça. La fresque, c’est un atelier pour comprendre et agir sur les enjeux environnementaux de l’IA et des technologies numériques. Tu es très bien placée pour répondre à toutes nos questions sur ce sujet. Pour commencer, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Alizée
Oui, tout à fait. Je m’appelle Alizée, j’ai 25 ans. Je suis dans ce qu’on appelle le numérique responsable. Dans la communauté d’acteurs et d’actrices qui se sensibilisent aux enjeux environnementaux, sociaux, sociétaux du numérique et qui trouvent des solutions. Je suis dans cette communauté-là, depuis 5 à 6 ans. C’est durant mes études à Nantes, des études dans le digital assez classiques de X-Designer, que j’ai eu un déclic en allant à une conférence au Web2day.

Bertrand
C’est là que tout commence ?

Alizée
Oui, je me suis dit, mon futur métier va polluer. C’est impossible pour moi. Il faut que je fasse quelque chose pour ça. Et, à partir de là, j’ai créé un blog sur ce sujet qui s’appelle Le Bon Digital.

Bertrand
Qui existe toujours ?

Alizée
Oui, même s’il est moins actif. Je n’ai pas publié depuis un petit moment, mais il est toujours en ligne. Par la suite, mon objectif a toujours été d’informer sur ce sujet, notamment les entreprises, les établissements d’enseignement et le grand public. J’ai fait pas mal de radio sur ce sujet et j’ai atterri à La Fresque du Numérique.

Bertrand
C’est ton rôle maintenant, à la Fresque du Numérique, tu es responsable, enseignement et grand public. Cela veut dire quoi ?

Alizée
Mon objectif, c’est d’agir pour que le grand public et que les établissements d’enseignement du supérieur et du secondaire soient sensibilisés sur ces sujets-là.

Bertrand
Ok. L’atelier du Gagne-Pain a pour objectif de proposer des conseils pour construire sa carrière dans le digital. Nous avons déjà abordé le sujet du numérique responsable. Avec toi, j’aimerais qu’on aille encore un peu plus loin. Particulièrement, on a prévu de travailler sur trois questions pendant cet entretien. Si tu en es d’accord, on pourrait commencer par : c’est quoi la Fresque du Numérique ? Pour rentrer dans le détail. Quels sont les enjeux environnementaux du numérique ? où en est-on ? Parce que évidemment, ça bouge beaucoup. Quelles seraient tes recommandations pour accompagner ceux qui veulent se lancer dans le digital, mais qui, certainement, n’ont pas envie de polluer la planète ? Ensuite, quels seraient tes autres conseils pour ceux qui nous écoutent ? Si ça te va, on peut commencer par qu’est-ce que c’est que La Fresque du Numérique ?

Alizée
La Fresque du Numérique, c’est une association loi 1901 qui a été créée, cofondée par Aurélien Déragne et Yvain Mouneu en 2020. À la suite de la fresque du climat, inspirée de la fresque du climat. C’étaient des fresqueurs du climat qui ont donc créé l’association et qui avaient pour but de sensibiliser aux enjeux environnementaux du numérique. À partir de là, on a un atelier qui s’appelle la Fresque du Numérique. On a une version junior aussi, à destination plutôt de l’enseignement secondaire. Ensuite, notre objectif, c’est, via cet outil-là, sensibiliser à travers la France et le monde aux enjeux environnementaux du numérique.

Bertrand
D’accord. Une des autres questions qui se posent, c’est à qui cela s’adresse ? On en a déjà un peu parlé, mais les étudiants, tu l’as dit, mais également le grand public. À qui vous adressez-vous ?

Alizée
On parle à toutes celles et ceux qui veulent en savoir plus et comprendre un peu plus les enjeux environnementaux du numérique. J’ai envie de dire que ce n’est pas qu’une histoire de numérique, parce que le numérique est partout dans notre vie quotidienne, privée et professionnelle. Donc finalement, c’est un atelier qui peut parler à tous. Nous parlons en majorité au grand public, aux établissements d’enseignement qui vont former les futurs concepteurs, conceptrices du numérique et pour les professionnels qui sont déjà dans ces milieux-là ou qui utilisent le numérique au quotidien.

Bertrand
D’accord, combien de personnes ont déjà participé aux ateliers que vous organisez ?

Alizée
À l’heure actuelle, 170 000 personnes ont été sensibilisées par la Fresque du Numérique, majoritairement en France, mais aussi en Europe et dans le monde. On a un peu plus de 5 000 animateurs, animatrices qui sont en capacité d’animer l’atelier à travers la France et le monde.

Bertrand
D’accord, si parmi ceux qui nous écoutent, certains sont intéressés, ils peuvent te contacter s’ils souhaitent participer à un atelier, ou s’ils souhaitent être animateurs ?

Alizée
Oui, tout à fait, c’est possible. Les informations sont sur notre site web. On a notamment des ateliers et des formations à l’animation disponibles pour les citoyens. Il y a un agenda en ligne où vous pouvez directement vous inscrire. Ensuite, si vous voulez le faire auprès de vos établissements d’enseignement ou au sein de vos structures professionnelles, vous pouvez me contacter.

Bertrand
Merci Alizée. Pour poursuivre notre entretien, j’aimerais bien que l’on parle des enjeux du numérique. C’est quoi l’enjeu global ?

Alizée
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à l’échelle mondiale, une étude de 2021 mentionne que les impacts environnementaux du numérique, c’est à peu près 3 à 4% des émissions de gaz à effet de serre.

Bertrand
D’accord, en 2021 ?

Alizée
2021. C’est un chiffre qui date quand même et il y a une complexité de calcul pour réussir à avoir ce chiffre. Le plus important, c’est de comprendre qu’il y a des impacts et que ça continue de croître. Le secteur du numérique est un secteur qui croît économiquement et ses impacts environnementaux aussi.

Bertrand
Donc, ça veut dire qu’à la différence d’autres secteurs qui font attention et que l’on surveille, on pense par exemple à l’automobile, à l’industrie ou même à l’agriculture. Là, il n’y a absolument pas d’arrêt. On est au contraire dans une course effrénée en avant ?

Alizée
Tout à fait. Parce qu’on ne comprend pas encore que le numérique est très matériel et finalement, il a beaucoup d’impact.

Bertrand
Alors, tout à l’heure, tu m’as parlé de la règle des tiers. Pourrais-tu expliquer cette règle des trois tiers ?

Alizée
Le numérique tient sur trois tiers. Le premier tiers, ce sont les terminaux utilisateurs, notre smartphone, notre ordinateur, etc… Le deuxième tiers, ce sont les data centers, les centres de données qui stockent les données numériques. Et, le troisième, ce sont les infrastructures réseaux qui permettent de relier les terminaux utilisateurs et les centres de données.

Bertrand
Donc, il y a effectivement trois pieds sur lesquels il y a une progression, parce que l’on consomme de plus en plus de smartphones, de datacenters et d’IA. Tout cela progresse à une vitesse incroyable. Pourrais-tu nous dire maintenant quelles sont les analyses, les études que vous proposez à la Fresque ?

Alizée
Oui, tout à fait. Nous avons mis à jour notre atelier fin 2025, tout simplement parce qu’on est à la croisée des deux mondes. Le numérique avance très vite et notre compréhension des impacts environnementaux avec aussi. Les études que l’on propose sont basées en majorité sur une étude de l’association GreenIT, sortie en 2025, sur les impacts environnementaux au niveau mondial du numérique. On se base aussi sur l’étude prospective de l’ADEME et Arcep sur le numérique pour comprendre, à l’horizon 2030, dans quelle trajectoire nous sommes. Ensuite, l’atelier tient majoritairement sur des sources mondiales pour que l’atelier puisse être utilisé à l’échelle mondiale.

Bertrand
Après, si on veut en savoir plus et s’informer sur tout ce que tu as dit, on peut retrouver toutes ces informations sur le site de la Fresque ?

Alizée
Oui, tout à fait. On a notre page source de l’atelier dans laquelle on présente notre comité scientifique qui accompagne chaque mise à jour et toutes les sources de l’atelier.

Bertrand
D’accord, ça veut dire qu’on peut aller télécharger les études, les guides, tout ce que vous proposez pour pouvoir soi-même s’investir dans la Fresque ?

Alizée
Alors là, c’est vraiment des rapports à lire si vous êtes courageux. C’est des études qui font 400 pages en anglais, mais ce sont nos sources en tout cas. Par contre, par la suite, on a des ressources action plutôt à destination des participants, participantes, pour se mettre en action…

Alizée
c’est plus facile à lire ?

Alizée
C’est beaucoup plus facile à lire.

Bertrand
Ok, parfait. Alizée, il y a un sujet que l’on n’a pas encore évoqué et qui te tient à cœur, c’est la question du technosolutionnisme. Pourrais-tu nous expliquer ce que c’est ?

Alizée
Oui, tout à fait. C’est un des gros mot de notre siècle, je trouve, qui est de penser que la technologie va nous sauver. Que la solution aux impacts environnementaux se trouve dans le déploiement de la technologie. Ce qu’il faut bien comprendre dans les impacts environnementaux du numérique, la notion d’effet rebond. C’est-à-dire que quand on décide de déployer le numérique, il y a beaucoup d’impacts invisibilisés, mais qui adviennent tout de même. En 2025, l’ADEME a sorti une étude de cas d’usage sur l’utilisation de la technologie dans le cadre de la transition écologique. Qui visait à démontrer si le déploiement de la technologie dans le cadre de la transition écologique était vraiment utile.

Bertrand
D’accord.

Alizée
Donc, c’est que certains cas d’usage, on ne peut pas en faire une généralité. Mais ce qui est sûr, ce qui ressort de cette étude, c’est que sur le cas de la numérisation de l’éclairage public, par exemple. Pour essayer de réduire la consommation énergétique de l’éclairage public, on se rend compte que le déploiement de la technologie a elle-même des impacts qui viennent effacer les gains qu’on aurait pu avoir. Donc, on se retrouve avec un niveau zéro et aucun gain.

Bertrand
C’est ça l’effet rebond. C’est-à-dire que le fait de mettre en place des nouvelles solutions a aussi un coût environnemental ?

Alizée
Tout à fait. Et c’est ça qui est invisibilisé.

Bertrand
Ok, excellent, si on passe à la troisième partie de notre entretien, j’aimerais maintenant t’interroger sur tes recommandations pour accompagner ceux qui nous écoutent vers plus de sobriété numérique. Donc maintenant, ça va être la partie la plus difficile de notre entretien…

Alizée
Moi, j’ai une réponse toute faite qui est d’aller faire un atelier de La Fresque du Numérique.

Bertrand
C’est vrai, c’est plutôt bien comme première étape…

Alizée
Oui, parce que la Fresque du Numérique, est un atelier de trois heures qui vous permet de mieux comprendre en détail tous les impacts environnementaux du numérique. Qu’on n’aura peut-être pas le temps d’aborder aujourd’hui. Et, de comprendre exactement là où chacune et chacun, on peut se mettre en action, en même temps de la façon la plus réaliste au quotidien, et par ailleurs qui a vraiment de l’impact. Parce que les impacts environnementaux du numérique, la première source d’impact, ce sont nos terminaux, nos ordinateurs, nos smartphones, etc. Il y a forcément des choix collectifs, mais il y a aussi de bonnes pratiques au niveau individuel.

Bertrand
Ça, c’est important parce qu’il y a aussi toujours cette idée qu’il faut que les autres fassent le premier pas. Là, clairement, on a dans les mains notre smartphone et on peut faire ce premier pas ?

Alizée
Tout à fait, il faut aussi se rendre compte que les grandes entreprises qui conçoivent nos smartphones, font en sorte qu’ils doivent se renouveler très rapidement. C’est ce qu’on appelle l’obsolescence programmée. Il ne nous facilite pas la tâche…

Bertrand
Oui, mais on peut choisir quel smartphone on achète ?

Alizée
Exactement. On peut choisir quel smartphone on achète.

Bertrand
À quel moment on l’achète ? À quel moment on le renouvelle ?

Alizée
Est-ce qu’on l’achète neuf ou pas ? Le conseil primordial à avoir en tête, c’est de garder le plus longtemps possible ces appareils numériques. Ça passe par l’acheter en reconditionné, par le réparer ainsi que par le protéger, donc avoir une coque, etc… Faire attention.

Bertrand
Faire attention, c’est vrai que parfois, des usages numériques nous surprennent. Regarder des vidéos en plein soleil, on se dit : Là, vraiment, C’est absurde, c’est tout ce qui ne va pas ?

Alizée
Oui, c’est sûr. Mais si on veut parler d’un usage qui est complètement généralisé aujourd’hui, c’est l’usage de l’intelligence artificielle. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’avènement de l’intelligence artificielle va faire doubler la consommation d’énergie des data centers d’ici à 2030 en France. Donc, il y a aussi un enjeu sur notre usage de l’intelligence artificielle qui est souvent très récréatif et qui n’est pas du tout régulé.

Bertrand
D’accord. Et donc là aussi, on a des choses dans ses propres mains. C’est à nous de décider si on utilise un smartphone neuf, c’est à nous de décider si on utilise ChatGPT pour faire une vidéo ?

Alizée
Tout à fait. En fait, il y a déjà la question de quel modèle d’intelligence artificielle, on utilise. L’objectif, c’est d’utiliser un modèle d’IA le plus précis possible et le moins généraliste. Et, partir du principe que le numérique et l’IA sont des outils et ne sont pas la réponse à tout.

Bertrand
Et cela fait partie des sujets que vous abordez dans vos ateliers ? Vous accompagnez ceux qui participent à la meilleure utilisation de leur smartphone ou de l’intelligence artificielle ?

Alizée
Oui, tout à fait. Dans l’atelier de trois heures de la Fresque du Numérique, on a environ deux heures dédiées à la compréhension des enjeux. Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient. Ensuite, on a une heure dédiée à la mise en place des actions. Ensuite, l’objectif, c’est que chaque participant reparte avec des actions qu’elle ou il peut mettre en place.

Bertrand
Ainsi, on parle d’actions qui peuvent être au niveau de l’entreprise, qui peuvent être au niveau de l’école, mais qui peuvent aussi être au niveau individuel ?

Alizée
Tout à fait. C’est à la fois au niveau individuel, collectif, même sociétal aussi.

Bertrand
J’ai une question qui est souvent très compliquée. Je sais que tu vas me dire que c’est compliqué, mais ce serait quoi la première action qu’il faudrait faire ?

Alizée
À l’échelle individuelle, ce qui est sûr, c’est que je reviens sur l’aspect matériel du numérique, c’est vraiment garder ces appareils le plus longtemps possible. D’un point de vue collectif, on peut faire en sorte que les choix politiques, les choix industriels soient faits dans l’intérêt des consommateurs d’un point de vue environnemental. Je dirais qu’à l’échelle collective, on peut aussi soutenir les associations qui travaillent sur ces sujets. On peut demander à nos pouvoirs publics de réguler à l’échelle française, à l’échelle européenne et suivre ces recommandations en tant que consommateur.

Bertrand
Ce que tu es en train de dire, c’est que ce n’est pas juste un choix sur son usage numérique, son téléphone, son smartphone, l’utilisation de l’IA, etc. Mais, c’est aussi un choix citoyen, de prise de conscience de ce qu’il faut faire et d’impulsion, disons, politique sur les pouvoirs publics ?

Alizée
Tout à fait. En réalité, c’est quel futur on souhaite avoir. Un futur où nous subissons le numérique. Parce qu’aujourd’hui nous subissons le numérique. Quand je dis « nous », cela peut être quelqu’un derrière son smartphone sur les réseaux sociaux qui a beaucoup d’anxiété. Ou ces jeunes qui meurent en République Démocratique du Congo (RDC) dans les mines de cobalt qui servent à fabriquer nos smartphones. On est dans une période où on subit le numérique alors que l’on peut basculer vers un numérique plutôt choisi.

Bertrand
Les ateliers, c’est également donner la possibilité de comprendre et d’agir ?

Alizée
Tout a fait.

Bertrand
Alizée, pour cette dernière partie, j’aimerais connaitre tes conseils pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient aller plus loin ?

Alizée
S’informer, cela commence toujours par ça.

Bertrand
Ça a commencé par là pour toi ?

Bertrand
Oui, ça a commencé par là pour moi. Il y a quand même beaucoup de ressources sur ces alorssujets. On a une grande fierté française, parce que pour le numérique responsable les pionniers sont Français. On est quand même avancés. D’un point de vue éthique et manipulation de la donnée, je conseillerais le documentaire « Derrière nos écrans de fumée »

Alizée
Il a déjà été cité dans ce podcast. Effectivement, il est très bien.

Alizée
Ça ne m’étonne pas, je dirais également le documentaire Les sacrifiés de l’IA, qui parle des backstages, des petites mains de l’IA qu’on oublie souvent. Encore une fois, là, ce n’est pas de la matérialité, mais il y a bien de l’humain aussi derrière ces technologies. Donc vraiment sur la sensibilisation et l’information, ces deux documentaires-là sont bons. Ensuite, si vous voulez déployer le numérique responsable, en tout cas avoir cette notion dans votre entreprise. Je vous conseille d’aller suivre les associations qui travaillent sur ce sujet-là, qui publient des guides de bonnes pratiques, des checklists, etc. On peut citer l’Institut du numérique responsable, qui publie depuis peu une newsletter dédiée aux impacts de l’IA. Donc, je vous la recommande fortement. Il y a Les Designers Ethiques aussi. C’est pour ceux qui vont être côté design.

Bertrand
Que l’on a reçu ici avec l’interview de Anne Faubry.

Alizée
Une super asso qui fait de très, très belles choses. Et encore une fois, GreenIT d’un point de vue documentation. L’association publie pas mal sur ce sujet-là. Pour celles et ceux qui veulent déployer le NR dans leur entreprise, je conseille le livre Le B.A.-BA DU NUMÉRIQUE RESPONSABLE, qui aborde ces sujets de façon pragmatique. C’est-à-dire, étape par étape, dans ma petite entreprise, comment je peux mettre des choses en place.

Bertrand
Ça fait déjà beaucoup de choses, tout ça ?

Alizée
Ça fait pas mal de choses.

Alizée
On a une belle liste de courses ?

Alizée
Oui, complètement. Et last but not least. Et je conseille aussi l’archipel des GAFAM écrit par Vincent Courboulet, qui a une très belle plume comme d’habitude. Et qui vulgarise très bien les sujets et qui a notamment une petite nouvelle dystopique à l’intérieur de ce livre, ce qui est toujours très intéressant à lire.

Bertrand
Excellent. On va garder tout ça et puis on va évidemment continuer à se former sur ce sujet. En conclusion, j’aimerais bien que tu me dises, d’un point de vue plus personnel, qu’est-ce que tout cela a changé dans ton quotidien ?

Alizée
Ce qui a changé majoritairement, c’est mon rapport à la technologie et au numérique. J’ai bien conscience qu’il est partout. J’ai moi-même un smartphone, je travaille sur mon ordinateur, mais pour ma part, le numérique est vraiment un outil. Mon objectif, c’est d’agir pour que je ne le subisse plus. Donc, personnellement, je garde mes appareils le plus longtemps possible, j’achète du reconditionné, etc. D’un point de vue encore plus micro sur l’usage, j’ai supprimé l’ensemble des notifications sur mon téléphone, notamment sur les réseaux sociaux. Ça m’arrive aussi de mettre mon téléphone en noir et blanc, donc l’affichage en noir et blanc. Je vous invite réellement à tester. Ça ne donne absolument pas envie de l’utiliser, mais c’est ça qui est très intéressant.

Bertrand
Ok, excellent. Est-ce que pour ceux qui souhaiteraient te contacter, discuter avec toi, peux-tu nous dire quelle est la bonne méthode pour le faire ?

Alizée
Oui, tout à fait. Alors, depuis le site de La Fresque du Numérique, c’est possible de demander une intervention si vous le souhaitez. Il y a des formulaires à disposition et sinon directement par mon email alizé(@)fresquedumérique.org ou directement sur LinkedIn.

Bertrand
Alizé, Merci beaucoup pour toutes ces explications. Et, à très bientôt dans un atelier ?

Alizée
Merci, à très bientôt.

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