page title icon Directrice Artistique IA – Joséphine Péters

Quelles compétences, missions et formations pour devenir Directrice Artistique IA ?

Directrice Artistique IA Salaire

En agence à partir de 60K€ brut/an ; plus en freelance ou à l’étranger.

Directrice Artistique IA Formation

École d’art visuel (direction artistique) + pratique IA ; anglais recommandé.

Directrice Artistique IA c’est quoi

Création de contenus visuels avec l’IA, conseil, formation et conférences pour marques.

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Joséphine Péters –  Profil LinkedIn

Interview faite par : Bertrand Jonquois –  Profil LinkedIn

Retrouvez la transcription intégrale du podcast Le Gagne-Pain pour obtenir toutes les informations concernant le métier de directrice artistique IA

Bertrand
Joséphine, tu es Directrice Artistique (DA) spécialisée en IA générative. On va avoir l’occasion d’expliquer ça dans le détail, mais avant, j’aimerais que tu te décrives en quelques mots.

Joséphine
J’ai 31 ans, je suis Parisienne et j’ai commencé par des études de philosophie et d’anthropologie à la Sorbonne. Puis, j’ai fait cinq ans de direction artistique à Penninghen, à Paris.

Bertrand
Penninghen, c’est spécialisé dans la direction artistique ?

Joséphine
Oui, ça forme à la fois des directeurs artistiques et des architectes d’intérieur.

Bertrand
D’accord. Est-ce que tu peux maintenant nous présenter ton parcours professionnel, c’est-à-dire les entreprises dans lesquelles tu as travaillé avant celles dans laquelle tu es aujourd’hui ?

Joséphine
J’ai commencé un stage en tant qu’assistant de direction artistique dans une agence qui s’appelle NICE, qui est notamment spécialisée dans le secteur du luxe et dans le packaging. Ensuite, j’ai travaillé pendant trois ans dans une startup dans le secteur du bien-être animalier. J’étais directrice artistique et ça m’a permis de pouvoir un peu toucher à tout puisqu’on était une petite équipe. Et j’ai pu manager des alternants et m’occuper à la fois de plein de projets, particulièrement de m’intéresser à l’IA.

Bertrand
C’est là que ça commence ?

Joséphine
Exactement, l’IA arrivait, je me suis dit pourquoi pas l’utiliser au quotidien dans les outils qu’on utilisait déjà. Je me suis intéressée à aller plus loin et proposer des choses plus artistiques avec l’IA. Je me suis mise à créer de mon côté en passant de nombreuses nuits blanches dessus. J’étais complètement fascinée et passionnée et je me suis dit pourquoi pas monter un compte Instagram et poster les images que je faisais.

Bertrand
Donc, en parallèle de ce que tu faisais dans l’entreprise, tu as créé ton compte Instagram pour montrer tes créations ?

Joséphine
Exactement.

Bertrand
Et c’est comme ça que tu as trouvé ta troisième expérience ?

Joséphine
Oui, c’était le point de départ d’un nouveau monde, d’un nouveau métier qui était en train d’arriver. J’ai rencontré beaucoup d’agences et de marques, dont une avec laquelle j’ai beaucoup travaillé. Les marques venaient me voir et me disaient : Tu as créé un besoin. Parce que tout était encore à créer et c’était ça qui était hyper intéressant. Que fait-on avec l’IA ? Comment l’intégrer dans le processus de création ? Et moi, c’est vraiment ce que je souhaitais faire et que je fais.

Bertrand
Si on veut résumer ton expérience, tu as fait de la direction artistique et tu y as mélangé l’IA. Et maintenant, c’est devenu un job qui mélange les deux. Peux-tu nous présenter l’entreprise dans laquelle tu travailles actuellement ?

Joséphine
Je suis à mon compte. J’ai créé MDJ Studio. Je fais de la création de contenu et de la formation. J’ai notamment travaillé pour différentes agences telles que PartiPris, l’Amour Extrême, plein d’agences différentes. Pour des marques comme Delsey, Moët Hennessy, Moët et Chandon, Dom Pérignon, Martel…

Bertrand
Donc tes clients, ça peut être soit les marques directes, soit les agences ?

Joséphine
Exactement, c’est ça.

Bertrand
J’avais envie de revenir sur un truc qui me semblait intéressant. Quand tu as créé MDJ, il y avait aussi une sorte de contraction de Midjourney. C’est l’outil principal avec lequel tu travailles.

Joséphine
Oui, c’est ça. Midjourney, c’est l’outil principal que je trouve incroyable. Et aussi l’envie de dire que c’était le début de l’IA et j’ai appelé ça : Maître Du Jeu (MDJ).

Bertrand
Donc MDJ c’est la contraction à la fois de Midjourney et de maître du jeu. Est-ce que maintenant, tu peux nous parler des missions ? Quelles sont tes principales missions ?

Joséphine
J’ai trois grandes missions. La première, c’est la création de contenu à l’aide de l’IA, que ce soit en vidéo ou en image, pour des marques et des agences. La deuxième mission, c’est la formation. Je vais accompagner les marques à découvrir comment intégrer l’IA dans le processus de création. Parce que ce n’est pas une formation théorique, c’est aussi de se demander, que peut-on faire avec l’IA ? La troisième mission, ça va être des conférences et des interventions dans des écoles.

Bertrand
Si je résume, il y a d’abord une première mission qui est la mission principale, qui est celle de créer du contenu. Et puis tu étends cette mission en allant expliquer aux autres comment ils vont pouvoir le faire eux-mêmes. Par ailleurs, tu fais de la formation dans les écoles et via des conférences ?

Joséphine
Exactement. Par exemple, quand j’ai fait VivaTech cette année, j’ai parlé de savoir bien « prompter », et pourquoi c’est important de savoir utiliser les mots pour pouvoir créer des images impactantes.

Bertrand
D’accord. Donc, tu n’as pas peur de divulguer les petits secrets de la machine à d’autres ?

Joséphine
Il y en a plein des petits secrets. Je peux en dire quelques-uns.

Bertrand
Est-ce que tu peux également, Joséphine, nous dire pourquoi tu as choisi ce métier ?

Joséphine
Ce choix est venu très naturellement à moi. Vu que j’avais un parcours à la fois sur le fond, puis sur la forme, ça m’intéressait énormément de pouvoir créer des images avec des mots. Je trouvais ça complètement fascinant, ça remet les idées au centre de la création. Donc, quand l’IA est arrivée, j’ai été pris de passion pour tout ça. Et pas seulement pour de la création. Je trouve ça absolument fou tout ce qu’on peut faire avec l’IA.

Bertrand
Et ça rejoint un peu ce que tu disais tout à l’heure quand tu as parlé de ton parcours universitaire, ça mélange les deux. C’est-à-dire à la fois de la philosophie, donc des mots, et puis de la création artistique et de l’image. Est-ce que tu as l’impression que l’intelligence artificielle t’a choisie ?

Joséphine
Je ne sais pas si elle m’a choisie, mais en tout cas, moi, je l’ai choisie.

Bertrand
Joséphine, quelles sont les trois principales compétences qu’il faut pour exercer ce job ?

Joséphine
De la curiosité, de la créativité et de la persévérance.

Bertrand
D’accord. La curiosité, qu’est-ce qui fait que la curiosité est aussi importante dans ce job ?

Joséphine
Parce que l’IA évolue toutes les semaines, tous les jours et qu’il faut être curieux de ce qui se passe. Pas seulement au niveau de l’IA, mais aussi au niveau du monde artistique, de voir comment ça avance et faire de la veille.

Bertrand
Ça veut aussi dire se remettre en cause ?

Joséphine
Oui, évidemment. Je connais beaucoup de directeurs artistiques ou de marques et d’agences qui ne veulent pas utiliser l’IA. Et je pense que c’est important de se dire qu’on évolue aussi avec son temps et qu’il faut essayer.

Bertrand
Après, tu as dit dans les compétences pour ce job, la créativité. Ça paraît assez évident, mais est-ce que tu peux l’expliquer, notamment dans la relation avec l’IA ?

Joséphine
Oui, parce que l’IA, sans le créatif, n’est rien. C’est le créatif qui va lui permettre de l’orienter et de pouvoir mettre en forme ses idées. Sans idées, l’Ia, ça ne marche pas.

Bertrand
Donc, il lui faut un maître. C’est ça que tu es en train de dire ?

Joséphine
C’est ça.

Bertrand
Après, dans les compétences, tu as indiqué la persévérance. Alors c’est intéressant. Ça veut dire quoi par rapport à l’IA ? Il faut aussi être constant ?

Joséphine
La persévérance, particulièrement quand on fait face à des défis, des défis techniques. Et la persévérance, c’est se dire qu’il ne faut pas lâcher ou abandonner ses idées, essayer plein de logiciels différents, plein d’idées différentes.

Bertrand
Joséphine, est-ce que tu peux nous dire quelle est la tâche quotidienne qui te plaît le plus et celle qui te plaît le moins ?

Joséphine
Celle qui me plaît le plus, ça va être l’idée de raconter des histoires, de créer des univers. J’utilise plusieurs outils pour façonner des mondes. Donc, j’utilise Midjourney et après, je viens upscaler avec Magnific.AI.

Bertrand
Upscaler, qu’est-ce que ça veut dire ?

Joséphine
Upscaler, ça veut dire agrandir une image, améliorer sa qualité, son grain et le rendu.

Bertrand
Et là, tu utilises quel outil ?

Joséphine
Magnific.AI et après, je vais retravailler l’image avec Photoshop. L’image quand elle sort en IA, je vais toujours la retravailler. Et c’est ça aussi qui m’intéresse, c’est d’aller un peu plus loin et de pousser à la fois les compétences de l’IA, et ce que je peux faire par rapport à ce brief client. Comment je fais pour que mon idée soit la plus impactante ?

Bertrand
Quand tu dis que la tâche quotidienne qui te plaît le plus, c’est de créer un univers, on comprend que tu vas utiliser plusieurs palettes pour créer cet univers. Midjourney, qui est un peu la base, l’outil d’intelligence artificielle, mais après, tu vas utiliser d’autres outils pour compléter ça, pour étendre ton univers. C’est ça qu’il faut comprendre ?

Joséphine
Oui, je pense qu’il faut comprendre que c’est l’association de plein d’outils qui permet un beau rendu, et qui permet de pouvoir coller soit un brief, soit proposer un univers. C’est tout le background d’un DA et tout ce qu’il sait. Ça peut être un mix de photo, de peinture et toutes les références.

Bertrand
Ok. Maintenant, la tâche qui te plaît le moins, parce qu’il y en a forcément des choses moins amusantes, c’est quoi ce qui te plaît le moins dans ce job ?

Joséphine
Ce qui me plaît le moins, ça va être la frustration qu’on peut ressentir parfois par rapport à certaines IA, notamment avec l’IA vidéo. Moi, j’utilise Runway. Il y a d’autres IA vidéo qui sont aussi très bien, mais ça reste assez limité. Et donc, parfois, j’aimerais pouvoir dire au client : Oui, bien sûr, c’est possible, on peut le faire avec l’IA, mais en fait, non, on ne peut pas tout faire. Et c’est la tâche que j’aime le moins, c’est de dire non. Ça, ce n’est pas possible ou, ça, c’est de la 3D, ce n’est pas de l’IA…

Bertrand
D’accord. Donc, d’une certaine manière, ce sont un peu les limites de ce que peuvent faire les outils ?

Joséphine
Exactement. Après, du coup, ça reste intéressant de se demander si, justement, il y a telle limite à cet outil. Qu’est-ce que je peux proposer ? Comment je peux faire ? Comment je peux contourner pour pouvoir arriver ? Et ça aussi, c’est assez intéressant de chercher des solutions.

Bertrand
Attention, QGP, la question Gagne-Pain. Combien ça gagne une directrice artistique spécialisée dans l’IA ?

Joséphine
Ça peut vraiment varier en fonction des marques, des agences et du secteur. Et puis aussi en fonction de la création d’images ou de la formation.

Bertrand
Et ça peut aussi varier, j’imagine, en fonction du statut. Si on est indépendante comme toi ou si on est salarié en entreprise ?

Joséphine
Oui, ça dépend aussi beaucoup du statut.

Bertrand
Et l’ordre de grandeur, si on veut répondre à la question de ceux qui nous écoutent et qui se disent : J’ai envie de faire ce métier, c’est quoi l’ordre de grandeur ?

Joséphine
Je pense qu’en agence, ce serait à partir de 60K€ brut annuel. Mais à Paris, par exemple, aux États-Unis, ce serait beaucoup plus. Ça dépend vraiment.

Bertrand
Joséphine, tu peux nous dire quel a été le plus grand défi que tu as eu à relever en arrivant dans ce métier ?

Joséphine
Le plus grand défi, ça a été de me confronter à la peur des gens. Parce qu’il y a beaucoup de gens ou de photographes qui venaient me voir et qui me disaient : Mais moi, j’ai peur de l’IA. J’ai peur que ça remplace mon métier. Mais justement, le défi, ça va être d’éduquer les gens et de leur dire que finalement, c’est quand on essaie l’IA, que les peurs, s’en vont et ça permet, au contraire, de pousser encore plus loin la créativité.

Bertrand
Ç’est un défi constant ? Tu vois les choses évoluer ou on est toujours un peu dans cette même interrogation des gens sur la peur de leur métier qui disparaît ?

Joséphine
Les choses évoluent. Beaucoup plus de gens l’intègrent et comprennent que ça reste un outil. Mais c’est encore là. Quand je fais des conférences ou même des formations, il y a toujours des gens qui en ont très peur. Ça va être la question première qui va revenir, ou même en termes de droits d’auteur. Les gens pensent que c’est créé à partir de rien, mais il y a quelqu’un derrière.

Bertrand
Joséphine, est-ce que tu pourrais nous parler d’un projet sur lequel tu as beaucoup aimé travailler ?

Joséphine
J’ai beaucoup aimé travailler pour la marque Delsey. C’était un projet où je suis partie à New York faire des images en live. C’était au sein des bureaux de Condé Nast. C’était hyper intéressant parce que les gens venaient me voir et je leur créais une image directement en fonction de leur envie. Ça allait être sur le thème du voyage, puisque Delsey est une marque de valises. L’idée, c’était vraiment de proposer un voyage idéal aux personnes qui venaient me voir.

Bertrand
Est-ce que tu peux également répondre à une question qui est souvent posée par la communauté du Gagne-Pain. Quelle place a l’anglais dans ton métier ? Est-ce que c’est extrêmement important ?

Joséphine
C’est extrêmement important parce que pour bien prompter, il vaut mieux prompter en anglais, même s’il y a plein d’IA qui connaissent très bien le français et ça marchera. Dès qu’on veut être précis et un peu pointilleux, il faut en tout cas pouvoir maîtriser l’anglais. Ça, c’est essentiel.

Bertrand
Donc, ça veut dire qu’il ne faut pas seulement parler anglais, écrire en anglais, il faut très bien écrire pour pouvoir dicter ce qu’on veut à l’IA.

Joséphine
Je dirais oui, surtout bien écrire. Après, pour communiquer avec des clients internationaux aussi, c’est très important de savoir parler anglais.

Bertrand
Ok. Dans la création avec de l’IA, on parle souvent d’un dialogue avec des échanges ? On lui pose une première de questions, puis on corrige un peu. Est-ce que là aussi, la précision de l’anglais est cruciale ?

Joséphine
Pour ce qui est de la création d’images, en général, il y a très peu de dialogue. Mais en tout cas, oui, l’anglais est très important puisque c’est vraiment la manière dont on va prompter et dont il va comprendre ce qu’on va lui demander.

Bertrand
Ça veut dire que tu améliores au fur et à mesure ton prompt. Ça veut dire que ton prompt, à la fin, il peut faire un paquet de lignes ?

Joséphine
S’il fait un paquet de lignes, ce n’est pas forcément un bon prompt. Ça veut dire qu’on n’a pas réussi à bien définir son idée. Une idée, elle est justement impactante quand on a les bons mots et le bon prompt. C’est un prompt qui est bien équilibré. Et plus il est court, mieux il est, puisque ça voudra dire qu’on aura su exprimer rapidement son idée et efficacement. C’est un prompt efficace.

Bertrand
Ok, je reviens à ma question sur l’anglais, ça veut dire qu’on est très précis sur les mots qu’on va utiliser, la précision du langage, évidemment, j’imagine très importante, notamment si on est court.

Joséphine
Oui, il faut être très précis, parce que sinon, s’il y a des mots en trop, ça va être mal compris et on n’aura pas exactement ce qu’on veut.

Bertrand
Ça veut dire qu’il faut être, j’imagine, bon en anglais, voire extrêmement bon en anglais pour pouvoir faire ça, non ?

Joséphine
Oui, il faut être bon en anglais.

Bertrand
Joséphine, pour ceux qui nous écoutent, qu’est-ce que tu peux dire sur les bonnes formations pour faire ce métier de DA spécialisé en intelligence artificielle ?

Joséphine
Les bonnes formations pour faire ce métier, je dirais de faire une école de création d’art visuel, par exemple, vraiment axée sur tout ce qui est direction artistique, parce que ça permettra de toucher à tout. Et pour se spécialiser plus en IA, il y a des écoles qui commencent à l’intégrer dans leur parcours. Mais sinon, c’est vraiment de la pratique, s’entraîner et essayer les nouveaux outils ou les outils qui existent déjà.

Bertrand
Quand on a préparé cette interview, tu as dit : Aimer manier les mots. J’aimais bien cette expression. Qu’est-ce que ça veut dire précisément dans la phrase que tu as prononcée : Aimer manier les mots ?

Joséphine
Oui, il faut aimer manier les mots, ce qui veut dire avoir une appétence pour le langage et comprendre l’impact que peuvent avoir les mots sur les images. Quand on est DA, c’est important de savoir bien défendre son concept et ses idées. Je pense qu’il faut aimer, dans tous les cas, le langage et encore plus particulièrement dans l’IA.

Bertrand
Oui, parce que pour l’IA, il va falloir être précis. Un mot peut changer complètement l’image que va te proposer l’IA, donc il faut être aussi extrêmement précis. Et précis, comme on le disait tout à l’heure, souvent aussi en anglais. Donc, c’est quand même une compétence supplémentaire qu’il faut par rapport à la direction artistique classique.

Joséphine
Oui, complètement.

Bertrand
Je sais que ce n’est pas facile à imaginer, mais ça veut dire que les mots ont aussi de l’importance en plus du visuel.

Joséphine
Oui, mais je pense que les deux, dans tous les cas, vivent ensemble. C’est important de pouvoir décrire son visuel. Là, c’est juste de le faire à l’inverse, c’est de le décrire avant de le voir.

Bertrand
C’est inverser la proposition. C’est une bonne façon de voir les choses. On le décrit d’abord avant de le faire faire par la machine. Est-ce que toi, tu continues à te former ? Et si oui, comment ?

Joséphine
Oui, je continue à me former tous les jours parce que notamment, il y a des updates tous les jours sur l’IA. Moi, je vais voir sur LinkedIn, je suis des groupes de personnes qui font de l’IA. On échange beaucoup dessus. On va même parfois s’échanger un peu nos contenus de formation pour dire : Tiens, toi, comment tu expliques ça ? Ou il y a ça de nouveau ? Et puis toujours de la pratique. Les meilleures ressources pour se former, c’est de regarder autour de nous et tout ce qui nous entoure. C’est ça qui va vraiment nourrir la créativité, d’aller faire des expositions, de regarder quels sont les grands photographes, les mouvements artistiques, ce qui a marqué l’histoire, de définir un style et des références. C’est vraiment ça qui va être très important.

Bertrand
Donc c’est une culture d’abord, d’une certaine manière, de ce qu’on aime sur ces sujets ?

Joséphine
Complètement. Entre deux personnes qui font ce métier-là, on ne fera pas du tout la même chose parce que ce sera vraiment lié à notre culture visuelle, à nos de référence à ce qu’on aime aussi.

Bertrand
Joséphine, quels seraient tes conseils pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient se lancer dans ce métier de directeur artistique ou directrice artistique spécialisée en IA ?

Joséphine
Mes conseils, ce serait du travail, de la persévérance et surtout se tenir au courant de tout ce qui se passe en IA et des évolutions.

Bertrand
Donc, on en revient sur la veille dont tu parlais déjà tout à l’heure.

Joséphine
Oui, c’est ça.

Bertrand
Ok. Dans les questions, pour terminer cette interview, il y a une question qui nous a été qui a été proposée par Emeline et que je trouve intéressante de réutiliser pour cette interview, et c’est : qu’est-ce qui donne du sens à ton travail aujourd’hui ?

Joséphine
Ce qui donne du sens à mon travail aujourd’hui, ça va vraiment être justement l’innovation l’idée qu’on est dans quelque chose de nouveau et qu’on peut aller plus loin, de repousser les limites du possible en termes de créativité.

Bertrand
Ça, c’est le sens, c’est-à-dire le sens, c’est d’aller chercher plus loin encore, aller derrière ce qu’on peut voir aujourd’hui pour trouver des choses invisibles.

Joséphine
Oui, de proposer des choses nouvelles. Tout est encore à créer. On est vraiment dans un métier qui est tout nouveau et dans des outils qui sont nouveaux. C’est ça qui est le plus intéressant pour moi.

Bertrand
Et toi, quelles sont les évolutions que tu envisages dans ton métier ? Est-ce qu’il y a des choses déjà sur lesquelles tu travailles pour faire évoluer ton métier ?

Joséphine
Essayer de travailler dans d’autres secteurs. Là, en ce moment, je travaille sur du jeu vidéo pour un tournage. C’est assez chouette de pouvoir créer des univers très différents. Là, tout ce qui est gaming, moi, je connais moins et ça me permet d’aller explorer d’autres choses.

Bertrand
Ok. Pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient prolonger la discussion avec toi, comment ils peuvent faire ? Comment est-ce qu’ils peuvent entrer en contact avec toi ?

Joséphine
Ils peuvent me contacter via mes réseaux, que ce soit sur mdjstudio Ou bien sur mon Instagram, ou bien sur LinkedIn, à Joséphine Peters

Bertrand
Ok, on mettra tous ces liens dans les commentaires du podcast. Joséphine, merci beaucoup.

Joséphine
Merci Bertrand.

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