page title icon Développeur No code – Arthur Chotard

Salaire, missions et compétences requises pour devenir Développeur No code

Développeur No code Salaire

Entre 40 et 45 k€ brut/an, peut évoluer avec l’élargissement des compétences.

Développeur No code Formation

Pas de parcours dédié ; écoles marketing/développement ou bootcamps courts (ex : Le Wagon).

Développeur No code c’est quoi

Crée et automatise des applis web sans coder, avec outils visuels type Lego. Support, commercial.

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Arthur Chotard –  Profil LinkedIn

Interview faite par : Bertrand Jonquois –  Profil LinkedIn

La transcription de l’interview d’Arthur Chotard, développeur no code

Bertrand
Merci beaucoup d’avoir accepté l’invitation du Gagne-Pain. Tu es Développeur No code chez Spark. On va avoir l’occasion d’expliquer ça dans le détail, mais avant, pourrais-tu te décrire en quelques mots ?

Arthur
Je suis Arthur, j’ai 24 ans. Pour me situer, j’ai eu le bac en 2018 et je me cherchais un peu après le bac. Par ailleurs, j’hésitais entre le côté marketing et le côté développement. C’est pour ça que j’ai fait mes trois premières années d’études supérieures à l’IIM. Ensuite, je me suis dirigé vers le double diplôme de l’EMLV, le Digital Marketing et Data Analytics (DMDA).

Bertrand
Un diplôme que je connais bien. Arthur, peux-tu nous présenter ton parcours professionnel avant l’entreprise dans laquelle tu travailles actuellement ?

Arthur
Yes, ça marche. J’ai un parcours un petit peu atypique parce qu’en effet, j’ai fait six mois de stage, deux ans d’alternance dans la même entreprise. Je suis rentré en stage et en alternance comme consultant et au milieu de mon alternance, j’ai changé de poste en interne. Maintenant, mon poste actuel est Développeur No code, car j’ai été embauché à la suite de mes deux années d’alternance.

Bertrand
Un stage et une embauche en CDI à la suite, c’est plutôt bien ?

Arthur
C’est parfait. Le parcours, entre guillemets, parfait.

Bertrand
Est-ce que désormais, tu peux nous présenter Spark ?

Arthur
Spark, c’est une agence de marketing qui a été fondée en 2019, qui accompagne aujourd’hui plus d’une centaine de clients. Donc, il y a un peu de tous type de clients. Il y a des startups, des PME, des entreprises, comme le Slip Français. Spark, le cœur de métier, ça va être que des consultants vont accompagner ces entreprises-là dans leur campagne marketing. Ils vont faire du SEO, du SEA ainsi que du paid media.

Bertrand
D’accord, excellent. C’est une agence, disons, sur tous les sujets d’acquisition marketing ?

Arthur
C’est ça, acquisition marketing aussi la data autour de tout ça ?

Bertrand
Arthur, peux-tu nous présenter ton métier de Développeur No code et puis tes missions quotidiennes ?

Arthur
Développeur No code, ce que je fais chez Spark, je construis et j’automatise une application Web, avec des outils visuels qui vont permettre de développer une plateforme. Un peu comme avec des briques de Lego qu’on va assembler et qu’on va lier entre elles pour créer une vraie application qui va avoir un vrai enjeu métier par la suite.

Bertrand
D’accord, donc, tu t’amuses avec des Lego et tes missions quotidiennes, qu’est-ce que c’est ?

Arthur
La mission un, c’est jouer avec ces briques de Lego. Ça va être une mission de développement. J’ai une deuxième mission qui va être une mission de support avec du ticketing opérationnel et une troisième mission qui va être une partie commerciale.

Bertrand
Ok, on va revenir sur chacune de ces missions. La première mission, Développeur, qu’est-ce que ça veut dire ? Tu as indiqué Développeur front. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Arthur
Développeur front, c’est vraiment tout ce qui va être visuel et vu par l’utilisateur. Ce que je fais, c’est qu’à travers un outil qui s’appelle WeWeb, un outil No Code, je crée des pages web et suivant les besoins en interne ou même des besoins métiers de nos clients. Je développe et crée des pages. Et, nous, ce n’est pas un site web, c’est réellement une application. Les utilisateurs vont pouvoir interagir avec l’application, récupérer de la donnée, créer des dashboards, les éditer, les supprimer, donner des accès à des utilisateurs. Et, je crée toute cette architecture pour tout ce que l’utilisateur va voir sur le site. C’est mon travail de le mettre en place, de le designer, de mettre les bonnes couleurs, etc.

Bertrand
Donc, ça rejoint l’idée du Lego, c’est-à-dire que ton application, celle que tu fabriques, on peut bouger les choses, remonter ou enlever des éléments ?

Arthur
C’est ça. Ce n’est pas une application statique comme un blog par exemple. C’est vraiment une application comme vous pouvez l’avoir sur votre téléphone où on va pouvoir jouer avec cette application. Mon travail, ça va être de créer ces briques, mais également de les lier à ce qu’on appelle le back-end. À tout ce qui est la donnée, parce que en effet, chaque utilisateur va avoir des données sur son dashboard qui vont être différentes, etc. Mon travail, ça va être de construire les briques et de les lier à la donnée de l’utilisateur, de la sécuriser, etc.

Bertrand
Ok, ce que tu fabriques, ce sont des outils internes, mais également des outils externes pour les clients de l’agence ?

Arthur
C’est ça, c’est un outil qui va être utilisé par les collaborateurs en interne, mais également par les clients en externe.

Bertrand
D’accord, en deuxième mission, tu as dit que tu avais une mission de « ticket utilisateur ». Qu’est-ce que ça veut dire ?

Arthur
C’est ça, ma deuxième mission, c’est le support et les tickets utilisateurs. En effet, sur une plateforme, on a des bugs, des améliorations ou des questions. Une de mes missions, ça va être de répondre à ces tickets et pour pouvoir soit résoudre des bugs, soit essayer d’aider des clients qui peinent à créer par exemple un dashboard ou à l’éditer. Ça va être de mon rôle de prendre 5, 10 minutes avec eux afin de leur expliquer, leur montrer, leur faire une démo, etc. Ensuite, une autre part du métier, ça va être en interne, on a un outil CRM et c’est aussi moi qui le gère et qui est aussi basé sur du No Code, sur Airtable. On a aussi beaucoup des problèmes ou de nouvelles fonctionnalités. Du coup, ça va être à moi de gérer cette partie opérationnelle et la partie support.

Bertrand
Ça veut dire que tu fabriques quelque-chose et après, tu assures le service après-vente avec des tickets ?

Arthur
C’est à peu près ça.

Bertrand
En troisième mission, tu as dit mission commerciale. Là, qu’est-ce que ça veut dire dans ton métier ?

Arthur
C’est une nouveauté chez Spark. Avant, le cœur du métier, c’était vraiment de proposer du consulting à des entreprises. Autour de ça, on a construit une tech et on a construit des plateformes. Mais, à partir d’aujourd’hui, on s’est rendu compte que notre plateforme était hyper intéressante. Et, on essaye de vendre cette plateforme de manière unique. Pas forcément à des clients qui ont le côté consulting chez Spark, mais qui viennent pour la data et pour la tech. Et, on est deux avec Louis, le CTO (Chief Technology Officer ou Directeur des Nouvelles Technologies). Ce qu’on fait, c’est qu’on va gérer toute la partie commerciale et essayer de vendre notre plateforme qui s’appelle Nanga. On va appeler des clients, leur faire des démos, gérer avec eux tout l’onboarding pour collecter leurs données, créer leur dashboard. Ça, c’est vraiment une activité qui a changé dans mon métier depuis ces six derniers mois. C’est réellement ça cette partie commerciale.

Bertrand
Et alors, ça va ? Parce que c’est souvent un peu antinomique, Développeur et commercial, ça ne va pas toujours ensemble ?

Arthur
Oui, ça va. Vu que j’ai eu une expérience de consultant, ce n’est pas réellement un problème. Ce n’est pas la partie que j’aime le plus dans mon métier, mais c’est une partie intéressante. Il est toujours utile de voir ce que les utilisateurs pensent de la plateforme, de recevoir leur retour. C’est challengeant au quotidien.

Bertrand
Merci Arthur. Est-ce que maintenant, tu pourrais nous expliquer comment tu as choisi ton métier de Développeur No code ?

Arthur
Honnêtement, ce n’est pas un vrai choix. Comme je l’ai expliqué, je suis rentré chez Spark en stage comme consultant Paid (Le Paid Media désigne l’ensemble des canaux de communication payants utilisés par une entreprise sur des sites internet externes). Mais, au fur et à mesure de mon stage et de mon alternance, je me suis rendu compte que c’était un métier où je ne me retrouvais plus. A côté, j’avais toujours continué à faire du développement web. J’ai fait quelques sites pour des amis et je me suis rendu compte que c’était ça vraiment qui me plaisait. Et, je suis allé voir les équipes en interne pour leur dire que ce n’est pas forcément un métier où je me retrouve. Voilà mes compétences. Donc, j’ai créé le métier et créé la fiche de poste en interne. Et j’ai eu de la chance de tomber sur une période où on allait lancer l’application NANGA dont j’ai parlé. Et, les fondateurs de la boite Baptiste et Xavier, que je remercie encore une fois. Ils m’ont laissé l’opportunité et ils ont créé ce poste. Donc, j’ai saisi l’opportunité pour aller créer mon propre job. Et du coup, ce n’était pas réellement un choix. Je me sentais très bien dans l’entreprise, je ne voulais pas la quitter, mais j’avais des missions qui ne me plaisaient plus. Et, c’est pour ça que j’ai décidé de me rediriger vers ce poste de Développeur No Code.

Bertrand
Ok, ce n’est pas un choix a priori, mais d’une certaine manière, c’est un peu du déterminisme en interne. Tu as dit que tu avais telle compétence, que tu pouvais faire ça, que ça pouvait être utile pour l’entreprise. Donc, tu as créé ton poste ?

Arthur
Oui, c’est ça.

Bertrand
Arthur, peux-tu nous expliquer quelles sont les trois principales compétences qu’il faut pour ce job de Développeur No code ?

Arthur
Je dirais l’adaptabilité, dans un second temps, la vision business et troisièmement, la logique.

Bertrand
Ok. Explique-nous ce que veut dire l’adaptabilité dans ton job ?

Arthur
Aujourd’hui, les outils évoluent, avec de nouvelles plateformes qui apparaissent, des plateformes qui disparaissent et encore plus avec l’arrivée de l’IA. Aujourd’hui, c’est nécessaire de se remettre en question, de tester de nouveaux outils. Il faut s’adapter à tout ce qui se passe au quotidien et ne pas rester figé sur un seul outil ou une seule technologie qu’on a vus il y a 10 ans. Dans cinq mois, trois mois, peut-être qu’elle sera obsolète. Alors, il est important de pouvoir s’adapter.

Bertrand
Ok. Adapter, ça veut aussi dire être curieux, c’est-à-dire regarder tout ce qui se passe ? Puis de voir si on va l’adapter dans son environnement. C’est ça ?

Arthur
C’est découvrir les nouveaux outils et se remettre en question sur ce qu’on a fait il y a six mois. Potentiellement, si une nouvelle version de ChatGPT est arrivée. Est-ce que ce que l’on a développé, maintenant, on peut le modifier ? Il y a une nouvelle technologie, une nouvelle plateforme. C’est ce qu’on fait en interne chez Spark. On se pose toujours des questions et notamment, avant, on utilisait un autre outil No code Bubble. On s’est rendu compte qu’il y en avait un autre mieux, WeWeb. On a décidé, c’est une décision qui était assez lourde, mais de repartir sur ce nouvel outil. Il faut réussir à s’adapter à ces nouvelles plateformes et à ces nouveaux produits.

Bertrand
Dans les compétences pour ce job, tu as dit une vision business. Ça aussi, c’est très intéressant parce que c’est souvent un peu en antinomique, développeur et business. Ça m’intéresse de comprendre ?

Arthur
C’était aussi une des compétences que j’ai apportées et vendues dans ce changement de poste. Vu que j’avais ce côté consultant, et ce sont les consultants, qui vont utiliser la plateforme. C’est vraiment important quand on construit un outil de savoir et de comprendre pourquoi on le construit. Par ailleurs, je sais qu’il y a beaucoup de Développeurs, a qui on demande juste de mettre un bouton rouge à ce niveau-là. Nous, aujourd’hui, on est une trop petite équipe. Alors, c’est à moi de concevoir la plateforme pour qu’elle soit très intuitive pour les utilisateurs. Et pour ça, je trouve important de comprendre le produit, de comprendre ce qu’on fait et l’utilité derrière. Je pense que plus on comprend le produit, plus ce sera simple de pouvoir créer quelque chose qui est joli, utile et surtout qui va fonctionner par la suite.

Bertrand
Excellent. Ça me semble très mature comme attitude. Merci de partager ça. Ensuite, en troisième compétence, tu as dit logique ?

Arthur
Oui, parce que c’est important, même si ce n’est pas du code au sens traditionnel. Le No Code, il est quand même essentiel d’avoir une certaine logique et une certaine rigueur. Parce qu’il y a tout de même des concepts qu’il faut garder. Et pour se connecter à différents outils, il ne faut pas partir dans tous les sens. Il faut avoir une logique du point A au point B et construire sa feuille de route. Donc, je ne sais pas, si on a envie de créer une nouvelle fonctionnalité, il va falloir construire mentalement le point A et le point B. Et ainsi, ça va nous permettre de faire des liens entre les deux points. C’est hyper important d’avoir ce côté logique parce que ça reste des maths. Le développement, soit ça marche, soit ça ne marche pas. Il n’y a pas d’entre deux. Donc c’est pour ça qu’on doit posséder cette logique-là, sinon ça ne va pas marcher sur le long terme.

Bertrand
Par rapport à ce que tu disais tout à l’heure, ce sont des Lego, mais des Lego connectés. Ils doivent fonctionner les uns avec les autres. Si on en empile un sur l’autre, il faut que cela soit prévu pour ?

Arthur
Oui, c’est ça. Il faut surtout que la base soit solide, parce qu’on a beau construire un château, si c’est sur une base qui n’est pas solide, tout peut se renverser. Alors, c’est important. Ce sont des Lego qu’on connecte entre eux. Ils doivent être bien connectés, il faut que ce soit optimisé pour que la connexion se fasse de manière rapide, de manière sécurisée. Que chaque utilisateur n’ait accès qu’à sa donnée et que ce soit fluide. Si on met cinq minutes à charger une information, c’est impossible et ce n’est pas fiable.

Bertrand
Arthur, dans ton métier de Développeur No code, quelle est la tâche quotidienne qui te plaît le plus et celle qui te plaît le moins ?

Arthur
Celle qui me plaît le plus, je dirais : imaginer de nouvelles fonctionnalités. Donc, partir d’une feuille blanche, d’un besoin, essayer de créer toute l’architecture autour. Quel outil va-t-on utiliser ? Comment va-t-on le construire ? Comment on va imaginer l’UX qui est vraiment toute la partie visuelle. Ça, c’est réellement ce qui me plaît le plus, de partir d’une feuille blanche et d’avoir plutôt ce côté créatif pour aller créer la page, etc.

Bertrand
Et celle qui te plaît le moins ?

Arthur
Je dirais, c’est un petit peu la partie commercial et préparation en amont, donc préparation, potentiellement, des slides de vente, vendre son sujet, mettre des phrases marketing. Ça, c’est réellement la partie qui me plaît moins. Mais, dans tous les cas, il faut le faire, il n’y a pas le choix. Mais oui, choisir, je dirais que c’est plutôt cette partie-là.

Bertrand
Alors attention, QGP, la question Gagne-Pain. Combien ça gagne un Développeur No code ?

Arthur
Je pense que ça dépend vraiment des entreprises, et puisque c’est un nouveau métier qui vient d’émerger. Là, moi, aujourd’hui, je suis entre 40 et 45 k€ bruts annuels. Il n’y a pas forcément de prime, mais nous, c’est plutôt une partie variable sur objectif.

Bertrand
D’accord, OK. Et ça évolue un peu en fonction de la séniorité, selon le management d’équipe ? Tu imagines ca aussi, le management d’équipe ?

Arthur
Oui, ça évolue beaucoup. Moi, ce que je pourrais conseiller, c’est de ne pas rester focalisé que sur cette compétence, mais d’essayer de l’élargir pour aller toucher potentiellement à des outils de back-end. On en parlait au début. Essayer de partir sur du management. Moi, c’est ce que je commence à faire. Et potentiellement, des personnes en stage, en alternance, et de les accompagner. Mais, je pense, pour monter aujourd’hui en salaire, comme c’est un nouveau métier, ce serait plutôt d’élargir ses compétences.

Bertrand
Ok, excellent. Pourrais-tu nous dire quelle a été la plus grande surprise dans ton métier ?

Arthur
C’est vraiment le fait qu’aujourd’hui, on touche à tout. Au début, je pensais que j’allais être très focalisé sur une seule tâche. C’est aussi l’avantage d’être dans une startup et d’être dans une petite équipe. Comme je le disais, on peut parler à un client. Dix minutes après, on va devoir développer une nouvelle fonctionnalité. Une heure après, on va devoir aller discuter avec ChatGPT pendant 20 minutes pour créer une nouvelle fonctionnalité. Puis, après, on va avoir des besoins en facturation en interne pour automatiser les factures. Ça, c’est réellement une activité qui me plaît et qui m’a réellement surpris, c’est à quel point on touche à tout et à tous les sujets de l’entreprise.

Bertrand
Donc, ça rejoint l’adaptabilité dont tu parlais tout à l’heure. Il faut vraiment être adaptable tout le temps. C’est ça ?

Arthur
Et être prêt et toujours avoir, ce que je dis souvent, 15 dossiers ouverts en même temps et c’est pouvoir aller à droite et à gauche et passer de l’un à l’autre sans trop de soucis.

Bertrand
C’est à la fois, un challenge, mais aussi très excitant ?

Arthur
Oui, c’est très challengeant.

Bertrand
Changerais-tu quelque chose dans ton parcours ? Si oui, quoi ?

Arthur
Pas forcément. J’ai trouvé une école qui m’a plu, le diplôme, etc. Tout ça m’a plu et j’ai eu la chance de tomber dans une entreprise. J’ai eu la chance dans une entreprise que tout se passe très bien. Donc pas forcément de changement. J’ai pu créer mon job en interne. Donc franchement, aujourd’hui, je suis très content de mon parcours. Et ça m’a permis aussi de mûrir cette dualité entre marketing et développement. Et, je m’en suis rendu compte au fur et à mesure que c’était plus la partie développement qui m’intéressait. Donc là, aujourd’hui, non, je suis ravi du parcours.

Bertrand
Arthur, pourrais-tu nous parler d’un projet sur lequel tu as beaucoup aimé travailler ?

Arthur
Là, je parlerais du dernier projet qu’on vient de lancer. C’etait la deuxième version hier. C’est un projet qu’on a développé en interne. C’est un outil qui va permettre à nos clients et à des marques extérieures de voir comment ils se positionnent sur les IA génératives, comme ChatGPT. On a des clients comme Le Slip Français et si je tape : quel est le meilleur slip à acheter aujourd’hui ? ChatGPT va sortir des marques. On a créé une plateforme qui va permettre d’aller savoir comment on est positionné sur une liste de prompts qu’on va créer avant. Et, j’ai vraiment aimé travailler sur cette fonctionnalité parce que ça va toucher à des nouveaux outils. Donc, beaucoup d’IA, discuter avec les LLM (Large Language Model ou grand modèle de langage). Et, comme je le disais, c’était une toute nouvelle feature. Donc, on partait d’une feuille blanche et c’était hyper intéressant de savoir comment on allait pouvoir se positionner. Et aussi, c’est quelque chose de tout nouveau. Alors, on est dans les premiers à lancer ce type de fonctionnalité. Donc, c’est aussi hyper stimulant à ce niveau-là.

Bertrand
Excellent. Je pense que ça va intéresser nos auditeurs. Peut Peut-être que tu auras des questions sur ce sujet. On mettra tes coordonnées à la fin du podcast. La communauté du Gagne-Pain nous interroge très régulièrement sur l’utilisation de l’anglais dans les métiers. Est-ce que pour toi, l’anglais, c’est important ?

Arthur
Oui, je pense que c’est hyper important. Mous, on l’utilise pas vraiment au quotidien, mais c’est surtout important pour tout ce qui va être documentation et les forums, les vidéos YouTube. Aujourd’hui, il y a quand même une réalité, c’est que quasiment tout est en anglais pour la partie code. Du coup, c’est pour moi hyper important d’au moins avoir des bases. Et après, ça va évidemment dépendre de l’entreprise dans laquelle vous travaillez. Moi, aujourd’hui, je ne travaille pas avec des clients en anglais, mais toute la partie documentation, vidéos YouTube, c’est en anglais. Donc, je dirais que oui, ça reste quand même important.

Bertrand
Ok. Peux-tu également nous dire, quelles sont les bonnes formations pour arriver à ce métier de Développeur No code ?

Arthur
C’est un tout nouveau métier, donc il n’y a pas forcément de grosses et vraies longues formations. Je sais qu’il y a des formations, par exemple, Le Wagon, de 10 semaines qui sont assez réputées. J’en avais entendu parler, mais après, je pense que c’est plutôt des formations généralistes en marketing ou en développement qui peuvent amener à ce genre de métier.

Bertrand
Et toi, continues-tu à te former régulièrement ?

Arthur
Tous les jours, quasiment, avec des vidéos YouTube. Il y a notamment un YouTubeur qui s’appelle Shubham SHARMA, qui fait pas mal de vidéos autour de l’automatisation et de la partie No Code. Mais surtout, je me forme pour être au courant de ce qui se passe en général via des podcasts comme Underscore, pour savoir ce qui se passe dans la tech. Et surtout, on se forme, dans ce type de métier, en mettant les mains dans le cambouis et en sortant de sa zone de confort. Tester de nouveaux outils. Donc moi, il y a parfois, hors des heures de travail, je vais essayer un nouvel outil qui vient de sortir pour le tester et voir si, potentiellement, je ne pourrais pas l’intégrer chez Spark.

Bertrand
Est-ce que tu peux également nous dire quel est le mode de vie d’un Développeur No code ? On parle de ça, notamment pour l’organisation du télétravail, les réunions, tout ce qu’il y a à faire dans une journée. Comment ça se passe ?

Arthur
Je pense que ça se rapproche vraiment d’un mode de vie d’un Développeur. Je pense que c’est un métier qui est assez flexible, qui peut se faire à distance ou en présentiel. Après, ça doit dépendre aussi des entreprises. Moi, aujourd’hui, j’ai deux jours de télétravail et trois jours en présentiel, et mon manager, lui, qui est quatre jours en télétravail et une seule journée en présentiel, mais tout se passe très bien. On arrive très bien à communiquer avec des outils et c’est plutôt un mode assez flexible. Je pense qu’on peut travailler de n’importe où, mais tout va dépendre de la structure dans laquelle on est.

Bertrand
Est-ce qu’il y a également des réunions ? Est-ce que tu te déplaces pour aller voir des clients parfois ?

Arthur
Non, pas forcément. Il y a beaucoup d’échanges qui se font à travers des meetings vidéo. On se déplace quelques fois chez des clients, mais c’est de manière très sporadique.

Bertrand
Arthur, quels seraient tes conseils pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient se lancer dans ton métier ?

Arthur
Je dirais, c’est vraiment : pratiquer. Faire des projets à droite, à gauche. On a toujours un ami ou quelqu’un de sa famille qui a besoin d’un projet, d’un petit site web, d’automatiser quelques tâches. Pratiquer, c’est vraiment comme ça qu’on va apprendre. Il y a de la théorie à connaître, mais c’est sur le terrain, en mettant les mains dans le cambouis, que l’on apprend le mieux et c’est avec des projets concrets, que ça nous stimule. C’est assez compliqué, parfois, de juste apprendre pour apprendre. Avec un projet, c’est beaucoup plus simple. Donc, ce serait ça mon principal conseil.

Bertrand
Ok, excellent. L’intelligence artificielle, on en a déjà parlé, mais comment tu vois l’impact de l’intelligence artificielle sur ton métier ? Parce que globalement, tu es dans cette entreprise depuis quatre ans. Qu’as-tu vu et comment tu peux expliquer ça à ceux qui nous écoutent ?

Arthur
Nous avons vu en interne que ça a un impact énorme. Je pense qu’on a développé notre productivité par deux ou par trois grâce à l’IA et surtout, ça a ouvert de nouvelles portes. Moi, je n’ai pas fait un parcours d’ingénieur et de développeur. Donc, j’ai appris de mon côté, et grâce à l’IA, oui. Je fais du No Code, mais dans le No Code, pour rentrer dans le détail, il y a parfois des parties où on doit faire du code. Donc, ça peut être du JavaScript, etc. Grâce à l’IA, je peux développer mes compétences et plus seulement empiler des briques de Lego. Mais maintenant, je peux les créer, créer mes propres briques, les façonner comme j’ai envie et ne pas forcément prendre celles qui sont créées de base. Ça, c’est vraiment ce que l’IA me permet. Tout seul, je n’y arriverai sûrement pas ou ça me prendrait beaucoup plus de temps. Donc au quotidien, je suis toujours avec Claude à mes côtés. Et on code ensemble, on avance et ça me permet de décupler les compétences et de s’ouvrir et ne plus faire que du No Code, et donc je fais un petit peu de code. Je peux aller toucher à des outils que je n’allais pas toucher avant. Ça m’a permis aussi de prendre une place plus importante dans l’entreprise et plus juste seulement celle de Développeur.

Bertrand
Ok, donc en plus des Lego, tu as acquis des superpouvoirs d’une certaine manière ?

Arthur
C’est ça. Maintenant, je peux les créer moi-même les Lego et jouer avec.

Bertrand
Ok, on a encore une ou deux questions, notamment une qui nous vient de Lorène, qui nous avait proposé cette question pour les prochaines interviews. Et, j’aime bien cette question. Je trouve qu’elle est intéressante. Comment tu vois ton métier dans 5 à 10 ans ?

Arthur
Je pense qu’il sera vraiment différent, en effet, on voit de plus en plus d’outils de plateforme 100% IA qui sont en train de se développer. Où on peut construire un site quasiment de A à Z avec l’IA. Je pense que dans 5 à 10 ans, ca se sera complètement démocratisé. Je pense que le métier n’existera plus sous cette forme-là. Ce sera plutôt des métiers d’architecte d’application pour essayer de diriger l’IA dans la bonne direction et de comprendre le besoin utilisateur pour créer les plateformes les plus intuitives possible. Donc, ce sera l’IA qui fera pour nous et ce sera important plutôt de conceptualiser et de donner ce qu’on a conceptualisé à l’IA pour qu’il puisse le créer.

Bertrand
Ok, c’est excitant. Ça donne envie de se projeter, et de faire des supers Lego avec des supers pouvoirs.

Arthur
Mais c’est pour ça qu’il faut rester aux aguets, parce que si on reste sur ses compétences dans 5 en 10 ans, il y aura quelqu’un ou une nouvelle technologie qui le fera mieux que nous. Et, si on ne sait pas se former au fur et à mesure, on sera entre guillemets bon pour la casse.

Bertrand
Ok, se former tout le temps. Tout au long de sa vie. Alors, en conclusion, moi, j’aimerais bien, si tu as un dernier conseil, le conseil que tu n’as pas encore eu le temps d’évoquer dans cet entretien, ce serait quoi ton dernier conseil ?

Arthur
Je pense qu’il faut vraiment oser. Moi, au milieu de mon alternance, je voulais partir de chez Spark parce que je ne me plaisais plus. Et, j’ai osé aller en parler. Et, maintenant, je suis dans un métier qui me plaît. J’ai pu, entre guillemets, le façonner comme je voulais et je m’éclate tous les jours. Alors que si je n’avais pas osé ouvrir cette porte-là, potentiellement que j’aurais quitté l’entreprise à la fin de mon alternance et j’ignore aujourd’hui où j’en serais.

Bertrand
Ok, oser ! On garde ce oser, c’est très bien. Dernière chose, pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient prolonger cette discussion avec toi, te poser des questions complémentaires par rapport à tout ce que tu nous as appris aujourd’hui, comment ils peuvent faire ?

Arthur
Sur LinkedIn, Arthur Chotard. Normalement, je devrais remonter assez facilement.

Bertrand
Arthur, merci beaucoup.

Arthur
Merci Bertrand.

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