page title icon Consultant Digital Analyst – Florent Quan

Consultant Digital Analyst : missions, salaire, études et parcours professionnel

Consultant Digital Analyst Salaire

Entre 37-40K€ brut/an (junior), confirmé 45-50K€, senior 55-65K€ brut/an.

Consultant Digital Analyst Formation

Master digital, spécialisation data/analytics, idéalement en alternance + certif outils.

Consultant Digital Analyst c’est quoi

Implémente, configure et analyse des outils Analytics, accompagne et forme les clients.

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Florent Quan –  Profil LinkedIn

Interview faite par : Majdeline Mazza –  Profil LinkedIn

La transcription de l’interview de Florent Quan, consultant digital analyst

Majdeline
Merci Florent, d’avoir accepté l’invitation du Gagne-Pain. Tu es consultant digital analytics chez Piano Analytics. On va avoir l’occasion de revenir en détail sur ton poste, sur ton entreprise. Mais avant, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Florent
Oui, bien sûr. Je m’appelle Florent, j’ai 32 ans. J’habite en région parisienne, dans le Val-de-Marne. J’ai passé un bac ES, économique et social, au lycée Gabriel Forêt, à Paris.

Majdeline
Florent, tu m’as indiqué en off que tu avais eu pas mal d’étapes avant d’arriver au poste que tu occupes aujourd’hui, peux-tu nous décrire ton parcours professionnel ?

Florent
Oui, bien sûr. Après mon bac, j’ai fait une année en école de commerce. À la fin de cette année, je voulais prendre plus de temps pour moi et pour avoir un projet plus concret. C’est pour ça qu’ensuite je me suis dirigé vers l’université où j’ai entamé une formation de langue pour approfondir le chinois. Ainsi, j’ai fait une formation LLCE (langues, littératures et civilisations étrangères) chinois. Après deux ans d’école, le temps libre que donnait l’université m’a permis de me remettre en question, de faire un choix sur mon avenir. À ce moment-là, j’ignorais vraiment que faire. J’étais un peu perdu. Heureusement que j’ai une grande sœur qui m’a permis de me poser les bonnes questions. Elle m’a mis sur le bon chemin et elle m’a tout simplement dit de faire ce que j’aimais. Ça m’a réellement aidé. À la suite du conseil de ma sœur, je me suis dirigé vers une formation en hôtellerie. J’ai fait une école hôtelière en trois ans avec une année de mise à niveau, ensuite un BTS. À la fin de mon BTS, j’ai entamé une licence RH. Pendant cette année, j’ai été RH, donc je donnais des formations, j’accueillais les nouveaux. C’est à ce moment-là, que j’ai mis un pied dans le digital. Je travaillais sur l’analyse de données et sur la refonte du site Internet interne avec un collègue UX designer. L’UX design, ça ne me parlait absolument pas. C’était vraiment nouveau pour moi. L’analyse de données, pareil. C’est pour ça qu’à la fin de ma licence, j’ai fait un bilan de tout ce que j’avais fait en entreprise. Ce qui est ressorti, c’était que le digital, ça me plaisait et que j’avais envie de terminer mes études dans le digital pour un master. J’ai fait une formation dans le digital, au pôle Léonard de Vinci, la formation DMDA. Ça m’a permis de découvrir tous les métiers du digital mais également de le faire en alternance comme web analyste dans l’audiovisuel. C’est ce qui m’a permis de découvrir ce métier, ce que je fais aujourd’hui. À la fin de cette alternance, il y a eu le Covid et j’ai dû attendre que ça se calme et ensuite, j’ai intégré les équipes Piano Analytics comme consultant.

Majdeline
C’est le bel exemple qu’aucune voie royale n’existe et qu’on peut tous arriver au métier que l’on souhaite de différentes manières ?

Florent
Oui, je pense qu’il faut juste s’en donner les moyens et persévérer et e ne pas lâcher, tout simplement.

Majdeline
Aujourd’hui, tu travailles chez Piano Analytics. Peux-tu nous dire quelques mots de cette entreprise ?

Florent
Oui. Piano Analytics, cette société est anciennement connue sous le nom d’AT Internet rachetée en 2021 par Piano Analytics. C’est une société qui fournit des solutions d’outils Analytics. Ça veut dire qu’on va pouvoir analyser les audiences et le trafic sur un site. Pour tous ceux qui veulent connaître un peu le trafic de leur site, ils vont implémenter un outil Analytics et on fournit la solution.

Majdeline
Chez Piano Analytics, quelle est ton activité quotidienne et tes missions ?

Florent
En tant que consultant digital analytics, on a pas mal de missions. Je vais vous en citer quelques-unes. On peut être amené à gérer des projets d’implémentation. Ça veut dire qu’une personne qui n’a pas d’outil Analytics sur son site, peut faire appel à des consultants pour implémenter notre solution sur leur site Internet. Ça peut aussi être le cas d’un client qui souhaite changer d’outil Analytics. Ça veut dire qu’il a déjà un outil d’intégré qu’il aimerait changer. Nous, on intervient pour prendre la prise de besoin. On challenge un peu le marquage existant pour ensuite l’adapter au nôtre ou éventuellement proposer des fonctionnalités que l’outil Analytics précédent ne possédait pas. En termes de mission, on peut également intervenir directement chez le client pour des missions diverses et variées. Ça peut aller de missions techniques sur la configuration de notre outil ou bien sur des aspects plus Analytics, faire des analyses directement sur le produit et les aider à répondre à des objectifs bien plus précis. On peut être amené à créer des dashboards, à configurer des TMS (Tag Management System ou Système de gestion de balises). Je peux en citer quelques-uns, les plus connus, comme Google Tag Manager ou Tealium. Un TMS, c’est un gestionnaire de tag. Lorsqu’on implémente un outil tiers sur son site web, on doit intégrer un code qui va faire le lien entre l’outil et le site web. Dès qu’un client utilise un outil, il va devoir intégrer ce code dans son code source. Là où le TMS va venir simplifier la vie des clients, c’est qu’il n’y a qu’un seul code à intégrer et ce TMS va gérer tous les autres outils. Et, cela aura pour conséquence d’optimiser la rapidité du site du client.

Majdeline
Florent, en introduction, tu nous as dit que tu es tombé un peu sur ce métier par hasard. Quelle est la raison pour laquelle tu continues, que ça te passionne toujours autant et pourquoi ça a du sens pour toi ?

Florent
Alors, c’est une très bonne question, parce que effectivement, je suis tombé par hasard sur ce métier. Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui, je continue le métier de Web analyste ? J’ai appris avec le temps que finalement, les données ont beaucoup d’importance. Mais si on n’a personne pour les expliquer, on peut ne pas prendre les bonnes décisions. Aujourd’hui, on a des outils qui analysent des données, on a énormément d’outils digitaux. Par conséquent, mon métier prend tout son sens. C’est dans l’expertise, dans la configuration des outils Analytics, mais également sur l’interprétation des données. Ce que j’ai appris dans mes missions comme consultant, c’est de vulgariser la donnée. Ça veut dire qu’on essaye de faire en sorte que la donnée soit la plus accessible à tous. On essaye de simplifier son explication tout en prenant le soin de bien définir les termes. Par exemple, expliquer ce qu’est une « visite » ? un visiteur ? un utilisateur ? Une propriété ? un événement ? En fait, tous ces termes, si on ne les explique pas, chacun peut avoir sa propre interprétation des données et peut ensuite mal interpréter et donner de mauvaises conclusions ou de mauvaises recommandations. Par conséquent, notre rôle c’est un peu d’être garant de la donnée et aussi de transmettre ce savoir pour ensuite répondre à des objectifs précis. Concrètement, c’est ça que j’apprécie beaucoup dans le métier.

Majdeline
Si tu devais résumer ton métier en trois principales compétences, ce seraient lesquelles ?

Florent
Pour le métier de consultant Web Analytics, je dirais en premier sens du service, ensuite force de proposition et enfin sens relationnel.

Majdeline
Florent, quelle est la tâche quotidienne qui te plaît le plus et celle qui te plaît le moins ?

Florent
Celles qui me plaisent le plus, je dirais, les formations, échanger avec les clients et partager ses connaissances sur des sujets analytics. C’est ce que j’apprécie le plus. Celles que j’apprécie le moins, je dirais que c’est l’écriture de comptes rendus. C’est beaucoup de prises de notes qu’on doit mettre au propre. Évidemment, cela sert aux deux parties, mais celle que j’apprécie le moins dans mon métier.

Majdeline
Attention QGP, la question « Gagne-Pain ». Combien ça gagne, un consultant Digital Analytics ?

Florent
Un consultant Digital Analytics junior peut gagner entre 37 et 40 K annuels brut. Ensuite, sur un profil confirmé, je dirais de 45 à 50K€. Enfin, un profil senior, là, on est plus sur du 55-65K€ brut annuels. Découvrez le salaire d’un Consultant Analytics et Tracking.

Majdeline
Florent, quel est le plus grand défi que tu as relevé en arrivant dans ce métier ?

Florent
Le plus grand défi, je pense que pour ma part, ç’a été de donner des formations en anglais à un public anglophone à l’étranger sur des sujets analytics. À la fin, il fallait que ce public passe une certification qu’il devait valider. Personnellement, c’était un sacré challenge parce qu’il fallait déjà que les explications soient claires, précises et compréhensibles. Surtout, je devais avoir confiance en mes capacités analytics ainsi qu’en ma capacité en anglais. Finalement, ç’a été une très belle victoire personnellement, car tous les participants ont été satisfaits de la qualité de la formation. J’ai eu de la chance de tomber sur un groupe hyper intéressant qui posait beaucoup de questions, qui était aussi compréhensif par rapport au fait que je n’étais pas natif en anglais. Ensuite, petit bonus, ils ont tous eu la certification.

Majdeline
Ok, donc, tout le monde était content ?

Florent
Oui une réussite pour tout le monde.

Majdeline
Notamment, on parle de l’anglais. C’est bien d’en parler. Est-ce que c’est important pour toi dans ton métier au quotidien ?

Florent
Oui, effectivement. L’anglais est essentiel. Aujourd’hui, on est tous confrontés à l’anglais, que ce soit dans les séries, dans la vie quotidienne ou autre. Je dirais que dans le métier de consultant digital analytics, oui, c’est important. Déjà, parce que toute la documentation technique en général est en anglais. Les entreprises, aujourd’hui, travaillent beaucoup avec des étrangers ou même parfois les équipes techniques sont à l’étranger. Donc, un consultant, il peut être amené à communiquer en anglais, soit à l’écrit ou à l’oral. Donc, je dirais que oui, si on a un bon niveau et qu’on est bilingue, c’est très bien, c’est mieux. Après, voilà, une langue, ça s’apprend, ça se développe, ça se travaille. Surtout si on a des ambitions de travail à l’étranger, l’anglais, c’est toujours un plus.

Majdeline
Florent, est-ce qu’il y a finalement une bonne formation pour faire le métier de consultant digital analytics ?

Florent
Les bonnes formations pour le métier de digital analytics, honnêtement, j’ignore si aujourd’hui, on a des formations spécialisées dans ce domaine. Mais, je pense qu’une formation dans le digital avec une sensibilisation à l’analyse de données est déjà un bon début. Ensuite, ce que je recommande, c’est effectivement l’alternance. Si on peut une formation dans le digital avec de l’analyse de données et en plus de ça, en alternance, je trouve que ça, c’est hyper intéressant. Parce que grâce à l’alternance on voit le métier, on le vit, et puis on sait directement ce qu’on attend de nous sur le terrain, en entreprise.

Majdeline
Ok. Et toi, continues-tu à te former régulièrement ?

Florent
Oui, toujours. Je dirais que la formation, c’est à vie et c’est en continu. Le digital, c’est un monde qui va très vite et on ne peut jamais se reposer sur ses acquis. Notre outil Piano Analytics évolue. Par conséquent, nous, consultants, on est en permanence amenés à se former, à apprendre de nouvelles choses. Et, puis, même dans nos métiers, on a aussi l’aspect compétences techniques. Ainsi, on doit aussi se former nous-mêmes en JavaScript par exemple. Donc, il y a une formation continue sur toutes les nouveautés, sur toutes les nouvelles règles et les nouvelles technologies qui arrivent sur le marché.

Majdeline
Est-ce qu’il y a des certifications professionnelles utiles pour faire le métier de digital analytics ?

Florent
Oui, effectivement, des formations peuvent être utiles, nous sensibiliser au métier et également rassurer les employeurs. Parmi les certifications, je peux déjà citer toutes les certifications des outils Analytics. Chez Piano, on propose des certifications, sur l’utilisation de notre outil ou bien sur la technique, sur l’implémentation de notre outil. Au-delà des formations d’outils Analytics, on peut citer des formations au Tag Manager System. Le fait de maîtriser la configuration, c’est aussi un plus. Et, je peux aussi citer d’autres certifications comme des A/B tests, parce que dans le métier, on est amené à travailler sur ça, ou aussi des certifications dans des langages de programmation type JavaScript.

Majdeline
Florent, quel est le mode de vie dans ton métier ? Peut-on travailler depuis l’étranger ? Est-ce que le télétravail est autorisé ?

Florent
La présence au bureau est assez flexible. Le consultant sera amené à se déplacer chez un client, soit dans le cadre d’une régie ou dans le cadre de formations. Se déplacer, ça peut être en France, à l’étranger. Tout dépend du client et de l’accord donné entre l’agence et le client. Ensuite, le télétravail, ça s’est développé. Nous avons besoin d’une bonne connexion, donc on peut faire du télétravail soit chez soi, soit en agence. Ensuite, pour ce qui est de la mobilité à l’étranger, tout va dépendre de l’entreprise où on est et des opportunités qui se présentent.

Majdeline
Florent, pour conclure, aurais-tu un dernier conseil à donner à ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient se lancer dans ton métier ?

Florent
Bien sûr. Ce que je peux conseiller à ceux qui nous écoutent, c’est vraiment de se lancer dans l’aventure. Si jamais vous voulez découvrir le métier, donnez-vous les moyens de pouvoir le faire. J’ai parlé de l’alternance, c’est un très bon moyen de découvrir ce métier. Cela permet d’avoir une idée concrète de « Est-ce que ce métier me plaît ou non ? ». Autre chose, ne pas hésiter à sortir de sa zone de confort. Testez, échouez et tirez les leçons de ce que vous apprenez. Il faut toujours se relever dès qu’on tombe et continuer d’avancer.

Majdeline
Ok, c’est très clair. Quelle évolution envisages-tu pour la suite ?

Florent
Alors, pour la suite, en termes d’évolution, j’aimerais bien être expert dans le métier. Continuer d’être confronté à des situations, à des problématiques et à les résoudre. Je souhaiterais vraiment aiguiser mes compétences en analytics et, pourquoi pas, manager une équipe, transmettre mes formations, les former et miser sur la nouvelle génération.

Majdeline
Ok, on l’espère pour toi. Merci beaucoup.

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