page title icon Consultant Analytics et Tracking – Baptiste Lagae

Tout savoir sur le métier de Consultant Analytics et Tracking : missions, salaire et parcours

Nous avons le plaisir de recevoir, Baptiste Lagae, Consultant Analytics et Tracking chez Making Science. Ensemble, nous explorons des questions essentielles : Quel salaire peut-on espérer dans ce domaine? Quelles sont les missions principales? Quels défis uniques pose cette profession? Comment devient-on Consultant Analytics et Tracking? Quels diplômes sont nécessaires?

Merci à Baptiste Lagae, pour sa participation et nous espérons que l’écoute vous plaira!

Si vous aimez l’épisode, mettez-nous 5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ pour nous encourager.

Consultant Analytics et Tracking Salaire

37 000 € brut/an en débutant +10% variable, jusqu’à 60 000 € brut/an en équipe.

Consultant Analytics et Tracking Formation

Master école de commerce + formation digitale, certifications Google Analytics, RGPD.

Consultant Analytics et Tracking c’est quoi

Aide les entreprises à collecter et analyser les données pour améliorer la performance.

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Baptiste Lagae  –  Profil LinkedIn

Interview faite par : Bertrand Jonquois –  Profil LinkedIn

Retrouvez la transcription intégrale du podcast Le Gagne-Pain pour obtenir toutes les informations concernant le métier de consultant Analytics et Tracking

Bertrand
Merci beaucoup Baptiste d’avoir accepté l’invitation du gain de pain. Tu es Consultant Analytics et Tracking chez Making Science. On va avoir l’occasion d’y revenir et de regarder ça dans le détail. Mais avant, est-ce que tu peux te décrire en quelques mots ?

Baptiste
Bien sûr. J’ai 24 ans. Je m’appelle Baptiste Lagae LinkedIn, je viens de Toulouse, même si ça ne s’entend pas forcément. J’ai fait un bac S, suite à quoi j’ai fait une double licence économie et mathématiques à la Toulouse School of Economics. Et après cette double licence, j’ai décidé de rejoindre l’EM Lyon en quatrième année dans le programme Grande École.

Bertrand
Beau parcours. Est-ce que maintenant, tu peux nous raconter ton parcours professionnel, c’est-à-dire les entreprises dans laquelle tu as travaillé avant celle dans laquelle tu es aujourd’hui ?

Baptiste
Oui, j’ai fait un stage de césure à Quantior en Slovaquie, qui est une entreprise française dans laquelle j’étais en tant que sales. Et suite à ça, j’ai fait un stage de fin d’études à Making Science, qui s’est prolongé en CDI.

Bertrand
Ok, excellent. Donc, Making Science. Est-ce que tu peux décrire cette entreprise ? Que fait-elle ?

Baptiste
Bien sûr. Making Science, c’est une entreprise internationale spécialisée dans le marketing, la data et la tech. C’est une agence qui accompagne ses clients dans leur transformation digitale. Et j’y suis en tant que Consultant Analytics et Tracking depuis ma prolongation en CDI, à savoir en juillet 2024.

Bertrand
Merci beaucoup, Baptiste. Est-ce que maintenant, tu peux expliquer ton rôle et tes différentes missions quotidiennes ?

Baptiste
Mon rôle, ça va être d’aider les entreprises à comprendre leurs utilisateurs et donc à collecter de la donnée. Et pour ça, je vais avoir trois missions principales. La première, ça va être l’audit de site. La deuxième, ça va être l’implémentation de solutions de mesure. Et la troisième, ça va être le conseil.

Bertrand
D’accord. Si on vient sur chacune de ces missions, l’audit de site web, ça veut dire quoi ?

Baptiste
C’est un peu la première étape qu’on va faire dans la majorité des cas. On va venir regarder sur le site web qui est actuellement en place. Ça peut être tout ce qui est attrait aux législations, aux lois qui sont en place sur la protection de données…

Bertrand
D’accord, donc le RGPD, le Règlement Général de la Protection des Données, par exemple ?

Baptiste
Exactement. Ou alors tout simplement les solutions qui ont déjà été déployées. Et qui vont ensuite nous amener sur la deuxième typologie de mission où là, on va pouvoir soit les retravailler, les améliorer, soit en implémenter de nouvelles en fonction des besoins de nos clients.

Bertrand
Sur la phase d’audit, on va aussi regarder quels sont les outils de mesure qui sont déjà implémentés pour voir si on continue avec ces outils de mesure ou si on en met de nouveaux ?

Baptiste
Exactement. Même si dans la majorité des cas, on va restreindre l’audit à certaines solutions qui sont déjà déployées, par exemple. Ça dépend de la typologie de projet qu’on va avoir avec nos clients. Mais en effet, on peut faire un audit global de site où on va venir regarder les solutions déjà déployées de manière générale et améliorer certaines d’entre elles ou déployer de nouveaux outils.

Bertrand
Quand on a préparé cette interview, tu as parlé d’outils. On peut dire deux mots là-dessus : Google Analytics et Tag Manager. Ce sont vraiment les outils que vous utilisez quotidiennement ?

Baptiste
Oui, exactement. Ça va dépendre, encore une fois, de nos clients. Chaque client va être sur des outils différents, mais les outils que tu as cités, Google Analytics et Google Tag Manager, sont des leaders sur le marché. Ce sont clairement les outils les plus utilisés. Je pense que dans la majorité des cas, ce sont ceux sur lesquels on va venir travailler.

Bertrand
D’accord. On a dit une première mission d’audit, une deuxième mission de mesure et après, tu as parlé d’une mission de conseil ?

Baptiste
Exactement. Tout ce qui touche au conseil ou à l’accompagnement, le support de nos clients. On va venir les guider, les diriger pour les faire progresser dans leur maturité digitale sur tout ce qui touche à l’analytics, aux solutions qu’on vient de citer. C’est aussi une partie très importante de notre métier.

Bertrand
Quand tu dis conseil, il y a l’accompagnement, ça veut dire améliorer les performances du site ? Ça veut dire plus de conversions ? Plus de client ? La recherche d’audience ? Ce sont toujours ces objectifs-là qu’on poursuit ?

Baptiste
C’est une très bonne question. En réalité, les objectifs peuvent être assez divers, mais je dirais que l’objectif principal qu’ont la majorité de nos clients, c’est ça : améliorer les conversions, la performance. Nous, le travail qu’on va venir faire dans l’analytics, ça va être, de comprendre les utilisateurs. Mais aussi d’enrichir toute la donnée qui est collectée, que ce soit pour des humains qui vont venir faire des analyses. Mais aussi des algorithmes et des robots qui vont venir ensuite améliorer et optimiser la performance marketing et l’acquisition.

Bertrand
Ça veut dire que ça va plus loin. On n’est pas juste en train de compter ce qui se passe, on est aussi en train de réfléchir à la façon dont on va l’implémenter pour que ça marche encore mieux ?

Baptiste
Exactement. Comment on va venir ajouter des signaux, enrichir la donnée collectée pour améliorer le marketing de manière générale.

Bertrand
Ok, excellent. C’est très clair. Est-ce que maintenant, tu peux nous dire pourquoi ou plutôt peut-être comment, d’ailleurs, tu as choisi ce métier ?

Baptiste
Oui. Je pense que comme bon nombre de nos auditeurs, à un moment, j’ai recherché un stage de fin d’études. J’avais eu des expériences passées qui m’ont poussé vers le marketing digital. En tout cas, j’avais une grosse appétence pour ce secteur-là. Donc, pour moi, c’était très important que ce choix de stage de fin d’études soit dans ce secteur.

Bertrand
D’accord. Donc, c’est d’abord le secteur en un qui t’a influencé ?

Baptiste
Exactement, en un, le secteur. Je dirais qu’il y a trois gros points. Le deuxième, c’est le fait qu’il me fallait que je rentre dans une équipe qui était ambitieuse. Une boite qui avait pour vocation de grossir, parce que je considérais que c’est là où j’allais pouvoir développer le plus d’opportunités.

Bertrand
Ça rejoint un peu les premières expériences que tu as eues ? C’est-à-dire un truc de sales, quand même ?

Baptiste
Peut-être, en tout cas, ce challenge, mais aussi, c’était dans une optique de projection. Parce que je considérais, que les stagiaires de fin d’études allaient se voir confier plus de responsabilités et donc que le stage allait être plus stimulant et plus enrichissant.

Bertrand
D’accord. Et puis, il y a une troisième raison dont tu as parlé quand on a préparé ça, c’est que tu savais qu’en rentrant dans ce stage, il y avait des possibilités d’embauche ?

Baptiste
Exactement. C’était pour moi très important de pouvoir convertir en CDI. Je me rappelle encore que j’avais eu plusieurs propositions et que certaines, on m’avait dit catégoriquement que c’était juste un stage et j’avais refusé, mis de côté ces propositions.

Bertrand
D’accord. Et ça, tu as plutôt réussi, tu as fait le bon choix en termes de secteur, en termes d’entreprise et en termes de job, puisque tu as été embauché ?

Baptiste
Tout à fait. Même si j’aimerais ajouter qu’à l’époque où j’ai choisi mon stage, je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds. Il y avait certes ces critères qui allaient guider mon choix, mais je n’avais pas une grande connaissance de ce qui était l’analytics et le tracking. J’ai réellement été formé et je suis tombé en quelque sorte amoureux de ce secteur-là en travaillant, en pratiquant et en me familiarisant avec tout cet écosystème.

Bertrand
Baptiste, est-ce que tu peux nous dire quelles sont les principales qualités ou compétences qu’il faut pour faire ce job ?

Baptiste
Oui, je dirais que pour moi, il y en a trois. Ça va être la rigueur, la proactivité et le relationnel.

Bertrand
D’accord. Si on s’arrête sur la rigueur, qu’est-ce que ça veut dire concrètement la rigueur dans ton métier ?

Baptiste
La rigueur dans mon métier, c’est très important parce qu’on fait de la mesure. Donc, il faut qu’on soit précis dans tout ce qu’on va faire. Que ce soit dans l’audit, dans le déploiement de solution. On va utiliser certains outils qui nécessitent cette rigueur. On parle souvent d’Excel. Nous, on utilise Google Spreadsheets. Après, il ne faut pas avoir peur forcément de ces outils. Moi, je m’en sers beaucoup pour formaliser certaines actions ou certaines implémentations. On ne va pas utiliser des formules très compliquées. Ça va servir de reporting avec le client et pour s’assurer qu’on est tous alignés sur ce qui est mis en place et sur la continuité de la mission.

Bertrand
Donc, dans Rigueur, il ne faut pas avoir peur des chiffres et il faut être très précis sur les chiffres. C’est ça que ça veut dire ?

Baptiste
Oui, exactement.

Bertrand
Après, tu as dit la proactivité. Ça, ça m’intéresse plus de creuser un peu cette idée, ça veut dire quoi, la proactivité, dans ton métier ?

Baptiste
Proactivité, pour moi et dans mon métier, je pense que c’est la capacité à prendre des initiatives, à aller de l’avant, même quand on est face à une situation qui ne nécessite pas forcément d’actions immédiates. C’est savoir être force de proposition parce qu’on accompagne des clients, mais aussi, car on est dans un secteur qui change beaucoup. Donc, il faut savoir faire de la veille, il faut savoir se mettre à jour et il faut savoir, justement, proposer ces nouvelles solutions à nos clients, les partager avec nos collègues si nécessaire. En conséquence, être proactif.

Bertrand
Ça veut dire être proactif à la fois vis-à-vis des clients en proposant des choses auxquelles ils n’avaient pas pensé. Ça veut dire aussi être curieux pour comprendre un peu ce qui se passe dans ton environnement ?

Baptiste
Bien sûr, curiosité nécessaire, parce que sinon, on va être laissé de côté d’une certaine façon. On a besoin d’apprendre les nouvelles solutions qui sont déployées. Même des acteurs très connus et qui sont déjà bien installés, comme Google, proposent de nouveaux produits très souvent. Et nous, notre rôle, c’est aussi de venir pousser ces nouvelles les solutions et de faire en sorte que nos clients les adoptent. Donc oui, il y a une curiosité qui est nécessaire.

Bertrand
Ok, c’est très clair. Et après, tu as parlé de relationnel. Là aussi, il faut expliquer ça. Le relationnel pour un consultant, ça veut dire quoi ?

Baptiste
Pareil, Je pense qu’en répondant aux deux premiers points, on en a déjà pas mal parlé, mais le fait de pouvoir supporter et accompagner un client, c’est très important quand on est consultant. C’est ce qui va permettre aussi d’établir une relation de long terme quand on part initialement sur un projet limité dans le temps. Je considère que c’est une compétence très importante en tant que consultant. Après, quelqu’un qui fait du tracking et de l’analytics et qui est en interne dans une entreprise, peut-être que là, ce sera moins à prioriser, même si ça reste toujours un plus comme dans tout métier, je pense.

Bertrand
Quand on a préparé cette interview, tu as aussi dit qu’en tant que consultant, tu étais en première ligne devant les clients. C’est C’est aussi ça que ça veut dire. Lorsque l’on est en première ligne, on représente son agence et donc forcément, le relationnel, c’est important !

Baptiste
Exactement. J’aimerais reprendre un terme que mon manager utilise qui s’appelle le « business impact ». Il considère que c’est une caractéristique des consultants. Il y a des consultants, par exemple, qui vont avoir un impact business plus important que d’autres. C’est vraiment une caractéristique importante de notre métier. Un business impact, qu’est-ce que c’est ? C’est quelqu’un qui va réussir à peut-être déceler de nouvelles opportunités. Élargir des enveloppes, de nouveaux projets, même si ce n’est pas lui qui va les traiter, il va pouvoir faire la passe à ses collègues ou à d’autres personnes…

Bertrand
D’accord, une passe décisive ?

Baptiste
Une passe D, exactement ;-))

Bertrand
Ok, et ça rejoint un peu ce que tu nous as dit tout à l’heure quand tu as parlé de ton parcours. Tu as eu une expérience sales. On retrouve un peu cette expérience. Il faut être effectivement en phase avec le client ?

Baptiste
C’est ça. Il ne faut pas avoir peur, vu que je sais que Le sales, des fois, ça peut faire un peu peur comme métier. Mais en fait, pour moi, c’est à chaque fois presque du bonus. C’est-à-dire que vous allez être vraiment au courant de tout ce qui se passe pour le client. De toutes ces solutions que vous êtes en train de déployer et vous allez savoir ce qui est bon pour lui avec votre expertise. Et donc, ça va être tout naturel de venir lui proposer de nouvelles solutions, des opportunités qui répondent à ses besoins. D’après votre expertise, il n’y aura pas cet effort commercial qu’on peut retrouver ailleurs ou en tout cas dans des préjugés ou dans des clichés.

Bertrand
Là, le commercial, il s’appuie sur quelque chose de factuel que tu connais bien et évidemment la connaissance de ton client ?

Baptiste
Exactement.

Bertrand
Ok, excellent. Ça me paraît très clair. Merci beaucoup, Baptiste. Quelle est la tâche quotidienne qui te plaît le plus dans ton métier et celle qui te plaît le moins ?

Baptiste
Celle qui me plaît le plus, c’est l’aspect stratégie ou alors gestion de projet. Ça va être le travail qu’on peut faire en amont avec un client. Où on va venir établir ce qu’on appelle une roadmap, un plan d’action. On va définir plusieurs projets qui sont en synergie entre eux et les traiter les uns après les autres ou parallèlement. Et ça, dans le but de répondre aux besoins qu’on aura identifiés initialement. Là, c’est si jamais on démarre quelque chose de nouveau avec un client, si jamais on est en cours de projet, ça va être venir peut-être pivoter sur certains axes. Pour répondre à de nouvelles demandes, de nouvelles solutions qui sont poussées. Cet aspect-là, je l’aime bien vu qu’il est un peu plus… Je vais faire un anglicisme, mais c’est « high level », ou stratégique. Et la tâche que j’aime le moins, c’est à l’inverse une tâche très opérationnelle que sont les recettes. Donc, ceux qui sont dans l’IT, je pense qu’ils comprendront de quoi je parle.

Bertrand
Ce ne sont pas les recettes de cuisine ?

Baptiste
Ce ne sont pas les recettes de cuisine, exactement. Ce sont les recettes informatiques. Et ça va être de vérifier que tout fonctionne correctement au niveau de ce qu’on appelle des tags, donc des morceaux JavaScript pour vulgariser. Ça peut être autre chose aussi, les recettes, mais globalement, ça va être vraiment un travail de vérification. Et ça peut être assez redondant et répétitif, même si c’est absolument nécessaire quand on a un nouveau site, une refonte, des changements importants sur le tracking.

Bertrand
Ok, c’est très clair. Alors, Baptiste, attention, QGP, la question Gagne-Pain. Combien ça gagne un consultant analytics et tracking ?

Baptiste
Un consultant analytics et tracking, je dirais que ça dépend beaucoup de son expérience, de son ancienneté, même des outils sur lesquels il a pu travailler. Parce qu’un consultant qui a travaillé sur beaucoup d’outils aura une plus forte valeur ajoutée. Globalement, d’après ma connaissance, un consultant junior, il gagnera en entrée 37 000 € bruts annuels avec 10% de variable.

Bertrand
Le variable, ça peut aussi dépendre des entreprises en fonction de ce qui se passe dans le secteur ?

Baptiste
C’est ça, exactement. Même si, en tout cas dans mon agence, on a plus ou moins l’assurance d’avoir 100% de notre variable, si on a bien fait notre travail, peu importe des fluctuations de business. Et bien sûr, ensuite, si on évolue, on a de belles courbes de progression salariales. Où ce qu’on appelle un Team Lead, un manager d’équipe, peut gagner 55 000 € bruts à l’annuel, 60 000 € bruts à l’annuel, voire plus. Notamment s’il passe Head of Data, qui va être la personne qui va diriger le département Data. Sachant que son variable, à ce moment-là, va être probablement plus indexée sur des résultats d’équipe, sur du P&L, sur ce genre de choses, alors qu’en tant que consultant opérationnel, on a moins cet aspect-là.

Bertrand
D’accord. Baptiste, tu peux nous dire quel a été le plus grand défi que tu as eu à relever dans ton métier ?

Baptiste
Oui. Pour moi, il y en a eu deux, mais qui sont très liés. Ça va être de monter en compétence rapidement pour gagner en autonomie. Et aussi de surpasser le syndrome de l’imposteur, qu’on peut avoir quand on commence un nouveau métier, et particulièrement quand on est en stage de fin d’études et qu’ensuite, on prolonge en CDI. Pour moi, la complexité, elle venait du fait qu’on était directement mis au contact des clients. Et qu’il fallait justement qu’on ait cette posture de consultant qu’on était légitimes. Mais il y avait quand même ce truc où on venait de sortir d’études, on venait d’avoir notre premier CDI. Moi, par exemple, je n’étais même pas encore diplômé de mon école à ce moment. Ça, c’est un point délicat que moi, j’ai eu et que j’ai vu chez d’autres personnes que j’ai pu accompagner, des stagiaires qui sont arrivés chez nous, certains consultants. Un défi qui était important et que je pense qu’il faut réussir à le surmonter.

Bertrand
Surmonter le syndrome de l’imposteur ?

Baptiste
Surmonter le syndrome de l’imposteur, exactement. Avoir confiance en soi, en particulier quand on est légitime pour avoir confiance en soi. C’est important.

Bertrand
Ok. Est-ce que tu aurais envie aujourd’hui de changer quelque chose dans ton parcours ?

Baptiste
Honnêtement, non, je considère que chaque étape franchie, même celles qui n’ont pas forcément de lien avec ce que je fais aujourd’hui. Elles ont aidé à me construire, à construire mes envies, ce que je suis. Donc, je ne changerai rien. Par contre, bien sûr, il y a eu des échecs. Tout n’a pas toujours été rose, mais je ne changerai rien pour le coup.

Bertrand
La communauté du gain de pain nous interroge beaucoup autour de l’anglais, qui est un sujet important pour ceux qui nous écoutent. Est-ce qu’il faut une bonne connaissance en anglais pour faire ce métier ?

Baptiste
Bien sûr, ça dépend du contexte de l’entreprise que vous allez rejoindre. Si, par exemple, vous êtes en agence et que vous avez des clients qui sont anglais, alors là, oui, un bon niveau sera demandé. Par exemple, nous, on travaille avec des clients du Royaume-Uni. Ça m’est arrivé d’aller en déplacement professionnel là-bas. Si là, vous n’avez pas quelques bases en anglais, c’est assez challengeant.

Bertrand
Oui, ça va être difficile ?

Baptiste
Après, en interne, si vous n’êtes pas consultant, je pense que ça dépend si votre boite est internationale. Moi, par exemple, certains clients aussi avec qui je travaille en France sont des gros groupes et dedans, il y a des équipes internationales. Et donc, même si on est basé en France, on doit savoir parler anglais. S’il n’y a pas tout ça, normalement, ce n’est pas forcément un must.

Bertrand
Je comprends ta réponse, mais est-ce que quand même les outils que vous utilisez, on a parlé du tracking tout à l’heure, des outils de Google, notamment. Est-ce que ce n’est tout de même pas plus facile de les manier avec une bonne connaissance de l’anglais ?

Baptiste
Si, c’est plus facile. En réalité, c’est quand même plus simple. En plus, comme on l’a dit ensemble, il y a beaucoup d’anglicisme, donc il faut réussir à comprendre ça, même si ça s’intègre assez facilement dans notre langage quotidien.

Bertrand
Ok. Est-ce que tu pourrais également nous dire quelles sont, selon toi, les bonnes formations ? Que vois-tu autour de toi parmi les gens qui font le même métier que toi ? C’est quoi le Le dénominateur commun ?

Baptiste
Le dénominateur commun, ça reste l’école de commerce, avec un programme Grande École ou équivalent. Je pense que ça peut être très bien de le compléter avec une formation digitale. Aujourd’hui, je sais que nous, on recrute, par exemple, des stagiaires qui n’ont pas forcément cette formation digitale parce qu’on veut les former de A à Z. Mais ça reste quand même un vrai plus. Même dans nos recrutements, on sait le reconnaître quand certains candidats disposent de cet avantage. Je dirais formation classique pour ce métier, ce serait école de commerce jusqu’au master et ensuite une formation digitale pour comprendre de quoi on parle.

Bertrand
Et toi, est-ce que quotidiennement, tu continues à te former ? Et si oui, comment ?

Baptiste
C’est obligatoire de faire de la veille dans notre métier, de continuer à apprendre. Nous, en tant que partenaire Google, en tout cas dans mon agence, on a accès à certaines ressources qui nous sont données de manière hebdomadaire ou quotidiennement. Qui font que c’est assez facile de continuer à apprendre. Après, évidemment, on fait certains efforts de recherche aussi et de veille pour ne pas être à la marge du marché. Moi, ce que je recommande et la façon dont je fonctionne, c’est simplement de m’inscrire à des newsletters de qualité. De les recevoir et ensuite de prendre un temps sur mon temps de travail, le lundi ou le vendredi, pour connaître ces nouvelles solutions, connaître ce qui se passe et rester au courant de tout ça.

Bertrand
Est-ce qu’il y a également des certifications professionnelles qui sont utiles et importantes pour ton métier ?

Baptiste
Oui, il y en a pas mal. En fait, elles sont nécessaires parce qu’on va aussi avoir un statut de partenaire via ces certifications. Donc, elles sont obligatoires pour nous. Mais je les recommande aussi si vous y avez accès pour d’autres personnes qui ne sont pas forcément encore dans ce métier, qui veulent comprendre et apprendre sur ce métier-là. Des certifications, par exemple, orientées sur certaines plateformes très utilisées comme Google Analytics 4, qui dispose de sa propre certification. Google Ads, c’est pareil, même si là, ça va être une plateforme plus liée à la performance marketing. Mais toutes ces plateformes ont leur certification et ça peut être intéressant de commencer à y jeter un œil avec ces certifications.

Bertrand
Tu as parlé aussi quand on a préparé cette interview de la certification RGPD, donc Règlement Général de la Protection des Données, C’est aussi quelque chose sur lequel tu es formé ?

Baptiste
Exactement. C’est un sujet très important. La protection des données est un sujet de plus en plus important, même pour tout un chacun. Et c’est important pour nous, lorsqu’on va déployer une solution, de s’assurer qu’elle soit RGPD. C’est un must. La plupart du temps, même, on va avoir des DPO qui vont venir apporter leur approbation à certaines solutions qu’on va déployer.

Bertrand
Oui, DPO pour Data Protection Officer c’est un métier dont on a déjà parlé dans le podcast. , ce sont les métiers qui vont vérifier que les données sont bien protégées par l’entreprise ?

Baptiste
Exactement.

Bertrand
Ok, excellent. Est-ce que tu peux également nous parler des meilleures ressources disponibles sur Internet que tu consultes assez régulièrement et en donner quelques-unes pour ceux qui nous écoutent ?

Baptiste
Bien sûr. Les meilleures ressources, pour moi, elles proviennent des meilleurs consultants ou des meilleurs professionnels du métier, en tout cas. En premier, pour les débutants ou intermédiaires, je recommande Analytics Mania, qui est présent sur YouTube, qui est très connu dans le milieu. Ça ne va pas forcément être des sujets très avancés, mais c’est une très bonne première approche. Vous allez comprendre chaque plateforme, quelle est sa valeur ajoutée dans cet écosystème.

Bertrand
Pour ceux qui nous écoutent, on mettra un lien direct dans les commentaires du podcast pour retrouver Analytics Mania.

Baptiste
Ensuite, un professionnel que je suis beaucoup, c’est Simo Ahava, qui est très connu dans le milieu. Il propose de nouvelles solutions sur les stacks sur lesquelles on opère, comme Google Tag Manager, qui fait beaucoup de documentation dès qu’il y a de nouveaux projets Google qui sortent. Donc aussi un nom que je recommande qui a sa propre newsletter. Ensuite, juste une newsletter que je recommande d’une autre agence qui est basée à Lyon, qui s’appelle Boryl. Qui m’a beaucoup aidé, en particulier quand j’étais en stage et que je feuilletais toutes les semaines. Et qui m’a permis de comprendre un peu tous ces sujets et même commencer à me familiariser avec des sujets un peu plus avancés…

Bertrand
Excellent. Merci beaucoup. L’intelligence artificielle, Baptiste, est-ce qu’elle a déjà un impact sur ton métier ? Et si oui, comment, à la fois d’un point de vue peut-être personnel, mais aussi du point de vue de ton agence ? Comment tu vois les choses ?

Baptiste
Oui, elle a un impact. Je pense que la question est très bien posée parce que justement, il va y avoir un impact sur mon utilisation perso, mais aussi au niveau de l’agence, où on va venir proposer de nouvelles solutions. Donc, d’abord, si je détaille un peu mon utilisation perso, ça me fait gagner beaucoup de temps. De ce fait, tout ce qui va être la gestion des emails, le reporting clients, toutes les tâches qui sont assez répétitives et qui peuvent être automatisées. On va venir utiliser certaines solutions pour s’épargner ça. Bien sûr, par exemple, je prends un email aujourd’hui, même si c’est un peu le Use Case que qui utilise beaucoup de personnes sur l’IA. On va venir quand même vérifier ce qui est écrit, mais ça nous sert toujours. Et sur tout ce qui est les tâches opérationnelles et répétitives, là, c’est un vrai gain.

Bertrand
Est-ce que tu utilises, par exemple, aussi le compte rendu de réunion ? C’est des choses que vous utilisez quand vous faites des visios pour faire un compte rendu ?

Baptiste
Justement, on a Gemini, qui est directement intégré à Google Meet aujourd’hui et qui nous envoie un email avec le compte rendu. Honnêtement, j’essaie plus de le désactiver actuellement parce que la qualité n’est pas encore au rendez-vous, mais je n’ai pas de doute que dans les mois à venir, ce soit le cas. J’avais déjà vu ça aussi pour Microsoft. Mais pour l’instant, ce n’est pas forcément le Use Case qu’on utilise de plus.

Bertrand
Au niveau de ton agence, ça se passe comment ?

Baptiste
Au niveau de mon agence, c’est surtout un besoin de ne pas être en marge, pareil, en tant qu’agence. De proposer des solutions à nos clients qui intègrent ces technologies. On a des produits comme Ad Machina, OptiPhi, qui sont déployés sur le marché. D’autres qui sont en développement, qui vont venir. Par exemple, je prends l’exemple d’Ad Machina, qui vont venir aider à la création de campagne, avec les descriptions de produits, ce genre de choses. Après, vu que je ne fais pas de performance marketing, je ne vais pas m’étaler sur ce produit…

Bertrand
Mais ça existe déjà. C’est déjà des choses que vous proposez ?

Baptiste
Voilà, exactement.

Bertrand
Dans un ancien épisode, Lorène, que l’on a interviewé, a souhaité qu’on pose cette question aux futurs interviewés. « Comment est-ce que tu vois ton métier dans 5 ou 10 ans ? »

Baptiste
Tout à fait. Pour ma part, je le vois totalement différent. En tout cas, je l’espère. Je serais assez déçu s’il n’avait pas changé. Notamment parce qu’on vient de discuter de l’IA. Ce sont des choses qui vont très vite et qui nous impactent fortement, même en dehors du reporting, des gains de temps, dans le métier en lui-même aussi, dans les intégrations aux solutions. Par exemple, GA4, qui propose aujourd’hui d’avoir des insights, des indices comportementaux sur les utilisateurs avec l’IA. Aujourd’hui, c’est assez basique, mais demain, par exemple, on va pouvoir juste rentrer une requête dans la solution du style : « Donne-moi tous les utilisateurs de cette tranche d’âge qui ont effectué tel comportement ou qui sont plus susceptibles d’acheter tel produit » et il va pouvoir sortir des graphiques, des informations sur ça. Donc, je pense que ce métier est voué à évoluer et je l’espère, parce que c’est encore plus intéressant.

Bertrand
Ok, excellent. C’est pas mal comme élément pour terminer cette interview, mais en conclusion, qu’est-ce que tu souhaiterais ajouter ? Est-ce qu’il y a des choses qu’on n’a pas évoquées et que tu as eu envie de partager pendant cette interview ?

Baptiste
Peut-être oui, juste pour nos auditeurs, de ne pas avoir peur de tout cet écosystème qui peut être effrayant. Parce que finalement, quand vous allez mettre votre premier à pied à l’intérieur, vous allez voir que tout se connecte. Chaque connaissance que vous allez accumuler va vous permettre d’atteindre un nouveau palier, de voir de nouvelles choses qui vont toutes avoir du sens les unes avec les autres. Nous, on parle de tracking, mais on doit aussi comprendre ce que c’est que la performance, on doit aussi comprendre ce que c’est que le CRO (Conversion Rate Optimization ou optimisation du taux de conversion), qui est l’optimisation de sites pour améliorer les taux de conversion. On travaille en synergie avec toutes ces équipes, ce qui permet aussi d’avoir pas mal de passerelles dans ce secteur. Donc, ne vous inquiétez pas, une fois que vous rejoignez un de ces métiers, parce que vous aurez l’opportunité de changer et d’aller découvrir de nouvelles choses.

Bertrand
Ok, en conséquence Analytics et Tracking, ça ne doit pas faire peur et il faut y aller ?

Baptiste
Exactement.

Bertrand
Et Making Science, ça ne doit pas faire peur non plus. Il faut y aller ! Comment peuvent faire ceux qui ont aimé cette interview avec toi et qui auraient envie de te poser des questions complémentaires, ou de poursuivre la conversation avec toi ? C’est quoi la meilleure façon pour te contacter ?

Baptiste
Clairement, LinkedIn. Donc, Baptiste Lagas sur LinkedIn. N’hésitez pas à me poser toutes vos questions, que ce soit directement lié à ce métier ou sur l’écosystème de manière générale. Et sachez que Making Science recrute .

Bertrand
Donc, ça vous le cout de t’envoyer un petit message ?

Baptiste
Exactement.

Bertrand
Baptiste, merci beaucoup.

Baptiste
À bientôt. Merci Bertrand.

Laisser un commentaire