page title icon ÉPISODE 7 – Community Manager avec Isaure Bonnetain

Épisode 7 du Gagne-Pain : tisser ses réseaux avec Isaure Bonnetain, community manager chez Biocoop

Bonjour et bienvenue sur Le Gagne-Pain !

Dans ce septième épisode, nous recevons Isaure Bonnetain, community manager chez Biocoop. Instagram, Facebook, Linkedin et bien d’autres réseaux, découvrez comment on peut tisser sa toile en tant que community manager !

Un grand merci à Isaure pour sa participation !
Nous espérons que cet épisode vous intéressera ! Si vous appréciez son écoute, n’hésitez pas à nous mettre 5 petites ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ sur votre plateforme d’écoute préférée (Apple Podcast, Spotify, Deezer, Google Play, etc.) pour nous encourager

Vous travaillez dans le digital et vous souhaitez faire connaître votre métier, partager votre expérience ? N’hésitez pas à nous contacter pour nous proposer votre profil !

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Isaure Bonnetain – Profil Linkedin

Son entreprise : Coopérative Biocoop

Son métier : Community Manager

Interview faite par : Bertrand Jonquois

La retranscription de l’épisode 7 : community manager

Le Community Manager, « animateur de communautés Web » ou « Manager de communautés », est un expert des communautés en ligne.

Bertrand

Bonjour Isaure.

Isaure

Bonjour Bertrand

Bertrand

On est ravi de t’accueillir parce que le métier que tu vas nous présenter Community Manager, c’est un métier a la fois intrigante, mystérieux et très intéressantes. Donc, on est ravis de t’accueillir. Est ce que tu peux te décrire en quelques mots ?

Isaure

Oui, bien sûr, je m’appelle l’Isaure. Jai 26 ans, je suis Community Manager. J’habite en région parisienne. J’ai fait une école de commerce post-bac et j’exerce mon métier depuis bientôt 5 ans.

Bertrand

Excellent, est ce que tu peux également décrire ton parcours professionnel, les différentes entreprises dans lesquelles tu as travaillé éventuellement les stages pour expliquer comment tu es arrivé aujourd’hui à ce métier.

Isaure

Alors quand j’ai terminé mes études, j’ai eu deux stages, un premier dans une agence de communication corporate qui s’appelle Parties prenantes (www.partiesprenantes.com). Ensuite, j’ai travaillé pour Webedia pour une entreprise qui s’appelle illico fresco , où j’ai découvert le métier de Community Manager et par la suite, j’ai été Community Manager et social media manager pour la maison Lenôtre. Et maintenant, je travaille pour Biocoop.

Bertrand

Donc, tu as déjà trois expériences de Community Manager derrière toi.

Isaure

Oui, à chaque fois, c’est différent, donc c’est ce qui est hyper enrichissant.

Bertrand

Est ce que tu peux nous décrire l’entreprise dans laquelle tu travailles actuellement?

Isaure

Je travaille actuellement du coup chez Biocoop. C’est une entreprise qui est une coopérative. Ça change un peu des entreprises pour lesquelles je travaillais précédemment. Pourquoi j’ai choisi de travailler chez Biocoop? C’est pour son côté militant et engagé. Je pense que beaucoup de personnes se sont posées la question avec le confinement du sens de leur métier et je pense avoir trouvé chez Biocoop.

Bertrand

Excellent. Et donc, tu as choisi de continuer le même métier de Community Manager en partant d’entreprises dans laquelle tu faisais déjà ce même métier, mais pour le faire avec un engagement plus militant ?

Isaure

C’est ça, exactement, le métier de Community Manager, c’est un métier qui me plaît énormément pour sa partie créative. Notamment sur la rédaction, la réalisation de visuels et aussi pour le côté stratégique. C’est un métier qui demande beaucoup de réflexion, d’arriver à se mettre à la place du client, Comment on projette des messages clés. Et j’ai beaucoup. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce métier là. Et du coup, après, ce qui me manquait, c’était le côté plus engagé.

Bertrand

Donc, l’engagement est aussi important pour le métier de Community Manager ?

Isaure

Pas forcément, je pense qu’après, c’est plus un point qui qui m’est propre et qui est peut être propre aussi à ma génération, puisqu’on a beaucoup, notamment en école de commerce, j’avais des cours d’éthique et c’est quelque chose qui me parle. Ou de se dire qu’on travaille pour une entreprise dont on est fier, qui est engagée pour l’environnement, qui promouvoir une consommation peut être plus juste & moins nocive.

Bertrand

OK, est ce que tu peux nous décrire? Ton activité et tes missions quotidiennes en tant que Community Manager chez Biocoop ?

Isaure

Alors en tant que Community Manager chez Biocoop, j’ai quatre missions principales. La première, c’est de créer des liens avec des communautés puisque il y a plusieurs réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, YouTube et Pinterest. Donc, ça se fait au travers des commentaires et des interactions. Il y a une partie aussi transmettre les messages de l’entreprise. Une dernière partie sur l’optimisation. De vérifier les résultats et que tout fonctionne bien. Et après, on peut avoir des missions qui sont plus ponctuelles et propres à chaque entreprise. On peut travailler avec des influenceurs, on peut mettre en place des campagnes publicitaires. Ça dépend un peu des entreprises.

Bertrand

Donc c’est très riche en fait, il y a aussi une importance de l’humain là dedans. Tu y mets une partie de ce que tu veux dans ce métier ?

Isaure

Oui, je pense que c’est exactement ça. Un Community Manager en fonction de sa vision, il va forcément mettre une partie de sa personne, ça se sent dans le rédactionnel. Ça se sent dans les choix visuels, ça se sent dans l’optimisation à quel point on va chercher à comprendre le client, les stratégies. Il y a aussi, je pense, un niveau de compétence. Est ce qu’on va rechercher le niveau de compétence, par exemple, pour les campagnes publicitaires. C’est une capacité que moi, je suis allée chercher, mais des fois, c’est sous traitée à des agences. Pareil pour les influenceurs.

Bertrand

Dans les tâches, dans les missions que tu effectue quotidiennement, quelles sont celles que tu préfères et quelles sont celles qui sont un peu plus barbante?

Isaure

Alors moi, j’aime beaucoup la partie idéation. Le fait de se mettre dans les chaussures du client et de nous demander est ce que le contenu va lui plaire? Comment il va réagir ? A quel moment il vaut mieux le poster? Quel est l’angle d’attaque pour les visuels? Comment on arrive à susciter de l’émotion par les mots? J’aime aussi beaucoup interagir avec les clients quand ils posent des questions, de parvenir à leur répondre ou quand ils ont des doutes, des craintes d’arriver aussi à apaiser ces sentiments là. Et pour la partie que j’aime un peu moins, je dirais que c’est peut être aussi de la veille puisque, par exemple, pour Biocoop, ça peut très vite monter en volume. En commentaire, il faut regarder sous toutes les publications, sur tous les réseaux sociaux. Ça peut induire un peu de stress. Et sinon, la partie reporting aussi, puisque ça, quand on n’a pas les bons outils, ça peut prendre deux à trois heures, voire même deux ou trois jours…

Bertrand

Comme tu as fait déjà ce métier dans plusieurs entreprises. Qu’est ce qui a poussé à choisir ce métier de Community Manager?

Isaure

Je pense que j’ai choisi le métier de Community Manager parce que j’aime beaucoup rédiger. C’est un peu ma partie créative et c’est quelque chose qui, du coup, me donne la satisfaction au quotidien.

Bertrand

On peut s’arrêter deux secondes là dessus parce que j’entends ça maintenant beaucoup. Community Manager, ça veut dire rédacteur quand même il faut savoir écrire, il faut savoir parler aux clients…

Isaure

Oui, c’est très important d’avoir une bonne orthographe et c’est aussi très important d’avoir la bonne tonalité, le bon phrasé, dans le sens où, sur chaque communauté, on s’adresse à des cibles qui sont différentes. Par exemple, si je prends Facebook, on est plutôt sur un public entre 30 et 50 ans. Si on est sur Instagram, on est plutôt sur du 18-30 ans. On s’adresse pas de la même façon, on ne vend pas de la même façon. Les attentes ne sont pas les mêmes. Donc, c’est d’arriver à retranscrire avec la bonne tonalité les messages de l’entreprise.

Bertrand

il faut à la fois savoir écrire et s’adapter à son auditoire ?

Isaure

C’est exactement ça aussi, je pense, la partie stratégique que je trouve très riche puisque d’une entreprise à une autre, on n’a pas les mêmes cibles. Si je prends le cas de la maison Lenôtre, c’était ça aussi qui était très riche dans mon expérience. On parlait à la fois des clients qui allaient en magasin. Il y avait aussi une école où on s’adressait à des professionnels, peut être le chocolatier qui habite à Toulouse. Et on a vu aussi une partie événementielle où on s’adresse à une cible plus professionnelle via LinkedIn. Et là, ce n’est pas du tout les mêmes enjeux, les mêmes messages, la même façon de vendre.

Bertrand

Donc, dans ce métier, tu as dit que la première raison de ton choix, c’était la rédaction, l’écriture. C’est quoi les autres éléments qui ont déterminé ce choix de devenir Community Manager ?

Isaure

Je pense que la partie stratégique m’a beaucoup plu. Il y a quand même une grande part de réflexion de comment on se projette tout au long de l’année sur des cibles différentes. Je dirais aussi qu’il y a une grande part d’autonomie. C’est un métier qui est assez jeune, qui n’est pas forcément très cadré dans une entreprise. On peut vite gagner en responsabilité. C’est intéressant.

Bertrand

Une partie créative aussi, parce que dans l’introduction de notre discussion, tu as parlé aussi de création, et donc de la partie créative. Elle est aussi importante dans la partie Community Management ?

Isaure

Oui, la créativité, c’est, je pense, un des atouts, un must. Il faut arriver à se projeter à la place du client, mais il y a aussi la partie, comment on rédige la partie visuelle aussi. Je pense que c’est très important pour moi, sur les réseaux sociaux. Un bon poste, c’est le visuel qui arrive à retenir l’attention quand on est en train de scroller, sur une Linkedin, sur Instagram, sur Facebook. Et après la personne, elle aura peut être envie de lire le texte. Et du coup, c’est un très gros enjeu. Ça peut dépendre des entreprises. Des fois, il y a des services dédiés aux contenus. Des fois, ce n’est pas le cas. Il faut savoir être autonome. Par exemple, quand je travaille pour la maison Lenôtre, c’est moi qui faisait les photos. Donc là aussi, c’est des petits plus à aller chercher.

Bertrand

Quelles sont les compétences attendues pour un bon Community Manager ?

Isaure

Les compétences attendues pour un bon Community Manager, je pense qu’il y a une partie créative et rédactionnelle. Il faut savoir écrire. Il faut savoir vendre. Ensuite, je dirais qu’il y a une partie, un peu plus de technique et d’analyse. Il faut savoir analyser ses résultats. Voir ce qui fonctionne, ce qui fonctionne pas et comment on peut optimiser ou en apprendre si on n’a pas réussi.

Bertrand

La partie technique est ce qu’elle inclut aussi la connaissance précise de chacun des réseaux sociaux, des fonctionnalités, des solutions nouvelles, une sorte de veille, un peu de ce qui se passe sur les réseaux sociaux ?

Isaure

Je pense qu’effectivement, il y a aussi une partie technique où il faut toujours être en veille des dernières tendances et de s’adapter. Pour chaque réseaux sociaux on voit souvent des infographies avec ce qu’il faut mieux poster à telle heure. Je ne crois pas qu’il y ait de vérité absolue. Il faut arriver à prendre le pouls de chaque communauté, le sentir. Donc par exemple, pour la maison Lenôtre, je savais que c’était à 15h qu’il fallait poster des pâtisseries puisque c’est le moment où les gens commencent à avoir faim. Pareil. Je sais que pour LinkedIn, les gens ont tendance à regarder soit le matin, soit le soir en sortant du travail. Donc ça demande aussi tout cet esprit d’analyse.

Bertrand

Et les analytics, est ce que c’est aussi une partie importante des compétences attendues? Il faut gérer des chiffres quand il faut regarder ce qui se passe ?

Isaure

Oui, exactement. Il ne faut pas avoir peur de mettre les mains dans les chiffres. Il y a certaines personnes a qui ça peut faire un peu peur. Mais c’est une partie qui est essentielle d’arriver à bien analyser les chiffres. De toute façon, je pense qu’un Community Manager est forcément amené à faire du reporting à sa direction, à son comité de direction. Pour expliquer si les campagnes fonctionnent bien. Qu’est ce qu’on peut faire pour optimiser? C’est aussi un accompagnement vis à vis des différents services pour promouvoir un événement, pour promouvoir un produit. Donc, c’est important de suivre les données. Ces données, c’est aussi une occasion d’optimiser par la suite. Comment on fait mieux les fois suivantes. C’est aussi une façon de justifier les budgets qui sont investi, notamment pour la partie publicitaire, et de demander un budget plus important l’année suivante.

Bertrand

Il y a aussi une partie commerciale, parce qu’on fait de la relation client. C’est un peu du service après vente, d’une certaine manière. Est ce que ça, c’est aussi une composante importante de savoir parler à ses clients ?

Isaure

Je pense que oui. Les deux parties importantes, c’est effectivement la partie relationnelle, puisque Community Manager sont traduits en français, c’est manager de communauté. Donc on a en charge des communautés d’une entreprise. Donc c’est d’arriver à échanger, de créer du lien, c’est une partie marketing quand même très importante. On est à la fois en amont des ventes, d’arriver à séduire et donner envie de créer une obsession vis a vis du produit. Et c’est aussi service après vente puisqu’on a des nouvelles générations, des nouveaux usages. Les personnes ne prennent pas forcément leur téléphone. On va pas forcément écrire un email, on a besoin de l’immédiateté. Et du coup, on peut aussi avoir l’insatisfaction à gérer les réseaux sociaux.

Bertrand

Attentions QGP à la question en Gagne-Pain combien avec Community Manager?

Isaure

Alors un Community Manager, je pense que ça dépend de son ancienneté, de son emplacement géographique, de l’entreprise et de son secteur. Parce que forcément, son travail en banque ou dans une entreprise du CAC 40 ou pour une toute petite structure, les budgets sont pas le même Moi en moyenne, entre 0 à 3 ans j’ai constaté qu’on avait des budgets qui allaient entre 26.000 et 32.000 et au delà, plutôt 30 000- 40 000.

Bertrand

On parle bien K euros annuels ?

Isaure

Oui, exactement.

Bertrand

Est ce que tu as rencontré des difficultés? Y aurait il une difficulté dont tu voudrais parler dans ce métier de Community Manager ?

Isaure

Alors une difficulté que j’aurais pu rencontrer. Il y a une fois où j’ai eu une mauvaise surprise quand j’ai organisé un live sur Instagram avec deux chefs pour la maison Lenôtre, Guy Krenzer et Claire Heitzler, et je n’avais jamais testé de live à deux personnes. Et les problèmes techniques qui surviennent et qu’on a pas anticipé ou le cadrage caméra n’étaient pas bien adaptés. On a eu un petit moment de panique, on a eu aussi des problèmes de sons et on en apprend pour la fois suivante. On s’entraîne pendant une heure avant et on refait la même erreur.

Bertrand

Quelle a été ta ta plus grande surprise dans ce métier ? Quelles sont les choses que tu n’avais pas anticipé par rapport à ce que tu as vécu dans les expériences de Community Manager ?

Isaure

Le point que moi je n’avais pas anticipé, c’est sur la partie droit à la déconnexion. Ou un Community Manager ne débranche pas, les communautés, elles ont tout le temps envie d’avoir une réponse et du coup, ça peut être assez difficile d’avoir d’avoir le réflexe de décrocher, d’éteindre son téléphone.  On reçoit les notifications sur le téléphone. Pour peu qu’on soit un peu impliqué et concerné et qu’on aime vraiment sa communauté. On a envie de répondre tout de suite. Et ça, c’est des problématiques qui ne sont pas encore très encadrées par les équipes RH.

Bertrand

Est ce que tu vois des différences entre le métier que tu imaginais et ce que tu fais vraiment ?

Isaure

La différence ? Je pense que c’est un métier qui est très idéalisé, un peu glamour, sur gérer une communauté, gérer les réseaux sociaux. C’est un peu un métier où on a l’impression que tout le monde peut le faire, que c’est à la portée de tout le monde. J’avais même une fois ma tante qui m’a demandé, mais tu arrives vraiement a t’occuper toute la semaine? Et c’est un métier qui est idéalisé, mais sur lequel il faut prendre du recul. Il y a quand même des compétences qui sont nécessaires…

Isaure

Est ce que c’est aussi influencé par justement ces influenceurs. Parce que c’est quand même quelque chose qui brille, quelque chose qui attire un peu la jeunesse. Est ce que ça a un impact sur la différence entre ce métier et la façon dont réellement ça se passe ?

Isaure

Je pense qu’effectivement, il y a eu toute une vague d’influenceurs qui ont rendu ce métier très désirable. Les gens ne voient pas forcément le travail qu’il y a derrière, qu’il y a des équipes pour un influenceurs notamment. Je pense aux YouTubeurs, ils réfléchissent à leurs sketchs, ils font des mises en scène, mais il y a aussi tout un travail de montage, de prise de son. C’est très idéalisés. Et c’est souvent mérité, il y a beaucoup de travail derrière, mais les gens ont un peu l’impression que du jour au lendemain, ils peuvent devenir influenceurs. C’est un peu, l’effet d’Instagram…

Bertrand

Ça semble un peu facile ?

Isaure

Ca a l’air facile, mais ça demande énormément de travail. Et je pense que beaucoup d’influenceurs le disent, ça demande de la dédication, ça demande de s’intéresser à une communauté, ça demande du temps et les gens le voient pas forcément. On peut avoir des dérives, notamment avec la monétisation, on peut acheter des influenceurs, acheter des like, mais n’importe quelle entreprise qui prend le temps de bien regarder elle le détectera.

Bertrand

Comment se passe ta journée dans ton métier de Community Manager ?

Isaure

Je dirais qu’il n’y a pas de journée type. C’est l’un des avantages d’être Community Manager. Il y a des missions principales qui sont récurrentes, donc faire de la veille, matin et soir, rédiger ses posts, réfléchir à quel contenu on va faire pour la saison suivante. Il y a aussi une partie d’analyse de toujours prendre la température, vérifier que ça fonctionne bien, qu’on ne part pas sur un bad buzz. Mais pour peu qu’on soit lassé de l’une d’entre elles, on passe à la suivante.

Bertrand

Est ce qu’il y a des bonnes formations ? Qu’est ce qu’il faut faire comme formation pour devenir un bon Community Manager ?

Isaure

Je dirais qu’une bonne formation, ça serait une formation en marketing et en communication pour avoir les bases, pour bien comprendre les cibles, pour mettre en place des stratégies, faire preuve un peu de discernement et challenger ses décisions.

Bertrand

Est ce qu’il y a des outils qu’il faut maîtriser pour être un bon Community Manager ?

Isaure

Il faut maîtriser les réseaux sociaux, c’est un peu la base. Après, il y a des outils supplémentaires, mais ce n’est pas obligatoire. Ça dépend aussi de l’organisation des entreprises, mais ça devient de plus en plus vital. Photoshop, InDesign, on peut aussi avoir des notions de montage vidéo. Ça, c’est un vrai atout, ça donne une vraie force à un profil.

Bertrand

On parle de Canva aussi pour simplifier les tâches.

Isaure

Oui, on peut aussi parler de Canva pour ceux qui n’ont pas envie de faire de formation.

Bertrand

Quel est le mode de vie d’un Community Manager? Quand je pose cette question, c’est Paris ou Province, déplacements professionnels, télétravail, évidemment dans la période qu’on vit actuellement ?

Isaure

On peut tout faire en tant que Community Manager. Tant qu’on a une connexion Internet, on peut être au fin fond de la campagne, au bord de la plage, on peut gérer les réseaux sociaux. Après, ça dépend de la politique de l’entreprise. Les entreprises un peu à l’ancienne traditionnelle n’acceptent pas forcément le télétravail, mais c’est là aussi l’avantage de 2020. Ça remet un peu en question toutes ces règles et ces habitudes.

Bertrand

Isaure, quels seraient les conseils pour ceux qui nous écoutent et qui veulent devenir Community Manager ?

Isaure

Le premier point, c’est de rester humble. On ne va pas révolutionner la vie. Être Community Manager, c’est un métier comme les autres qui demande du travail, c’est d’enlever un peu le glamour autour de ça. L’orthographe, de faire attention, c’est très souvent testé en entretien. Un autre point de s’informer via des médias, comme J’ai un pote dans la com (https://jai-un-pote-dans-la.com), le blog du modérateur (https://www.blogdumoderateur.com/) et en dernier, un conseil que j’aurais bien aimé avoir Il y a cinq ans, c’est de ne pas avoir peur d’apporter ses convictions autour de la table. Quand on rentre dans une entreprise, on est souvent un peu timide. On a envie de faire plaisir à la direction et des fois, ça nous sert pas. Faire un format parce qu’un concurrent l’a fait. Juste parce qu’un concurrent l’a fait, alors qu’on sait qu’au fond, ce n’est pas pertinent, ça sert à rien. Poster à telle ou telle heure parce que ça fait plaisir aux dirigeants de l’entreprise, ca ne sert a rien non plus.

Bertrand

Il faut arriver aussi avec ses convictions.

Isaure

Oui, c’est ça.

Bertrand

Est ce que tu pourrais nous conseiller des films, des séries, des livres pour préparer ce métier de Community Manager?

Isaure

Alors, pour l’anecdote, c’est une question que j’avais posée à Mercedes Erra (https://www.linkedin.com/in/mercedes-erra/) Il y a quatre, cinq ans et qui m’avait conseillé deux très bons livres. Le premier, c’est de Jean-Marie Dru, « Le Saut créatif : Ces idées publicitaires qui valent des milliards » qui permet d’analyser différentes campagnes publicitaires avec un peu de contexte. Et je trouve ça bien comme première approche pour la participation idéation des réseaux sociaux, puisque la publicité. Les réseaux sociaux, c’est quand même une forme de publicité. Le deuxième, c’était « Le Publicitor ».

Bertrand

C’est la Bible « Le Publicitor »…

Isaure

Exactement, on voit un peu tous les différents métiers, donc ça peut être bien pour une personne qui ne sait pas encore exactement quel métier l’intéresse. Et en dernier, c’est un livre qui s’appelle « L’Essentialisme », qui m’a fait beaucoup de bien pendant ce confinement.

Bertrand

OK, excellent. Est ce qu’il y a des séries qui t’ont inspiré des choses qui te semblent intéressantes sur ce sujet là ou pas du tout ?

Isaure

Alors, en termes de séries, celles que je regardais beaucoup en début d’école de commerce, c’était « Mad Men ». Du coup, ça vulgarise très bien la publicité. Comment la société a évolué et comment s’adapte aussi aux évolutions de la société ?

Bertrand

Excellent. En conclusion, qu’est ce que tu souhaiterais ajouter encore une fois pour aider ceux qui nous écoutent à comprendre mieux ce métier?

Isaure

Le conseil que je donnerais une fois qu’on a passé le cap de l’idéalisation de ce métier, de l’impression que c’est facile. C’est de vraiment s’imprégner, de se dire que c’est très, très riche. Que ça va changer d’une entreprise à une autre. Donc, pour peu qu’il y ait un secteur qui vous plaise, l’alimentation pour moi. Mais ça pourrait très bien être les jeux vidéo, la banque, l’automobile. C’est un métier qui est très, très riche. Je recommanderais au tout début de commencer par une agence de communication. Pour pouvoir justement tester avec différents clients. Moi, ça m’a beaucoup servi quand j’étais chez « Parties prenantes » en stage. Et de s’amuser…

Bertrand

OK, merci beaucoup. C’était très utile, très intéressant à bientôt Isaure

Isaure

 Merci beaucoup.

L’épisode 7 du Gagne-Pain, métier « Community Manager », est également disponible sur :

le podcast le gagne-pain sur Deezer

Laisser un commentaire