page title icon ÉPISODE 18 – Content Manager avec Nora Leon chez OpenClassrooms

Épisode 18 du Gagne-Pain : le métier de Content Manager avec Nora Leon chez OpenClassrooms

Bonjour et bienvenue sur L’atelier du Gagne-Pain !


L’atelier du Gagne-Pain c’est votre nouveau rendez-vous qui vous fera découvrir des professionnels du recrutement. Avec eux, nous découvrirons un autre regard des métiers du digital. Dans ces ateliers nous vous proposerons les conseils de ces professionnels pour faire les bons choix dans votre projet et vous aider à trouver le Gagne-Pain qui vous convient.

Dans ce 18ème épisode, nous avons l’honneur de recevoir Nora Leon.

Nora est Content Manager, Nora nous explique comment et pourquoi le choix de ce métier. Nora vous embarque en voyage audio, en passant par l’Ecosse, l’art, le théâtre d’improvisation, l’enseignement et le marketing…

Découvrez désormais son parcours !

Merci à Nora pour sa participation et nous espérons que l’écoute vous plaira !

Si vous aimez l’épisode, mettez-nous 5 petites :étoile::étoile::étoile::étoile::étoile:️ pour nous encourager.

Vous travaillez dans le digital et vous souhaitez faire connaître votre métier, partagez votre expérience ? 
N’hésitez pas à nous contacter pour nous proposer votre profil

Notes du podcast et liens utiles :

Notre invité : Nora Leon – Profil LinkedIn

Son métier : Content Manager

Interview faite par : Bertrand Jonquois

La retranscription de l’épisode 18 : Content Manager

Bertrand : Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du Gagne-Pain. Le Gagne-Pain, c’est le podcast pour découvrir et comprendre les métiers du digital. Je suis Bertrand Jonquois, co-fondateur du Gagne-Pain et notre ambition est de vous présenter à chaque épisode un nouveau métier pour faire les bons choix dans votre projet professionnel et vous aider à trouver le Gagne-Pain qui vous convient à chaque épisode. Le métier sera présenté, raconté et détaillé par celles et ceux qui le font au quotidien.

Bertrand : Bonjour Nora,

Nora : Bonjour Bertrand,

Bertrand : Nora on est ravis de t’accueillir dans le podcast du Gagne-Pain. Nora, tu es content manager chez OpenClassrooms. On a l’occasion d’en parler, mais d’abord, j’aimerais que tu te décrive en quelques mots.

Nora : Tout d’abord, merci beaucoup pour l’invitation. Je m’appelle Nora, j’ai 30 ans. J’ai passé mon bac en 2009 à Colmar, en Alsace. Entre temps, j’ai fait une prépa lettres 2 licences de master en lettres, langues vivantes et puis une année en master spécialisé en école de commerce. Et aujourd’hui, je suis dans la communication et dans le marketing à Paris.

Bertrand : Est ce que tu peux expliquer ce que tu as fait avant d’arriver chez OpenClassrooms ? Des stages, des expériences professionnelles ? Comment tu es arrivé à ce poste aujourd’hui de Content Manager ?

Nora : J’ai fait une licence d’anglais, une licence de lettres modernes, un master de lettres et d’histoire de l’art à l’Université en Ecosse. Donc, je suis parti à l’étranger. Et puis après ça, en fait, j’étais toujours un peu paumé, comme peut être pas mal d’éditeurs ou des gens qui veulent se reconvertir aussi. Et j’étais un peu perçu en France comme une saltimbanque. Parce que par rapport au marché anglophone, dans lequel c’est très facile de dire qu’on a des compétences, qu’on a la tête bien faite et qu’on peut exercer un métier qui n’est pas forcément lié exactement à nos études. En France, c’est pas trop le cas. Et donc, je suis passé par un master spécialisé d’école de commerce pour avoir cet aspect un peu plus business. J’ai fait des stages longs dans des maisons d’art aux enchères parce que je voulais travailler dans ce marché là.

Bertrand : Ça a commencé par l’art.

Nora : Ça a commencé par l’art. Je voulais travailler en art contemporain et au travers de ces stages, je me suis rendu compte que c’était un milieu très fermé dans lequel les opportunités étaient rares. Il fallait trimer pendant plusieurs années à des postes qui n’étaient pas très intéressants avant d’avoir quelque chose de chouette. L’opportunité n’est pas venue à ce moment là et je me suis tourné vers deux milieux différents le milieu de l’enseignement, parce que j’avais déjà donné pas mal de cours particuliers. J’en ai redonné notamment avec Live mentor et d’autres organismes, et j’ai commencé à être journaliste vraiment sur le tas, en travaillant pour plusieurs journaux et en me servant de ma plume.

Bertrand : Donc là, tu as mis en avant ce que tu avais comme talent, c’est à dire l’écriture.

Nora : Tout à fait. Et puis, un peu de créativité. Et puis juste l’envie d’être curieux et de me documenter sur des choses. Et après? J’ai travaillé pendant un an dans un institut d’études marketing où j’ai fait du Qualitatif et du quantitatif c’était assez formateur. Avant ça, j’avais aussi travaillé six mois chez L’Oréal en marketing, mais c’était encore différent. Et puis, en fait, je suis arrivé chez OpenClassrooms par un heureux hasard. Ulysse, si tu m’entends. C’était mon ami qui faisait du théâtre d’improvisation avec moi qui, un jour, est arrivé au théâtre d’improvisation en disant notre social media manager et responsable communication est vraiment nulle il faut qu’on en change et j’ai postulé. Ça fait quatre ans que j’y suis et j’ai exercé plusieurs métiers dans cette entreprise.

Bertrand : Merci Nora. Est ce que tu peux nous dire où tu travailles maintenant? Et qu’est ce que c’est OpenClassrooms ?

Nora : OpenClassrooms, c’est une école en ligne qui a été fondée il y a 22 ans par Mathieu Nebra et Pierre Dubuc, qui a vocation à rendre l’éducation accessible tout autour du monde. Aujourd’hui, on est plutôt en France et dans les pays anglo saxons, mais demain, on espère être dans beaucoup d’autres pays. C’est une école en ligne qui se concentre sur des formations afférentes au numérique et apparentés, donc le développement, la data, mais aussi, par exemple, le marketing ou les RH ou d’autres choses encore.

Bertrand : Ce sont des formations qui sont gratuites ?

Nora : Ce sont des formations qui sont parfois gratuites, parfois payantes.

Bertrand : On est en freemium, on peut avoir du gratuit et du payant.

Nora : En fait, vous avez des cours qui sont gratuits et qui le resteront toujours. Que vous pouvez d’ailleurs elle regarder si vous vous intéressez à un métier en particulier. En ayant écouté le Gagne-Pain, vous pouvez aller vous tester en faisant un cours gratuit. Mais on a aussi des formations diplômantes de niveau reconnues par l’Etat, qui durent six mois, un an, le double en alternance et d’autres formats aussi de formation. Mais je veux pas rentrer forcément dans le détail et on a plusieurs cibles. On travaille avec des entreprises, on travaille avec des étudiants comme les personnes qui nous écoutent et on travaille aussi avec des organismes publics. Ça, c’est la verticale B to G. Donc, on travaille avec Pôle emploi, des régions, des mairies.

Bertrand : Et ton métier de content manager, comment ça se passe ? Qu’est ce qu’on fait en content management chez OpenClassrooms ?

Nora : Alors le métier de Content manager on pourrait le traduire peut être par responsable contenu. Moi, je suis com and content manager, donc je suis responsable communication et contenu. Et ce métier là, il est assez lié au journalisme et à la communication en général. Le but, c’est de créer les contenus qui vont nous permettre d’irriguer la façon dont on parle d’une marque. Donc, ces contenus, ça peut être des contenus écrits. Des articles, des livres blancs, des guides, des brochures, etc. Le texte d’un site, ça peut être aussi des contenus vidéos, ça peut être des podcasts, ça peut être des contenus liés à un événement. Enfin, c’est très large et très polyvalent.

Bertrand : C’est quoi la journée type d’un content manager chez OpenClassrooms ? Ça se passe comment? Est ce qu’il y a une journée type?

Nora : Heureusement, il y en a pas. Et si y en avait eu, je pense que je ferais pas ce métier. Ça dépend vraiment des projets sur lesquels on est. En général, on travaille sur plusieurs projets en même temps. Par exemple, là, en ce moment, je travaille sur la vidéo, des shooting photo, des articles. J’ai toujours des présentations et des brochures à faire pour différentes équipes et donc j’organise mes journées en fonction des tournages que j’ai et je place quand je n’ai pas de tournages, les tâches les plus urgentes et les plus importantes. J’utilise du coup cette matrice d’Eisenhower urgent et pas important pour pouvoir dire non parfois ou dire à certaines équipes que je fais des choses plus tard. On a aussi une personne qui en marketing opérations, pour nous aider à faire ça et le but est vraiment dans une journée. Voilà, c’est des horaires normaux à 9 heures, 18 heures, 19 heures. Ça dépend, avec une pause dej, de pouvoir créer les contenus rapidement et efficacement et surtout créer des contenus qui sont qualitatifs. Donc il y a toujours une phase de validation. Donc, en termes de tâches, ça peut ressembler à. Le matin, je vais à un tournage que j’ai organisé au préalable, donc il y a eu pas mal de gestion de projet. Ce tournage, je pose les questions, j’accueille les participants. Derrière j’ai rendez vous avec mon agence vidéo pour cadrer un peu les projets suivants. En tout cas ce que j’ai récupéré. Après, je vais aller faire la revue de mes mails et voir si j’ai des collègues qui ont envoyé des briefs. L’après midi, si j’étais le tournage, je peux rédiger le texte d’une brochure et puis voir avec notre directeur artistique comment va la designer.

Bertrand : C’est très diversifié, Est ce qu’il y a dans cette diversité ce qui a quand même des petites routines? Est ce que toi, tu as tes petits trucs qui sont importants à faire? Parce que je ne sais pas quoi tu fais petite revue de presse. Il y a des choses importantes que tu veux regarder sur sur les réseaux sociaux. Ces petites routines, ces petits trucs qui sont importants pour toi et qui rythment ta journée ?

Nora : Je n’ai pas de routine du tout. Je ne fais pas, par exemple, de veille sur du contenu ou ce genre de choses. La veille sur le contenu. Je vais la faire quand j’ai par exemple, je un set de dix vidéos à faire sur des teasers de parcours, je vais regarder sur le marché. Qu’est ce qui se fait de bien? Qu’est ce qui peut m’inspirer pour pouvoir créer mon concept créatif? Mais au quotidien, je ne le fais pas parce que ce serait une perte de temps.

Bertrand : Alors, tu parles de formation, une certaine manière de se former en permanence. C’est quoi les éléments qui permettent d’arriver à ce métier de content manager? Quelle formation? S’il y en a un, c’est quoi les formations que toi tu suis régulièrement pour justement améliorer?

Nora : Alors, contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est un métier qui est assez ouvert. On peut arriver à ce métier avec des formations classiques d’écriture. Ça peut être une école de journalisme, ça peut être une école de commerce avec une grande composante marketing. Ça peut être science politique, ça peut être des études en sciences humaines, les lettres, la philosophie.

Bertrand : Il y a quand même une composante littéraire d’écriture. C’est quand même un élément important.

Nora : Il y a quand même une composante littéraire, mais vous pouvez avoir fait une école de commerce sans jamais vraiment toucher à l’écriture, ou une école d’ingénieurs, d’ailleurs. Avoir vu que dans votre association, vous avez été en charge de la newsletter, d’organiser certains événements, de tourner des vidéos et que ça vous a plu. Et décider en fait sur le tas, de participer à plusieurs journaux et d’exercer votre plume. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut avoir beaucoup lu et qu’il faut aimer écrire et qu’il faut aimer la créativité, avoir de l’imagination. Sinon, on est un peu perdu.

Bertrand : Il faut aimer écrire. Je pense que ça, c’est un élément important qu’il faut répéter parce qu’il y a quand même une grosse partie du contenu et du contenu écrit. Donc forcément, il faut, il ne faut pas l’oublier.

Nora : Alors oui et non. Parce que vous avez des content managers qui sont encore plus spécialisés. Tout à l’heure, je disais que dans les grosses boîtes, vous pouvez avoir des postes qui sont très verticalisés finalement. On peut être par exemple responsable contenu vidéo, responsable, contenu podcast chez Welcome to the jungle, par exemple, un journal pour lequel je travaille. Je sais qu’ils ont des spécialisations comme ça. Si vous allez chez Brut, vous n’allez pas du tout avoir de contenu, écrit vous, alors que la vidéo, en fonction de la coloration que vous avez envie de donner à ce métier, vous pouvez trouver une entreprise où vous ferez plus de quelque chose. Plus de presse écrite ou plus de vidéo.

Bertrand : C’est clair, merci beaucoup. Alors attention que QGP, c’est la question Gagne-Pain. Combien ça gagne un content manager? Est ce que tu peux nous donner un peu des indications de fourchette et puis évidemment, de différences en fonction des entreprises et des secteurs?

Nora : Alors, je commencerais par le fait qu’on peut exercer ce métier en free-lance donc si on est par exemple rédacteur web ou Copy Writer free-lance, qui est un métier très proche. Un peu plus réduit parce que vous allez avoir du coup pas l’aspect du podcast ou du vidéo, mais en tout cas, ce métier là, en freelance, on va commencer à 250-300 euros jour. Et puis, quand on est vraiment bon et qu’on a vraiment beaucoup de bouteille, on va aller jusqu’à 1000-1500 euros de prix comparé à un bon développeur.

Bertrand : Excellent.

Nora : Donc, il y a une vraie marge de progression après quand on est salarié. Evidemment, les fourchettes sont différentes. Le plus bas, je pense que c’est en agence. Quand on commence en agence, on va en être à 28-32 K.

Bertrand : La on parle de kilo euros annuels brut annuel brut.

Nora : Quand on a plus de bouteille en agence, on va être entre 32 et 37. Après, plus de séniorité, on va aller jusqu’à 60. Mais c’est vraiment pour des gens qui sont très senior. Quand on est dans une PME, ça va être un petit peu plus. Les fourchettes vont être 3 ou 4 K, de plus que ce que je viens d’annoncer. Dans une entreprise qui est déjà plus établie ou une Start-Up qui est en phase de croissance, on appelle ça des Scale-Up. Donc, OpenClassrooms est une Scales-up . On est 450. Aujourd’hui, on sera 650. C’est plus une startup. Par définition, c’est une entreprise qui n’a pas encore trouvé son business model, nous, ca y est on l’a. Dans des entreprises comme ça ou dans des grands groupes. Vous travaillez chez Total, vous travaillez chez Alten ou n’importe. Vous allez avoir des fourchette de prix qui vont être différentes. Vous allez commencer entre 35 et 40. Vous allez être entre 40 et 50 en confirmés, peut être 55 si la boite paye vraiment bien et entre 55 et 80-90, si vous êtes vraiment senior. Les superstars qu’on veut vraiment, vous êtes quelqu’un qui est reconnu sur le marché. Je ne sais pas, par exemple, Laetitia Vitaud pour le marché du travail en journalisme, est très reconnue. Vous allez pouvoir vous vendre justement 1000 1500 euros en freelance et vous allez toucher plus de 100K en CDI.

Bertrand : Nora est ce que tu peux nous dire quelles sont les tâches que tu aimes le mieux et celles que tu aimes le moins?

Nora : Alors moi, j’adore écrire. C’est une composante importante de mon métier.

Bertrand : Donc, c’est numéro 1

Nora : Numéro 2. J’adore les gens la rencontre, l’échange, trouver la bonne personne pour exprimer le bon contenu et la magie qui se crée quand tu rencontres la personne et que tu te rends compte que c’est encore mieux en vrai ou au téléphone que ce que tu avais imaginé. La rencontre et le troisième aspect, c’est que c’est un métier qui est très créatif quand même, si on veut bien nous laisser le temps d’être créatif.

Bertrand : Maintenant, qu’est ce que tu peux nous dire sur les tâches que tu aimes le moins?

Nora : Alors si je reviens sur la créativité, on n’a pas forcément toujours le temps, le luxe d’être créatif. On est parfois sur des tâches très opérationnelles, un peu chiante et surtout, on travaille souvent dans l’urgence, en fonction de comment l’entreprise est structurée et du temps qui est alloué au marketing. De la connaissance aussi que les gens ont, du temps que ça prend pour créer des contenus. Parfois, on peut avoir un collègue qui nous dit du jour au lendemain il faut que tu me fasse et ça, c’est très important. Et puis, tu n’as pas le temps de faire des choses qualitatives. Très énervant

Bertrand : Ce que tu aimes le moins. C’est l’urgence ou au contraire, le manque de temps pour faire les choses importantes.

Nora : C’est un peu ça. Et puis aussi le fait de devoir toujours faire de la pédagogie pour expliquer la qualité de ton travail et l’importance que ça a dans le business.

Bertrand : Je comprends et tu parlais tout à l’heure de la mesure. Est ce qu’il y a aussi un élément là dessus? C’est à dire que le contenu, ça se mesure pas toujours.

Nora : Ça se mesure très bien sur certains aspects. Dans le marketing qui est lié, par exemple Growth Hacking, donc là, c’est plus des choses sur les réseaux sociaux, etc. C’est facile de dire que le coût par clic de telles publications social media a augmenté ou baissé, qu’on a ramené tant de clients parce qu’il y a eu tant de clics sur le bouton je m’inscris! Mais par contre, quand c’est par exemple un documentaire avec un grand média qu’on a fait une publicité sur sur la télévision qui est vraiment du contenu pour parler de la marque et faire en sorte qu’on nous connaisse et qu’on ait une bonne image de nous. C’est difficile de dire ce contenu là à ramener tant de personnes et donc parfois, c’est difficile aussi d’avoir des budgets.

Bertrand : Je comprends, Nora, les auditeurs du Gagne-Pain. Nous nous posons la question de l’engagement des gens que l’on rencontre. Quels sont tes engagements en dehors de son activité de content manager ?

Nora : Alors déjà, je pense qu’on est beaucoup à vouloir trouver du sens dans notre travail, même dans notre entreprise. Moi, je travaille pour une entreprise qui rend l’éducation accessible et c’est très palpable. Comme je rencontre les étudiants, je vois qu’on a changé la vie des gens de manière très concrète. Des gens qui avaient du mal à joindre les deux bouts, qui ont un métier qui leur plaît et qui leur permet de vivre. Donc ça, c’est vraiment très concret au quotidien. Mon impact,

Bertrand : C’est mon premier engagement grâce à OpenClassrooms.

Nora : C’est mon premier engagement et qui est très important. Si je travaillais pas chez OpenClassrooms, je voudrais pas travailler pour une entreprise qui vend du shampoings avec du bisphénol A dedans. Mon deuxième engagement, c’est que depuis à peu près 18 ans, j’ai très souvent donné des cours à des personnes qui n’avaient pas forcément les moyens de se les payer pour entrer dans des écoles de commerce pour passer le bac. Et ça, je trouve que c’est hyper important de rendre ce qu’on a donné. Moi, j’ai eu la chance qu’on me paie mes études, donc je voulais le faire.

Bertrand : Donc là, tu rends aux autres ce qu’on a donné?

Nora : Tout à fait. Le troisième engagement, c’est que je pense qu’on peut avoir des projets personnels qui s’inscrivent dans une problématique qu’on a remarqué. Moi, je vois qu’au niveau de l’agriculture, il y a plein de questions qui se posent sur notre résilience alimentaire, sur l’effondrement de la biodiversité et aussi de la biodiversité cultivée. Et donc, j’ai voulu aller interroger des agriculteurs, des entrepreneurs, des chercheurs pour savoir comment est ce qu’on cultive aujourd’hui et comment est ce qu’on devrait cultiver demain. Et donc, j’ai lancé un podcast sur ce sujet et c’est vrai que ça me nourrit au quotidien d’enregistrer ces épisodes de plan B.

Bertrand : Merci Nora, est ce que tu peux nous dire quels seraient tes trois conseils pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient devenir Content manager?

Nora : Le premier conseil, c’est de ne pas attendre, de se lancer. Si vous avez un journal pour lequel vous avez envie d’écrire, écrivez leur, même en proposant de faire d’abord un premier papier gratuit derrière peut être qui collaboreront avec vous, que vous pourrez voir si ça vous plaît, que vous pourrez exercer votre plume c’est ça l’important, en fait.

Bertrand : Premier conseil pratiquer ?

Nora : Pratiquer, pratiquer, pratiquer. Deuxième conseil si vous êtes un peu faible en orthographe, c’est très important de rectifier ça, par exemple avec le projet Voltaire ou d’autres formations du genre.

Bertrand : Deuxième conseil faire attention à son orthographe.

Nora : Tout à fait, parce qu’en étant la voix des marques, il faut être irréprochable là dessus et ça fait partie du métier. Et le troisième conseil c’est être ouvert sur le monde être curieux, se nourrir de ce qu’il y a autour de nous,

Bertrand : Donc apprendre par la recherche, la curiosité, tout simplement, regarder ce qui se passe autour.

Nora : En fait, le contenu, c’est quelque chose de créatif. Un article, vous pouvez avoir une manière de l’écrire qui peut être originale. quand vous faites du contenu vidéo, vous pouvez vous nourrir de beaucoup de choses du cinéma, de l’histoire de l’art même fait de choses que vous avez vu sur un site d’un entrepreneur que vous connaissez. Et donc rester ouvert et être un peu à l’affût de ce qui se fait de beau, d’original, de sympa, de catchy, c’est hyper important.

Bertrand : Dernière question Nora, c’est quoi la suite ? Comment on évolue dans ce métier de contact manager ? Et toi, qu’est ce que tu envisage de faire ?

Nora : Alors, on peut évoluer soit verticalement, avoir une équipe, devenir rédacteur en chef, manager, voila Head of content, VIP communication, etc. Donc là, c’est du côté de la communication. On peut faire ça aussi en marketing. On peut décider que nous, on aime le marketing de contenu et que donc on va se spécialiser plutôt pour devenir CMO.

Bertrand : Chief Marketing Officer.

Nora : Tout à fait. Chief Marketing Officier, qui est plus du côté de ramener des clients, faire en sorte que le business tourne alors que la communication on est plus du côté de l’image. Faire en sorte que l’image soit bonne pour que le business tourne aussi, c’est plus indirect. On peut aussi décider de se spécialiser sur des métiers qui sont plus techniques. Il y a un métier qui s’appelle UX Writer, qui nous vient des Etats-Unis et qui consiste à se spécialiser sur du contenu court, par exemple les descriptions de produits, les petits textes sur les boutons. Que tout ça soit cohérent, c’est un petit bordel. Et donc, ce métier là, il commence à monter très fort.

Bertrand : Donc, UX Writer, c’est vraiment pour l’expérience utilisateur. Écrire pour l’expérience utilisateur. Et toi, qu’est ce que tu envisages? C’est quoi ton envie? Ce que tu envie d’en parler? C’est quoi la suite?

Nora : Moi, je préfère l’aspect communication, donc plutôt monter là dessus. Après, je pense aussi qu’on est dans un marché du travail qui change et qui évolue, qu’on fait pas le même métier toute la vie. Moi, j’aime aussi l’enseignement et je pense aussi que l’on peut devenir slasher, c’est à dire faire plusieurs choses en même temps. Et puis, peut être, qui sait que demain, j’animerai mon podcast Plan B en parallèle de mon travail chez OpenClassrooms et que j’aurais aussi une activité d’enseignement. Ou alors je deviendrais quelque chose de totalement différent. Peut être à côté que je serais céramiste ou artisan verrier…

Bertrand : Nora Merci beaucoup. On va suivre attentivement sur ton profil LinkedIn à très bientôt.

Nora : Merci beaucoup à très bientôt. Merci Bertrand pour l’invitation.

Bertrand : Merci beaucoup d’avoir écouté ce nouvel épisode du Gagne-Pain. Si vous aimez le Gagne-Pain, laissez nous 5 petites étoiles sur Apple Podcasts ou votre application de podcasts ou de streaming préférée. N’oubliez pas de vous abonner au Gagne-Pain. Vous pouvez nous écrire, nous envoyer vos suggestions et vos commentaires sur le GagnePain.fr

Bertrand : Retrouvez nous également sur les réseaux sociaux pour suivre notre actualité. A bientôt pour un nouvel épisode de Gagne-Pain.

L’épisode 18 du Gagne-Pain, métier « Content Manager », est également disponible sur :

le podcast le gagne-pain sur Deezer

Laisser un commentaire