Découvrez La Cordée Mona Lisa qui milite pour l’égalité des chances – Podcasthon 2026.
Notes du podcast et liens utiles :
Notre invité :
Cécile Gaston
Profil LinkedIn
Interview faite par : Bertrand Jonquois – Profil LinkedIn
Retrouvez la transcription de l’interview de Cécile et Alexandrine – La Cordée Mona Lisa.
Bertrand
Bonjour et bienvenue dans le Gagne-Pain. Dans le cadre de la semaine du Podcasthon, nous avons décidé de mettre à l’honneur la Cordée Mona Lisa, qui milite pour l’égalité des chances. Dans ce cadre, nous avons le plaisir d’accueillir Cécile et Alexandrine. Bonjour Cécile et bonjour Alexandrine.
Cécile
Bonjour Bertrand.
Bertrand
Merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation. Cécile est responsable Égalité des chances et référente de la Cordée Mona Lisa. On va avoir l’occasion d’expliquer ça dans le détail. Avant, Cécile, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Cécile
Oui, merci Bertrand. Je suis Cécile, j’ai 41 ans. Je suis maman de deux enfants, Noé, 8 ans, et Léonie, 3 ans. Par ailleurs, je vis à Paris, mais je suis originaire d’Angers, la douceur angevine, très connue. Je suis très attachée à ma famille, à la fois à celle que j’ai construite, mais aussi à celle dans laquelle j’ai évolué. J’ai eu beaucoup de chance de recevoir une éducation avec de vraies valeurs comme celle de l’amour, du respect, du travail et surtout, celle de l’engagement. Et, c’est cette transmission que je souhaite donner à mes enfants.
Bertrand
C’est ça qu’on retrouve dans la cordée Mona Lisa ?
Cécile
Exactement. En tout cas, c’est ma manière à moi de redonner ce que j’ai reçu. Donc, concernant le pôle Leonard de Vinci, cela fait sept ans que j’y suis. Je suis arrivée comme responsable des admissions et de la promotion de l’ESILV, l’École d’ingénieurs du pôle. Et puis, après ma deuxième grossesse, j’ai voulu donner un peu plus de sens à mon boulot, joindre l’utile à l’agréable, comme on dit. Et, donc, avec la direction du pôle de l’époque, on a créé mon poste. C’est-à-dire mettre en place des projets sur l’ouverture sociale et l’égalité des chances, dans le but de montrer que le pôle s’engage. Aujourd’hui, ce sont vraiment des sujets qui sont hyper importants dans l’enseignement supérieur.
Bertrand
Je sens que ça te tient à cœur. Et, donc, si tu en es d’accord, j’aimerais qu’on organise cet entretien autour de cinq questions. C’est quoi la cordée des Mona Lisa ? Deuxième question: à qui s’adresse la Cordée Mona Lisa ? Les réussites que la Cordée a mises en œuvre, peut-on montrer quelques exemples ? Après, nous ferons intervenir Alexandrine, qui témoignera de son rôle d’étudiante tutrice. Après, on essaiera de comprendre comment on peut impliquer tout le monde dans cette cordée au sens plus large du terme. Par conséquent, Cécile, j’aimerais débuter par: qu’est-ce que la Cordée Mona Lisa ?
Cécile
La Cordée Mona Lisa, c’est le programme des Cordées de la Réussite du pôle Léonard de Vinci. Les Cordées de la Réussite, est un programme national d’égalité des chances qui accompagne des jeunes dans leur parcours de formation. Il y en a quasiment 900 établissements en France. C’est vraiment un programme présent dans toutes les régions de France.
Bertrand
Quand tu dis les jeunes, quels jeunes ?
Cécile
Les jeunes de la quatrième à la terminale.
Bertrand
Dans les collèges et les lycées ?
Cécile
Exactement, l’objectif, est de lutter contre l’autocensure, de susciter l’ambition scolaire chez ces jeunes et surtout d’ouvrir le champ des possibles.
Bertrand
D’accord.
Cécile
Si on revient sur la cordée Mona Lisa, elle a trois ans et je suis très fière d’être la référente de ce programme que j’ai mis en place. Après, pour mettre en place ce programme, j’ai été aidée. Encore aujourd’hui, ce programme ne vivrait pas sans les personnes du pôle, les coachs soft-skills, les tuteurs, dont Alexandrine fait partie et qui est là aujourd’hui avec nous. Quelques chiffres, pour décrire la Cordée. Aujourd’hui, il y a quatre établissements partenaires. On appelle ça des établissements encordés. Les quatre sont à Nanterre, deux collèges et deux lycées, dont un lycée pro. Quatre-vingt-dix élèves, c’est quand même beaucoup et on est très fiers. 90 élèves sont accompagnés. On appelle ça les élèves bénéficiaires du programme. Ils vont de la quatrième à la terminale. Sept groupes, cela veut dire qu’il y a sept groupes de jeunes que j’accompagne. 25 tuteurs, dont Alexandrine. Alors, les tuteurs, ce sont des étudiants de nos trois écoles post-bac du pôle: IIM, école de digital, l’EMLV, école de management, et l’ESILV, école d’ingénieur. Alexandrine se présente tout à l’heure, mais elle fait partie de l’école d’ingénieurs. Et puis, ce qui est important pour définir cette Cordée, ce sont les thématiques. Six thématiques d’ateliers sont mises en place toute l’année. Sport, orientation qui est le cœur de la Cordée, ouverture culturelle, soft skills. On aura l’occasion, j’imagine, d’en rediscuter…
Bertrand
Pour bien comprendre, la Cordée s’inclut dans les Cordées de la réussite. Ça veut dire qu’il y a combien de Cordées en France ?
Cécile
Il y en a à peu près 900.
Bertrand
Ok.
Cécile
Effectivement, la cordée Mona Lisa est une des 900 en France.
Bertrand
D’accord, ça veut dire que pour ceux qui nous écoutent, on peut retrouver des Cordées partout en France ?
Cécile
Exactement. D’ailleurs, normalement, la cordée Mona Lisa va déménager ou en tout cas, on va la dupliquer. Rendez-vous à la rentrée à Montpellier, je croise les doigts.
Bertrand
D’accord, excellent. Qu’est-ce qu’on peut dire d’autre pour expliquer ce qu’est la cordée Mona Lisa ?
Cécile
OK, ce qui est important et qui me tient à cœur, c’est que le programme de l’année est coconstruit avec les chefs d’établissement.
Bertrand
Donc, les chefs d’établissement des quatre collèges et lycées dont tu parlais tout à l’heure ?
Cécile
Exactement, on se rencontre pour définir quelle est la pâte que l’on veut donner. Là, par exemple, avec le collège Paul-Éluard à Nanterre, le directeur, le chef d’établissement, m’a dit qu’il souhaitait mettre en place un concours d’éloquence. Là, avec les quatrièmes, cette année, je les accompagne pour le concours d’éloquence organisé par le département du 92. Et, j’espère qu’on va gagner.
Bertrand
Donc, cela veut dire que ça se passe d’abord avec les référents pédagogiques des écoles, et après, vous venez dans les lycées et les collèges et vous faites des interventions auprès des étudiants ? C’est comme ça que ça se passe ?
Cécile
Oui, en même temps, les ateliers sont soit dans l’établissement partenaire, soit au pôle dans nos écoles. Par exemple, pour les demi-journées d’immersion, les jeunes viennent dans nos écoles. Ou cela peut être, effectivement, si par exemple on doit faire un sport, on va aller dans une salle d’escrime. Si on doit visiter l’opéra, on va aller à l’opéra de Paris. On peut bouger.
Bertrand
Et, toi, quel est ton rôle là-dedans ?
Cécile
Moi, j’ai un rôle de pilotage et de coordination. Donc, je co-construis comme je t’ai dit. Et, puis surtout, c’est un travail au quotidien. C’est-à-dire qu’il faut encadrer le bon fonctionnement des ateliers et toute la logistique que demande la mise en place de ces ateliers. Ensuite, je ne l’ai pas dit au début, mais il y a une grosse partie aussi de développement. Où l’idée est toujours d’aller chercher de nouveaux ateliers, nous challenger, pour construire de nouveaux projets, de nouvelles idées.
Bertrand
D’accord. Si on essayait de donner quelques chiffres sur le nombre de réunions que vous faites, comment ça se passe ? Combien de fois vous voyez les élèves ?
Cécile
Effectivement, ça dépend des groupes. Les quatrièmes, je les vois davantage que les troisièmes, parce que les troisièmes ont quand même un examen à la fin de l’année. De même pour les terminales. Mais, l’idée, effectivement, c’est que je donne à peu près deux rendez-vous par mois à chaque jeune.
Bertrand
D’accord, cela veut dire que vous rencontrez les élèves bénéficiaires du programme de la Cordée Mona Lisa deux fois par mois ?
Cécile
Exactement. Je vais effectivement voir les jeunes environ deux fois par mois.
Bertrand
Donc, ils peuvent avoir des questions et quand vous revenez avec vos coachs, vous avez une partie des réponses ?
Cécile
Exactement.
Bertrand
Merci beaucoup Cécile. Est-ce que maintenant, tu peux nous dire à qui s’adresse la Cordée Mona Lisa précisément ?
Cécile
Bien sûr, Bertrand. Juste avant de répondre à ta question, quand j’ai mis en place ce programme, l’idée, c’était vraiment de pouvoir transmettre et de pouvoir accompagner des jeunes dans la recherche et dans le parcours de leur formation, de leur donner la possibilité d’aller voir et d’aller chercher ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’avoir au quotidien et de leur donner toutes les billes. Maintenant, si je réponds à ta question, la cordée Mona Lisa s’adresse à des élèves de la quatrième à la terminale. Là, on a choisi de travailler avec des établissements sur Nanterre, en zone d’éducation prioritaire. Pour que ce soit plus facile, on les a répartis en sept groupes. Ils sont entre 10 et 15 par groupe. Ce qui est important de dire, parce que souvent, on me pose la question. Est-ce que je choisis les bénéficiaires ? Non, ce n’est pas moi qui choisis. Ce sont les établissements, les collèges et les lycées, qui s’occupent de la sélection, et elle se fait principalement sur la motivation. Ils écrivent une lettre de motivation, pour expliquer pourquoi ils souhaitent le programme. Mais également sur le ressenti du jeune à poursuivre ses études, pour savoir s’il a une appétence pour l’enseignement supérieur.
Bertrand
Cécile, cela veut dire que ces jeunes, on leur tend la main ?
Cécile
Clairement, en tout cas, on leur donne toutes les billes pour y arriver et on leur dit : Tu en es capable, même si tu ne le sais pas encore. Tu vas voir, tu vas y arriver. Bien sûr, on va leur indiquer toutes les clés pour y arriver.
Bertrand
Quelque part, tu transmets à ces élèves quelque chose que tu as reçu quand tu étais plus jeune ?
Cécile
Oui, en tout cas, c’est ce que ma maman a toujours fait et m’a toujours dit : Écoute, moi, je te suis. J’ai confiance en toi. C’est ça, en fait. C’est leur dire à ces jeunes : Il faut avoir confiance en toi, en la vie. Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer. Voilà, c’est vraiment ça.
Bertrand
Cécile, est-ce que maintenant, tu peux nous présenter quelques exemples de réussite de la Cordée Mona Lisa ?
Cécile
Bien sûr. Depuis la création de la Cordée Mona Lisa, il y a de nombreux ateliers très différents mis en place. Que ce soit la visite des plateaux de France Télévisions, la découverte du Sénat, des ateliers soft skills sur la confiance en soi ou la gestion des émotions. On a fait beaucoup de sport aussi depuis le début, avec de l’escrime ou un baptême de l’air. Ensuite, j’amène les jeunes aussi à des endroits où même moi, je n’étais jamais allé. C’est génial, je les découvre avec eux aussi.
Bertrand
Cela veut dire qu’on les fait réellement sortir du collège et du lycée ? On les prend par la main pour aller ailleurs ?
Cécile
Oui, là où ils n’ont pas l’habitude d’aller. C’est ça l’objectif de la Cordée ? Les amener et leur faire découvrir des choses et vivre des expériences.
Bertrand
Des choses qu’ils n’auraient pas pu faire eux-mêmes dans leur propre environnement familial ?
Cécile
Clairement, ce qui m’intéresse, c’est de faire découvrir de nouvelles activités et de nouveaux endroits aux jeunes, de les amener là, vraiment, où ils n’ont pas l’habitude d’aller. Qu’ils aiment ou qu’ils n’aiment pas d’ailleurs, mais qu’ils puissent vivre des expériences. Dans 10 ou 15 ans, quand ils auront un entretien d’embauche, je ne sais pas, en face, ils auront par exemple, quelqu’un qui est fan de spectacles. Ils pourront dire: « Mais oui, Le Malade Imaginaire, bien sûr, je me le rappelle, je l’ai vu en quatrième ». Là, c’est gagné.
Bertrand
Ils préparent leur avenir ?
Cécile
Exactement. Et, ça se fait autour du sport, parce que le physique, c’est aussi important que le mental, clairement. Mais, ça se fait aussi autour de la culture. L’Opéra Garnier, bien sûr, j’y ai été, je me rappelle. Voilà, et là, c’est gagné pour moi.
Bertrand
Et, quand vous faites ça, vous emmenez 15 élèves et vous allez vous balader avec un ou deux coachs, c’est bien ça ?
Cécile
Effectivement, entre 10 et 15 élèves, avec une personne de l’établissement, et bien sûr, les tuteurs. Cette année, il y a 25 tuteurs du pôle. Les 25 ne sont pas tous simultanément, mais il y a minimum deux tuteurs qui accompagnent pour chaque atelier. Des étudiants ou étudiantes comme Alexandrine.
Bertrand
Ainsi, donc, on va enchaîner et parler d’Alexandrine. Pourrais-tu dire quel est le rôle des tuteurs et des tutrices ? Comment les recrutes-tu ?
Cécile
Les tuteurs, ce sont des jeunes étudiants du pôle Léonard de Vinci. Peu importe l’année, peu importe le programme. Vraiment, ce sont des jeunes qui ont déjà une appétence pour l’engagement. C’est des jeunes qui font partie de l’association Léo Learning, l’association de soutien du Pôle Léonard de Vinci. Ils sont formés par l’association Article 1 en début d’année, parce que moi, je suis incapable de les former. Bien sûr, l’égalité des chances, ça s’apprend. C’est une démarche qui s’apprend avec les jeunes. Et, je les sélectionne, ils passent un entretien. Ensuite, l’idée, c’est effectivement de voir où ils veulent aller, qu’ils me parlent d’eux, parce que c’est aussi des personnalités que je recherche. Ensuite, je ne veux pas qu’ils soient tous formatés. Je veux pas qu’ils soient tous les mêmes. L’idée, c’est que chaque jeune qu’ils vont avoir à accompagner puisse retrouver des traits de personnalité et qu’ils puissent échanger entre eux.
Bertrand
Ok, maintenant, on va laisser la parole à Alexandrine. Tu as choisi Alexandrine et elle représente les tutrices de la Cordée ?
Cécile
Exactement, c’est une tutrice. Il n’y a pas que des filles, il y a aussi des garçons. D’ailleurs, il y a beaucoup de garçons. Mais, Alexandrine est un peu le portrait rêvé d’une tutrice. Ainsi, effectivement, elle va parler et pouvoir s’exprimer sur son expérience.
Bertrand
Merci beaucoup, Alexandrine, d’avoir accepté de témoigner comme tutrice de la Cordée Mona Lisa. Mais, avant ça, pourrais-tu te décrire en quelques mots ?
Alexandrine
Bien sûr, je suis étudiante en troisième année à l’ESILV, qui est une école d’ingénieurs. En parallèle, je suis le programme d’ingénieur-manager avec l’EMLV. Depuis deux ans, je fais partie de l’association Léo Learning, qui est l’association du tutorat du Pôle. Et cela fait un an que j’ai rejoint la cordée Mona Lisa.
Bertrand
Ok, excellent. Ainsi, tu as déjà un peu d’expérience sur le tutorat et la Cordée. Par conséquent, tu vas pouvoir nous décrire le rôle de tutrice. Qu’est-ce que ça veut dire être tutrice ?
Alexandrine
En tant qu’étudiante tutrice, j’interviens pendant les ateliers organisés par Cécile pour les lycéens et les collégiens. Ainsi, le but de notre présence, c’est vraiment de créer un lien avec eux et de les accompagner dans certains défis du quotidien, de leur montrer que nous aussi, finalement, on partage aussi les valeurs de la Cordée. L’idée, c’est de discuter de nos passions, de nos expériences, de nos vies, pour essayer de les guider et de les conseiller au mieux. Par exemple, tout simplement pour leur parcours professionnel futur. Ensuite, la différence d’âge n’est pas très importante, forcément un peu plus avec les collégiens. Ainsi, nos échanges sont beaucoup plus naturels et simples pour eux comme pour nous.
Bertrand
Ok. Tout à l’heure, on a dit que dans les groupes, il y avait en moyenne 12 élèves. Comment ça se passe ? Vous êtes plusieurs tuteurs pour vous occuper de ces 12 étudiants ?
Alexandrine
Généralement, dans chaque atelier, on est deux ou trois tuteurs. Donc notre but, ça va être d’essayer de se rapprocher d’eux, de leur parler et de tenter de capter ce qui les intéresse en lien avec l’activité qu’on fait ou pas forcément. Ainsi, d’utiliser cet intérêt pour avoir une vraie conversation avec eux, comprendre ce qui les passionne, ce qui les motive et après, partager nous-mêmes notre expérience, que ce soit par les études qu’on a faites ou bien par nous aussi, nos propres centres d’intérêt. Donc c’est vraiment créer un lien, une certaine connexion pour les guider et les encourager.
Bertrand
On peut parler de tout ? On peut parler, de musique, de TikTok? On a aussi toutes ces conversations avec eux ?
Alexandrine
Oui, tout à fait. En réalité, c’est réellement créer un lien amical avec eux pour qu’ils se souviennent de nous. Ensuite, qu’au fil des ateliers on réussisse à créer un lien avec eux qui fait que pour eux, il est plus facile de nous parler, d’échanger avec nous. Et, finalement, les conseiller, parler de leur défi du quotidien qu’ils vivent en tant qu’étudiants, pour que ça soit beaucoup plus simple pour eux.
Bertrand
Ok, parce que dans les différents ateliers, tu vas les retrouver ? Par conséquent, il se crée un lien au fur et à mesure des ateliers. Tu vas naviguer d’atelier en atelier, mais parfois, tu vas retrouver les mêmes étudiants et tu vas pouvoir continuer la conversation avec eux ?
Alexandrine
Exactement, c’est ça. D’atelier en atelier, on peut reprendre nos discussions, évoluer sur nos discussions, parler de l’avis qu’ils ont sur les différents ateliers. Et, c’est donc très intéressant pour eux comme pour nous.
Bertrand
Ok. Ensuite, tu as envie de faire ça combien de temps ? Tu sais encore comment tu vas t’investir dans la cordée Mona Lisa ? C’est quelque chose qu’on peut faire jusqu’à la fin de ces études au pôle Léonard de Vinci ?
Alexandrine
Tout à fait, ça concerne tous les étudiants du pôle, peu importe notre année d’études. Moi, bien sûr, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. Parce que, comme je le disais précédemment, depuis deux ans actuellement je suis dans l’association de tutorat du pôle. Cela me plaît beaucoup. J’aime beaucoup m’investir auprès des élèves, leur donner la chance de réussir, partager avec eux des moments forts et surtout avoir la sensation d’aider et de leur apporter quelque chose. Donc, j’ai voulu aller plus loin en participant à la cordée Mona Lisa et essayer d’avoir cette même influence, mais à plus grande ampleur. C’est-à-dire vraiment aider les jeunes qui n’ont pas forcément eu les mêmes chances que moi. En créant un lien avec eux, en suscitant de la curiosité pour les ateliers qu’ils vivent et pour les encourager. Leur montrer tout simplement qu’on a confiance en eux. Que nous aussi, on a vécu tous les événements qu’ils vivent dans leur vie et qu’on est à même de les conseiller et de les accompagner dans ces défis.
Bertrand
Excellent. Alexandrine, ça donne envie d’être « encordée » avec toi. Franchement, je pense que les jeunes ont de la chance de pouvoir travailler dans cette Cordée avec toi.
Alexandrine
C’est très gentil. Merci Bertrand.
Bertrand
Alexandrine, quels seraient tes conseils pour ceux qui nous écoutent et qui souhaiteraient, comme toi, être tutrice ?
Alexandrine
Mon principal conseil, ça serait d’être engagée, d’être ouvert d’esprit et curieux surtout. Si vous faites partie du pôle Léonard de Vinci, renseignez-vous sur la cordée Mona Lisa et rejoignez-nous. Ça nous ferait très plaisir de vous avoir avec nous. Ensuite, si vous dépendez d’un autre établissement, renseignez-vous s’il existe une Cordée de la réussite associée à votre établissement.
Bertrand
Ok, dernière chose, quel est l’événement le plus marquant que tu as vécu dans ces ateliers ?
Alexandrine
Ça, c’est assez facile à vous raconter puisque j’ai eu la chance de participer à un atelier sur la gestion du stress par la boxe et la MMA, donc par les sports de combat. C’était un atelier qui était très ludique pour nous comme pour les jeunes, parce que vraiment, c’était une alternance entre réflexion théorique sur comment gérer son stress. C’était un atelier qui était encadré par un champion de MMA. On a eu des avis et des conseils d’un professionnel. C’était très impressionnant. Ensuite, on a enchaîné avec des petits combats avec les étudiants. On est monté sur le ring, on s’est un peu combattu entre nous. Et c’est très rigolo parce que c’est un moyen ludique pour eux d’apprendre ce que c’est que le stress et comment le gérer.
Bertrand
Ok, excellent. Cela donne réellement envie. Merci beaucoup Alexandrine.
Bertrand
Cécile, quels seraient tes conseils à toi ?
Cécile
Alors, il y a plusieurs conseils, Bertrand. Le premier, je fais le lien avec ce que vient de dire Alexandrine. Dans la Cordée Mona Lisa, et de manière générale dans le programme des Cordées de la Réussite, la question de l’engagement et de la valorisation des tuteur-étudiants est importante. C’est vraiment crucial, cette question. Il faut le développer et le prendre en compte lors du lancement d’une cordée. Mon deuxième conseil, ce serait pour les établissements d’enseignement supérieur. Lancez-vous dans l’aventure des Cordées de la réussite. Commencez simplement, mais lancez-vous. Vous pouvez commencer avec un ou deux établissements encordés. Il est important aussi de s’appuyer sur des personnes fiables et dynamiques qui croient vraiment au projet et à son utilité. Moi, réellement, au Pôle, quand j’ai commencé, j’ai été soutenue. La direction m’a dit: Go Cécile, on croit en ton projet.
Bertrand
Donc, il faut y croire et après, il faut trouver le soutien ?
Cécile
Et, débuter par des actions simples et concrètes. Par exemple, un temps d’immersion dans votre école, une visite d’entreprise avec des partenaires de l’école ou une sortie culturelle dans un musée. Ensuite, la dernière chose, c’est que se lancer dans l’aventure des cordées, on le fait pour les jeunes, mais on le fait aussi pour nous. C’est hyper enrichissant. Bien sûr, moi, j’apprends beaucoup de choses avec les jeunes aussi et c’est une sacrée expérience humaine.
Bertrand
Tout à l’heure, tu as commencé en parlant de ta famille et de tes enfants. Sens-tu quelque chose que tu pourrais transmettre à tes enfants aussi dans ce que tu fais avec la cordée ?
Cécile
Mais, bien sûr, Noé, mon fils, pas plus tard qu’hier, m’a dit: « Maman, ce que tu fais dans les cordées, pourra-t-on le faire ensemble ? ». Oui, ça me donne des idées. Donc, je l’ai amené à la Comédie-Française.
Bertrand
Ok, alors il a envie aussi de faire du MMA ?
Cécile
Oui, mais avec sa sœur…
Bertrand
Ok. Peux-tu nous dire comment contribuer au travail des Cordées ? Que peut-on faire ?
Cécile
Bien sûr. Déjà, suivez nos aventures sur la page LinkedIn Cordée Mona Lisa. Allez voir toute l’actu, les choses qu’on met en place, les événements. Ça bouge, c’est hyper dynamique et c’est chouette. Parce qu’il ne faut pas oublier quand même que ces jeunes, c’est l’avenir. Pour les entreprises, si vous souhaitez accueillir un groupe de jeunes plutôt sympa, ce serait super. Et, si vous souhaitez aussi apporter votre soutien financier, c’est possible aussi.
Bertrand
Et donc là, on te contacte directement via ton email cecile.gaston(@)devinci.fr, pour ceux qui ont envie de participer financièrement ou d’accueillir des étudiants dans leurs entreprises ?
Cécile
Yes, merci Bertrand. Sinon, pour tous les autres qui nous écoutent, si vous avez des idées d’expérience waouh pour la rentrée prochaine, pour les jeunes, contactez-nous.
Bertrand
D’accord. Alors des expériences comme le MMA, mais différentes ?
Cécile
Oui, bien sûr, des expériences vraiment chouettes, improbables, originales, qui vont pouvoir emmener les jeunes là où ils n’ont pas l’habitude d’aller.
Bertrand
Ok. Souhaites-tu ajouter quelque chose pour conclure et pour engager tous ceux qui nous écoutent ?
Cécile
Bien sûr, le message que je désire faire passer autant aux jeunes, aux moins jeunes, qu’à ceux qui accompagnent des jeunes : « Osez et restez curieux. » . C’est un peu cliché, mais c’est réellement mon leitmotiv : osez et restez curieux. Je n’arrête pas de dire ça aux jeunes.
Bertrand
Ok, osez et restez curieux. Ensuite, je crois que pour conclure, tu avais une citation qui te tient réellement à cœur ?
Cécile
C’est la citation qui m’accompagne depuis très longtemps. C’est une citation que j’adore d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »
Bertrand
C’est pas mal du tout. Cécile et Alexandrine, merci beaucoup.
